samedi 3 avril 2010

Berlusconi (suite)

Les dernières élections italiennes sont très favorables à S.Berlusconi. Y aurait-il deux façons de juger un homme politique ?
  1. Ce qu’il dit ou fait. Critère de jugement de l’intellectuel. Alors les triomphes durables de MM.Berlusconi et Reagan, ou de Mme Thatcher, sont quasi incompréhensibles.
  2. Ce qu’il est. Ce qui compte est son comportement. Il a quelque chose qui plaît.  

Heureuse Amérique

L’Amérique a un « privilège exorbitant » : ses dettes sont bon marché, et ses investissements étrangers lui rapportent plus qu’aux autres nations.

Aucune raison honnête (par exemple une rémunération d’une prise de risque) ne semble le justifier.
Seule explication : les bénéfices d’être une monnaie de réserve ?

Compléments :

vendredi 2 avril 2010

Pétrole d’Obama

B.Obama annonce qu’il va permettre les forages pétroliers au large des côtes américaines.

Ce serait idiot, à la fois écologiquement et économiquement. Mais pas politiquement : cela décoincerait un sénateur républicain nécessaire au vote des lois de réglementation des émissions et (surtout ?) cela priverait les Républicains d’un cri de guerre, juste avant les élections de Novembre. (Et, B.Obama moins inquiétant intello gauchiste, plus l’un des nôtres ?)

Illustration de l’irrationalité de la marche des sociétés ? Mais peut-être pas de celle d’Obama. Car si forer est idiot parce que n’apportant pas grand-chose, symboliquement c’est important, et, en prenant l’argument à l’envers, les dégâts sont aussi probablement secondaires. Il est idiot de le faire, mais encore plus de s’y opposer ?

Olivier Ferrand

Entendu ce matin, sur France Culture, ce qui semble être un membre du PS. Enfin quelqu’un qui parle des problèmes de la France :
  • Déficits structurels
  • Elle investit beaucoup trop peu.
C’était court, et je n’ai pas retenu grand-chose d’autre. Mais c’est bien. Nous avons besoin de poser clairement les problèmes avant de considérer quelles solutions nous devrions leur donner.

Compléments :
  • Le sujet de l’État et du rôle du service public me semblent aussi devoir être posés. Je soupçonne que, pour faire des économies, le gouvernement enlève actuellement le personnel de là où il est utile, sans attaquer les réelles causes d’inefficacité du système.
  • En outre, il faut mettre un terme au chômage, qui fait que 10% de notre population doit être alimentée sans qu’elle puisse contribuer à l’assurance sociale. Ce qui me semble passer par la flexisécurité. Elle est difficile à mettre en place, mais l’enjeu est colossal, et d'autres ont réussi (pays nordiques), pourquoi pas nous ? Mais là, j’avance des solutions. 

Homme multiple

Les modélisations économiques de l’homme le considéreraient comme 
une entité multi-systèmes (avec des objectifs conflictuels, une information réduite, etc.) et par conséquent le décideur doit être modélisé comme une organisation.
Ce qui semblerait expliquer pourquoi James March m’a suggéré de publier mes idées : j’avais justement fait cette hypothèse. (Qui, par ailleurs, s’oppose au modèle d’Herbert Simon, qui voit l’organisation comme un ensemble de moyens qui doivent satisfaire une fin.)

Compléments :
  • En tout cas, l’économie s’entête toujours à modéliser la société comme un ensemble d’individus, sans se rendre compte que des lois propres au groupe règlent ses comportements (cf. sociologie ou théorie de la complexité).

jeudi 1 avril 2010

Service gratuit

Depuis longtemps je me demande pourquoi les services sont comptés dans le PIB. Beaucoup de « services payants », ne sont-ils pas des services que la société fournissait gratuitement jusque-là ? Maslow ne disait-il pas que l’amitié était la psychanalyse de l’homme bien portant ? Si l’on paie pour la psychanalyse va-t-on payer pour l’amitié ? Création de « valeur » illusoire ?

