vendredi 23 avril 2010

Qui veut nuire à Goldman Sachs ?

Finalement, ce n’est pas tant que Goldman Sachs ait commis une indélicatesse qui est nouveau, mais la manière dont elle est traitée : publiquement.

Ce qui peut entraîner de gros dommages. Cela semble vouloir dire qu’il y a volonté de nuire à Goldman Sachs, et que le gouvernement américain a des moyens pour ce faire qui sont plus efficaces que toutes les lois.

Grande leçon de conduite du changement.

Ne pourrait-elle être appliquée aux compagnies d’assurances, qui ont la curieuse pratique d’éliminer leurs clients lorsqu’ils sont malades - ce qui leur permet de réaliser des bénéfices considérables ?

Décidément, les entreprises s’étaient retournées contre la société. Il est temps que celle-ci découvre qu’elle peut les rappeler à leur responsabilité sociale. 

L’innovation est contagieuse


Plus généralement il semblerait que recevoir des ressortissants d’un pays innovant rende innovant.

Ce qui voudrait dire que l’innovation est un fait culturel, qui se transmet par le réseau social. Et peut être aussi que trop externaliser ce réseau, par exemple pour alléger ses coûts, peut causer des dommages qui vont bien au-delà des économies réalisées par la nation externalisatrice. 

Réforme des retraites

Julien prend l’exemple de la réforme des retraites pour se demander s’il faut mener le changement avec audace et tambour battant, comme le dit un gourou de Harvard, ou suivre l’avis de Michel Rocard et aller lentement. Quelques réflexions :

Ce qui bloque le changement, c'est la résistance de l'organisation. Elle s'explique parce qu'il ne prenait pas en compte la réalité de l’organisation. Car beaucoup d’idées semblent brillantes parce qu’elles demandent l’impossible. C’est pour cela qu’on ne les avait jamais eues avant, et c’est d’ailleurs pour cela que celui qui les a méprise ses semblables pour ne pas y avoir pensé.

Ce que reproche Michel Rocard au plan du président, c’est justement cela. C’est de foncer la tête la première dans le mur. Le gouvernement veut réformer la France comme si elle était homogène, alors qu’il existe de multiples systèmes de retraite. Le gouvernement s’est donné, comme d’habitude, un calendrier court, ce qui va le contraindre à faire des concessions pour tenir ses engagements, donc à creuser le déficit structurel du pays.

Il aurait été mieux de fixer des règles globales à la réforme, puis de négocier catégorie par catégorie.

Maintenant, je reviens au gourou. Ce qu’il prône, pour le peu que j’ai pu en lire, c’est ce que l’on appelle un « stretch goal ». C'est-à-dire un objectif qui transporte les foules. Quelque chose comme la vision d’une renaissance de la France découvrant l’avantage inespéré d’avoir une population mûre et expérimentée et mettant cette richesse au service d’un projet grandiose de renouveau de son économie et d’éradication du chômage. Le peuple aurait été emporté par l’enthousiasme, on n’aurait plus parlé de retraite mais d’offensive. C'aurait été Valmy.

Qu'avons nous en guise de stretch goal ? Un gargouillis confus. On y distingue, au mieux, « aller vite ».  

Zéro pointé. Mais c’est nous qui serons punis.

Compléments :
  • Je précise à Michel Rocard qu’il faut contrôler le changement, c’est-à-dire définir un objectif à atteindre en termes quantitatifs, puis vérifier au cours de la négociation que cet objectif est respecté.
  • Michel Rocard souligne le danger de s'en prendre de front à des symboles (la retraite à 60 ans) : ça ne peut que susciter des réactions passionnées, un climat impropre à la mise au point d'une réforme aussi importante pour notre avenir. Cette critique semble s'adresser à son camp. Mais je me demande si elle n'explique pas aussi la précipitation du gouvernement : volonté d'abattre une loi scélérate de gauche, la jumelle des 35h ?
  • L’art du changement de notre gouvernement provoque chez moi une grosse déprime. C’est pour cela que je ne me suis pas intéressé à la question des retraites. Peut être à tort. Merci à Julien pour ses questions et les liens attachés !

jeudi 22 avril 2010

Euro bulle ?