Je viens d’avoir l’idée suivante. Au fond ce que paie la société, c’est la spécialisation, la professionnalisation. C’est pour que des gens deviennent des amis spécialisés qu’il faut les payer pour qu’ils n’aient pas l’obligation de faire autre chose pour vivre (donc d’être des amis amateurs). L'innovation c'est cela : une spécialisation reconnue par la société. 

Ce qui semble aller dans la direction de l’idée d’Adam Smith selon laquelle la « la division du travail est limitée par l’étendue du marché » : pour maximiser la richesse du monde, il faut éliminer les barrières à l’échange, ainsi chacun pourra se concentrer sur son talent, et laisser le reste à d’autres, plus doués. C’est la justification de la globalisation.

Compléments :

Mondialisation

Guy Sorman conteste l’idée reçue d’un siècle asiatique :
  • L’Asie n’est pas homogène (peu de ses pays, même, le sont), elle est fort instable, la sécurité d’une partie de ses routes commerciales dépend de l’armée américaine. Surtout l’Asie est plus capable d’améliorer que d’innover. Et l’avenir de sa culture ne semble pas avoir trouvé d’autre option que l’absorption, contre nature ?, des valeurs occidentales.
  • Mais l’avenir n’est à personne en particulier. L’échange a fait disparaître l’identité des nations. Nous sommes mondialisés.
J’en doute. La Chine est attachée à sa culture, comme l’est le Japon. La crise économique me semble avoir été celle d’une illusion, occidentale, de la globalisation, d’un monde gagné au capitalisme. Les nations se replient sur elles-mêmes, à commencer par l’Amérique. L’avenir proche est au bloc, je soupçonne.

Dangers de l’innovation

L’innovation financière fut un grand coupable de la crise, dit-on. Elle aurait poussé au crime d’une curieuse façon :

Plus l’innovation rapporte moins ceux qui en sont responsables la mettent en œuvre correctement (par exemple les gestionnaires de fonds ne se préoccupent plus d’évaluer ce qu’ils vendent mais en laissent le soin aux agences de notation). L’innovation devient un moyen d’extraire de l’argent du public. Jusqu’à ce que ça ne soit plus viable. L'innovation disparaît alors avec le forfait.

En fait, en modifiant les règles du jeu, l’innovation désorganise le contrôle social, ce qui permet de tels phénomènes de parasitisme.

La science serait-elle devenue un moyen de détrousser la société ?

Compléments :
  • Je décris quelque chose comme cela dans un livre que j’ai failli publier. La mauvaise qualité du logiciel produit à partir des années 80 (notamment de Microsoft) me semble venir de ce que le « ni fait ni à faire » était devenu la meilleure stratégie de carrière. Là aussi il y avait eu détournement d’innovation.
  • OGM, science et démocratie.

mercredi 31 mars 2010

Invention de la société moderne

J. Bradford DeLong se demande quelles sont les raisons qui ont fait de notre société ce qu’elle est. Réponse :

Fin 19ème, invention du processus systématique d’invention et d’innovation (invention de l’inventeur et du laboratoire), permise par deux révolutions : des moyens de communication et de transport globaux. Désormais une nouvelle idée peut être connue partout, et un nouveau produit vendu partout, permettant ainsi des fortunes sans précédent.

Compléments :

Déséquilibre des échanges mondiaux (suite)

Certains disent que le déséquilibre des échanges mondiaux a été créé par une soudaine passion pour l’épargne. Désaccord de chercheurs :

Ils constatent que si les Chinois se sont mis à épargner, il n’y a pas eu augmentation de l’épargne mondiale. Par contre, là où il y a eu spéculation immobilière, il y a eu déficit. Pourquoi ? Parce que les peuples se sont crus riches, et qu’ils ont dépensé ce qu’ils ne possédaient pas.

En particulier, la corrélation semble se vérifier particulièrement bien pour les pays européens. Confirmation du point de vue allemand : le salut est dans la rigueur ?

Compléments :

mardi 30 mars 2010

Point Angleterre

Curieux. Mettant un terme à son pessimisme, The Economist voit à l’Angleterre des lendemains qui chantent.
  • Après avoir rappelé qu’il y a 3 ans « l’économie britannique était la plus forte d'Europe », il explique qu’elle n’est pas une seconde Grèce, mais qu’elle a de solides fondamentaux (dus à Margaret Thatcher), à savoir, des salaires modérés, des syndicats « petits et faibles » et un taux de change flottant. Bref le paradis sur terre.
  • Quant à l’économie, elle n’est pas aussi dévastée que d’autres articles le prétendaient, l’industrie « qui compte encore pour la moitié des exportations », demeure la 6ème du monde, et « les services financiers, même à leur pic, constituaient seulement 8% de l’économie, contre 12% pour l’industrie ».
  • Un seul point noir : le surpoids de l’État. Mais les conservateurs vont réduire sa taille (« les dépenses du gouvernement ont cru de 44% du PIB en 2006 à 52% en 2009, à comparer avec les 48% de la soi-disant étatiste Allemagne. »).
Compléments :

Point Grèce

L’Europe a mis au point un plan financier d'aide à la Grèce. La poussière retombe. Dans quel état est le pays ?
  • Apparemment, pas de révolte, gouvernement toujours populaire.
  • Quant à son plan de rigueur, il n’est réalisable que si la Grèce peut emprunter à un taux réduit. L’accord européen est arrivé à temps. Par contre il y aurait besoin de 3 fois plus d’argent qu’envisagé (75md€ et non 25) et de 5 ans au lieu de 3 pour arriver au niveau d’endettement voulu.
  • Dans quel état cela laissera-t-il le pays ? L’histoire ne le dit pas.
Compléments :

Jihad et Arabie Saoudite

Le Jihadisme saoudien semble avoir une curieuse histoire :

Naissance : conjonction d’intérêts favorables à l’Ouest et d’une volonté de quelques-uns d’accomplir des actions glorieuses au nom de l’Islam. Puis erreurs du pouvoir qui conduisent au conflit, et aussi révolte au spectacle des souffrances du monde musulman. Devenu plus adroit, le gouvernement saoudien ferait entrer la situation dans l’ordre.

Enseignement ? Dans la lutte contre Al Qaeda « il est plus urgent de se préoccuper des symboles de la souffrance musulmane, que de réformer économiquement et politiquement les pays arabes ».

lundi 29 mars 2010

Cyriaque Magloire Mongo Dzon

Entendu (partiellement) avant-hier chez RFI. Jugement sur la décolonisation.

Ce n’est pas la colonisation qui a pêché, mais la décolonisation. La France cheminait avec l’Afrique, pourquoi l’a-t-elle abandonnée aux mains d’élites corrompues et rétrogrades, qui ont mis un terme à son voyage vers la démocratie ? Voilà ce que j’ai cru comprendre.

Compléments :
  • Si mon interprétation est correcte, Cyriaque Magloire Mongo Dzon partagerait la vision de J.S.Mill d’un colonisateur qui guide le colonisé dans son évolution culturelle. 

Nouveau taylorisme

Dans l’émission que je cite dans le billet précédent, il est question d’un « nouveau taylorisme ».

Des employés d’un centre de recouvrement de FT témoignaient. Certains étaient d’anciens techniciens, qui avaient été fiers de leur état, et maîtres de leur sort et d’un petit royaume technique. Aujourd’hui, ils sont téléopérateurs, une pièce dans un rouage. Plus exactement, ils sont en bout d’un mécanisme dysfonctionnel qui crée l’incompréhension du client (les commerciaux de FT semblent vendre n’importe quoi), qui éclate sur eux.

Un des interviewés explique qu’il préférerait travailler à la chaîne, parce qu’au moins là il serait sûr de ne pas avoir de surprises. Dans le taylorisme des services la menace de la crise est permanente.

Et on ne parle que de rendement, de rentabilité. C’est étrange. Massacre des employés au nom de la rentabilité. Mais quel peut-être la qualité du service au client dans ces conditions ? Et l’avenir de l’entreprise ? Décidément, le culte de la rentabilité rend idiot.