L’euro (comme tout changement incontrôlé) aurait eu des effets pervers :
This is where the Eurozone distortion lies. The single currency has transformed southern Europe from weak-currency countries into strong-currency countries. This has allowed them to issue large amounts of securities in the rest of the Eurozone without paying any significant risk premium. In Portugal, for instance, foreign borrowing has mainly financed a domestic consumption boom. This happened through Portuguese banks issuing euro liabilities in the Eurozone and using the proceeds to finance consumer loans and mortgages at home. Before the euro this was not possible – or not to the extent we have witnessed – since lending to Portuguese banks would have entailed a significant currency risk.
Et c’est en partie grâce aux économies allemandes que cette bulle financière a pu naître. 

Égarement de l’économie

« Les jeunes économistes ambitieux doivent prouver qu’ils sont meilleurs alpinistes que leurs rivaux. La montagne dont ils font l’ascension est secondaire ». Twin peaks.

Voilà ce qui expliquerait que les économistes se soient engagés comme un seul homme dans la voie de la crise, la carrière scientifique élimine ceux qui ne pensent pas comme le groupe.

Compléments :

mercredi 21 avril 2010

Externalisation des enseignants

Dernière mode : faire noter les copies anglaises par des universitaires indiens. Ça réduit les coûts de l’enseignement, et prive les étudiants anglais des moyens de payer leurs études.

Une façon de réduire le coût de l’enseignement en France ?

Étonnant que l’on n’ait pas encore pensé à remplacer nos dirigeants par des Indiens moins chers. C’est pourtant là qu’il y aurait le plus à gagner. Mais il est vrai que le salaire du patron reconnaît son mérite, et que ce mérite ne se trouve pas à l’étranger. 

Finance islamique

Il y a quelques temps on nous ventait les vertus de la finance islamique. Une mode de plus :
  • Faillites d’émetteurs.
  • Rééquilibrage des produits financiers de façon à ce que le retour sur investissement corresponde au risque prix.

Plus grand chose d’islamique là dedans.

Pourquoi la France est pauvre

Paul Krugman attribue le fait que nous soyons plus pauvres que les Américains à ce que nous avons choisi une vie de loisirs. J’ai un doute.

Mon billet sur Sarah Palin et mon observation de la vie des entreprises me font penser qu’il n’y a pas que les loisirs qui nous éloignent des Américains. Nos petites entreprises utilisent beaucoup moins d’avocats, de consultants, de publicitaires, etc. que les leurs. Les dirigeants français tendent à faire le plus de choses possibles seuls (avec parfois des conséquences regrettables, comme le dit un ami avocat).

S’ils parvenaient à dégager un peu plus de leur temps, en faisant plus appel à des experts (en supposant qu’il en existe de compétents), ils pourraient mettre au point de nouveaux produits ou découvrir de nouveaux marchés, ce qui les enrichirait et leur permettrait de payer les experts nécessaires.

Y aurait-il un marché pour les services ? Ce que nous appelons « croissance » est-il lié à une croissance de la spécialisation de la société ?

mardi 20 avril 2010

Les moteurs de l’économie des pays émergents

Parce que le Japon est un pays privé de ressources, les Japonais ont inventé le Lean (= lutte contre le gaspillage). De même, les producteurs des pays émergents doivent s’adapter à un marché énorme mais terriblement pauvre, et à un piratage permanent. À quoi s’ajoute une absence de marque, de main d’œuvre expérimentée (seuls 10 à 25% des diplômés chinois ou indiens pourraient travailler dans des multinationales occidentales) – avec problème de qualité corrélatif, de systèmes de distribution.

Tout cela conduit à une reconception des produits et des processus, de façon à ce qu’ils correspondent aux besoins locaux ; à l’utilisation de réseaux lâches d’entreprises et de distributeurs qui se reconfigurent en fonction de l'évolution des besoins, et pour lesquels la téléphonie mobile joue le rôle du rail et du télégraphe de l’épopée américaine ; à l’utilisation à outrance du taylorisme, appliqué maintenant aux services, et à la recherche systématique d’effets d’échelle monstrueux (constitutions d’énormes cités médicales) ; à une manipulation quasi skinnérienne du matériau humain, pour qu’il parvienne, en dépit de ses défauts, à faire ce qu’on exige de lui ; à une course en avant opportuniste d’entreprises qui cherchent taille, volume et compétences ; à la constitution, par croissance externe, de conglomérats gigantesques (dont certains sont alimentés par l’État), seuls moyens de tirer le maximum de ressources rares (capital, image de marque, personnel).