Compléments :
  • Le rapport « Bien être et efficacité au travail », note : « La santé n’est pas l’absence de stress ou de maladie : c’est « un état de complet bien être physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité », selon la définition donnée par l’organisation mondiale de la santé. » Autrement dit, si l’employé ne se sent pas bien à son travail, cela signifie qu’il est mauvais pour la santé.
  • Plus loin : « L’employeur est légalement responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés et a une obligation de résultat en la matière. » Bien lourde responsabilité, qui explique certainement des délocalisations vers des contrées où le travail dans les mines peut tuer des milliers de personnes, sans que qui que ce soit ne s’en préoccupe. 

Conditions de travail

J’ai lu le rapport « Bien être et efficacité au travail » remis au premier ministre le mois dernier. Le diagnostic initial est particulièrement déprimant :
Les grandes « familles » de facteurs de stress ont fait l’objet de nombreux travaux d’experts. Dans notre perspective de praticiens, nous retenons en particulier :
- la fréquence accrue des réorganisations, restructurations et changements de périmètre des entreprises, qui impactent tout ou partie de l’organisation et modifient parfois brutalement les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur activité ;
- la peur du chômage et l’incertitude sur l’avenir, qui génèrent chez les salariés un sentiment d’insécurité et les rendent plus démunis face aux difficultés rencontrées sur le lieu de travail ;
- l’accélération et l’augmentation des exigences des clients dans une économie fortement tertiarisée depuis trente ans, marquée par de nouveaux modes de services (call centers, guichets, caissières…) ;
- l’utilisation parfois à mauvais escient des nouvelles technologies, qui « cannibalise » les relations humaines : elle fragilise la frontière entre vie privée et vie professionnelle, dépersonnalise la relation de travail au profit d’échanges virtuels et accélère le rapport au temps de travail – introduisant une confusion entre ce qui est urgent et ce qui est important. En une génération, on est passé d’un collectif de travail physiquement réuni
à une communauté d’individus connectés mais isolés et éloignés les uns des autres ;
- le développement de nouvelles formes de taylorisme dans le domaine tertiaire. Caractérisées par la standardisation et la parcellisation des tâches et des relations, elles peuvent faire perdre le sens du travail. Lorsque les méthodes de management incitentsimultanément à la prise d’initiative, les salariés se trouvent en situation d’injonction paradoxale. Les process doivent rester un moyen : ils ne règlent pas les enjeux humains, qui se jouent dans la proximité du management ;
- l’intériorisation par le management de la financiarisation accrue de l’économie. Elle fait de la performance financière la seule échelle de valeur dans les comportements managériaux et dans la mesure de la performance, sans prise en compte suffisante de la performance sociale ;
- la mondialisation, conjuguée avec une centralisation des organisations, qui éloigne les salariés des centres de décision, décrédibilise le management de proximité et crée un sentiment d’impuissance collective et individuelle ;
- le développement des organisations matricielles et du reporting permanent, ainsi que certains comportements managériaux, qui contribuent au sentiment de perte d’autonomie, d’efficacité et d’utilité des équipes ;
- les difficultés dans les relations de travail, au sein d’une équipe ou avec le supérieur hiérarchique, notamment lorsque l’isolement réduit les occasions d’échange ou d’écoute ;
- les contraintes de transport, notamment dans les grandes agglomérations ou dans les zones géographiques mal desservies, qui créent de nouvelles tensions – surtout lorsqu’elles se cumulent avec des questions d’organisation personnelle qui pèsent particulièrement sur les femmes (modes de garde des enfants etc.) ;
- l’augmentation des attentes en matière de lien social vis-à-vis des entreprises, avec la diminution des autres formes de lien social (famille, école, cité, églises…), qui devient critique lorsque difficultés personnelles et professionnelles se cumulent.
Suivent des recommandations. Mais j’ai du mal à imaginer qu’une situation aussi catastrophique puisse être corrigée facilement.