Pas facile de voir où vont atterrir toutes ces entreprises, présentes dans tous les secteurs économiques, chroniquement non rentables et qui ne tiennent que parce qu’elles grossissent sans répit. Va-t-on retrouver le scénario japonais : croissance rapide, puis épuisement des gains de productivité (exclusivement sociaux) ?

En tout cas, leurs techniques tombent à pic pour un Occident qui s’appauvrit et dont les coûts de santé ne font que croître.

Compléments :

De l’inégalité en Amérique

Entre 1973 et 2007 (le revenu familial moyen) a cru de seulement 22% - et ceci grâce à l’augmentation du nombre de femmes au travail. En 2004, les trentenaires touchaient 12% de moins en valeur nominale que leur parents au même âge (la cause en est) le changement technologique et en conséquence la baisse de la demande pour les travailleurs de qualification moyenne. (…) Les 10% les plus riches touchaient la moitié de l’ensemble des revenus, dépassant même le niveau de 1929. (…) Le revenu parental est un meilleur indicateur de l’avenir d’un enfant en Amérique que dans la plupart de l’Europe, ce qui signifie que la mobilité sociale y est moindre.
Face à cela, que faire ? « Partager les richesses » n’est pas acceptable, alors B.Obama a décidé « d’égaliser les chances », de faciliter l’accès à l’éducation.

Le changement est toujours rendu compliqué par les particularités culturelles, mais il existe, toujours aussi, une façon de le réaliser. 

Naissance et déclin des nations

OLSON, Mancur, The Rise and Decline of Nations, Yale University Press, 1984. Les individus tendent à former des coalitions. Et ces coalitions, en protégeant leurs intérêts, nuisent à ceux de la société. Cette thèse expliquerait l’évolution récente du monde, ainsi que des phénomènes plus anciens tels que la formation des castes en Inde, et des classes en Angleterre.
  • Lorsque les nations se constituent elles connaissent des phases explosives de croissance jusqu’à ce que les coalitions se forment et bloquent leur évolution (ce qui se passe actuellement en Occident). Ces coalitions ont un effet particulièrement pervers en phase de récession : elles conduisent au sous-emploi massif.
  • Leur perversion vient en grande partie de ce qu’une coalition se forme d’autant plus facilement qu’elle a peu de membres : de ce fait, elle défend les intérêts d’une infime partie de la société. Les coalitions majeures sont les oligopoles économiques et les syndicats. Sur le long terme, des coalitions importantes peuvent se former, elles défendent alors des intérêts larges (la sociale démocratie suédoise recouvre la quasi-totalité de la nation).
  • Conséquences ? Les politiques gouvernementales, macroéconomiques, sont contreproductives. Particulièrement, d’ailleurs, quand elles servent les intérêts de lobbies. Pour rendre efficace une société, il faut s'occuper du cas particulier de chaque coalition. On entre dans le domaine de la microéconomie. Exceptions : 
  • Il est parfois possible de tromper les réflexes des coalitions. C’est ce qu’aurait fait le Keynésianisme. Voici pourquoi. Le comportement des coalitions obéit à des règles. Les coalitions ont beaucoup de mal à s’accorder, elles décident lentement. Pour ces raisons, elles tendent à s’accrocher à des principes de cohésion simples (faciles à négocier), qui, une fois acceptés, sont quasi impossibles à remettre en cause. Ainsi, les démarrages de phase d’inflation peuvent les abuser et faire qu’elles s’approchent de l’optimum économique (de la société) sans s’en rendre compte.
  • La suppression des frontières et les révolutions sont bonnes pour l’innovation et la croissance, puisqu’elles détruisent les coalitions ou les rendent inopérantes en les ouvrant à la concurrence extérieure.
Commentaire :
  • Cela semble parler de notre crise. Simon Johnson y voit la main d’oligarques. Sommes-nous condamnés à un long déclin avec un sous emploi massif ? 
  • Le Keynésianisme de nos gouvernements a été judicieux ? Mais a-t-il été opérant ? Les oligopoles continuent à augmenter leurs bénéfices, sans relancer l’économie.
  • Il me semble que la globalisation de ces dernières décennies fut une tentative faite par les oligopoles occidentaux de construire des oligopoles mondiaux (cf. la stratégie de l’automobile ou de l’aéronautique). Alors, la réaction des pays émergents pourrait-elle amener une dislocation de ces coalitions et un redémarrage de la croissance, y compris chez nous ?
  • Ce que dit aussi ce texte, c’est que la nature a horreur des individus isolés : elle les constitue immédiatement en société. Car ce que décrit Olson, la création de coalitions de plus en plus complexes, ressemble à s’y méprendre à la constitution d’une société et de sa culture. Cela signifie-t-il qu’il ne peut y avoir de croissance sans dislocation sociale ? Que création = individualisme ? Et qu’il faut des crises pour casser le tissu social afin qu’il devienne innovant ? C’est la théorie de Schumpeter, sa vision du capitalisme. Mais, il avait fini par penser que la société bloquerait ces crises en générant des oligopoles qui se rejoindraient pour former une sorte de communisme (au sens détention collective des moyens de production, pas URSS). L’innovation deviendrait un processus comme un autre pour ces bureaucraties (à l’image de l’innovation de Bosch). Il n’y aurait plus besoin de « destruction créatrice », de crise. Peut-être qu’alors la société se sera détournée de l’économie, Dieu trop violent pour ses enfants ? L'économie sera alors devenue une préoccupation secondaire pour notre société, qui aura trouvé une autre source d’aliénation, pour reprendre le vocabulaire de Marx.
Compléments :
  • SCHUMPETER, Joseph A., Capitalism, Socialism, and Democracy, Harper Perennial, 3ème edition, 1962.
  • SCHUMPETER, Joseph A., The Theory of Economic Development: An Inquiry into Profits, Capital, Credit, Interest, and the Business Cycle, Transaction Publishers, 1982.
  • Karl Marx.