Cette liste me donne le même sentiment qu'un reportage sur le travail chez France Télécom entendu tout à l'heure (Les pieds sur terre, de France culture). L’entreprise marche sur la tête, parce que ses dirigeants se sont coupés de la réalité.

Je crois que tout rentrera dans l’ordre le jour où ils comprendront que leurs salariés sont au cœur des processus critiques de l’entreprise et que ce sont eux qui savent comment les transformer pour l'enrichir. Quand les salariés seront à nouveau devenus une richesse, toute cette irrationalité suicidaire disparaîtra.

Changement chez les dinosaures

Le changement biologique :
L'ordre ancien est détruit. Il y a une période de confusion. Alors un nouvel écosystème émerge, qui ressemble de manière surprenante à l’ancien, mais avec des acteurs différents.
Easy come, easy go.

Compléments :
  • Les révolutions procèdent de même dit l'article. Tocqueville aurait approuvé (L'Ancien régime et la Révolution).

dimanche 28 mars 2010

Journée du changement

Comme deux fois par an, nous subissons aujourd’hui un décalage horaire.

Cela a-t-il la moindre utilité ? Je n’ai jamais rien  vu qui le démontre indubitablement. Mais je suis attaché à cette journée, parce qu’elle est symbolique. C’est notre journée du changement, comme il y a une journée de la femme. Deux fois par an nous sommes amenés à réfléchir à ce qu’est un changement technocratique. Ma contribution :
  • Le changement technocratique est conçu par un être supérieur. Il modélise le monde par une équation, et en déduit ce qui va faire son bonheur. Si mes souvenirs sont bons, le changement d’horaire devait faire gagner à la France « 100.000 tonnes de pétrole ». De même, pour créer des dizaines de milliers d’emplois, il suffisait de mettre les taxis en concurrence parfaite, et la taxe carbone élimine l’effet de serre. (Les 35h auraient dû supprimer définitivement le chômage.)
  • Le secret du changement technocratique, c’est de faire abstraction de tout ce qui n’est pas mesurable. C'est-à-dire de la réalité de la vie. C’est d’ailleurs pour cela que le changement paraît aussi miraculeux : on en a oublié le coût réel ! C’est aussi pour cela que l’échec de la mesure est incompréhensible : le gain n’était-il pas évident ? Seule explication : malveillance d’un peuple de retardés. 

Reengineering gouvernemental

Nathalie Segaunes a mené une enquête auprès de nos ministres. L’agitation de l’omniprésident les laisse désœuvrés. Tout leur effort consiste à imaginer des actions de communication qui les fassent remarquer. N’y a-t-il pas que cela qui compte pour le président ?

Alors qu’il n’est question que de réduction de déficit, pourquoi le gouvernement ne réduit-il pas le nombre de ses ministres et secrétaires d’État ? Ce serait fort et symbolique, non ?

Il pourrait suivre les recommandations de Michael Hammer, le gourou du reengineering : un reengineering doit viser à diviser par deux les effectifs d’une entreprise. Deux fois moins de ministères, donc. Cela ferait de grosses économies : car les ministres sont fort bien payés, et s’entourent de gens qui le sont aussi.

Compléments :
  • Il y a ici une méthode extrêmement efficace de réduction de coût, que j’ai utilisée quelques fois, mais qui semble peu connue : réduire le haut de la pyramide. Ça touche relativement peu de monde, mais ça diminue massivement les dépenses de personnel. Il y a probablement quelque chose de culturel dans notre imperméabilité à cette idée. Il y a quelques années j’ai demandé au patron des achats de PSA pourquoi son service n’était pas fait de « low cost people ». C’était dans sa logique et ces personnes, à proximité des fournisseurs, auraient été idéalement placées pour négocier avec eux. Bizarrement, il n’a pas semblé comprendre ce que je lui disais. 

Archéologie culturelle


Les migrations au sein de l’Allemagne se feraient toujours en fonction des zones d’implantation des dialectes anciens.

Faiblesse de l’intégration allemande qui n’a pas su constituer de culture unique ? Ou les cultures anciennes se maintiennent-elles longtemps, et influencent-elles nos comportements à notre insu ?