lundi 19 avril 2010

Gordon Brown et David Cameron

Les Anglais semblent vouloir éconduire M.Brown tout en préférant sa politique à celle de son rival principal.

Est-ce judicieux ? On en voudrait à M.Brown pour ses erreurs passées, et peut être aussi pour son caractère. Mais, s’il est un meilleur dirigeant que M.Cameron, dont l’inexpérience inquiète, ne faudrait-il pas mettre ses errements au compte de l’apprentissage ? Naît-on dirigeant, ou le devient-on ?  

Je connais trop mal l’Angleterre pour que mon jugement soit autre chose que théorique. 

Bénéfices et chômage en hausse

Forte augmentation de bénéfices, licenciements massifs, qu’est-ce que cela signifie, me suis-je demandé ?

Aux USA, en 2009, les bénéfices ont augmenté de 280md€ et les salaires baissé de 90, l’investissement est au plus bas. Ce qui nourrit l’économie c’est la stimulation gouvernementale.

Bref, le pays emprunte pour donner de l’argent à des sociétés qui le transforment en bénéfices. Parasitisme à grande échelle. Que le Tea Party soit mécontent de la politique gouvernementale est compréhensible.

Nouvelle crise en perspective ? 

François Bayrou

De manière inattendue je trouve des paroles de M.Bayrou dans un billet sur l’élection anglaise :
He described the French as deeply distrustful, in search of “guarantees” that reforms are “fair”. Coalition rule offers just such a guarantee, he argues. “If you do not have a broad-based government, citizens will think reforms are being pushed for reasons of ideology.”
Cette analyse me semble remarquable, au moins en ce qui me concerne. Ce que je crains plus que tout est l’idéologie de nos gouvernants, qui leur fait prendre des décisions qui n’ont pas été examinées par la raison.

Au fond, les hommes des Lumières avaient tort : ce qui nous menace n’est pas tant l’oppression des hommes que celle des idées (mais ils disaient aussi qu’il fallait se dégager de la dictature des coutumes, des idées reçues sans critique).

Est-ce qu’un gouvernement de coalition pourrait éviter ce fléau ? J’en doute, nos élites partagent une culture unique et se différencient par des détails (ne serait-ce que par leur appétit du pouvoir). Plus efficace est l’idée de Montesquieu : un équilibre des forces qui rende impossible l’oppression.

Compléments :

dimanche 18 avril 2010

Démocratie européenne

Le Monde semble confirmer ce que j’avais cru discerner : le parlement européen paraît tenir le rôle que l’on attend d’un parlement dans une démocratie :
Ce qui compte, c'est le nouvel équilibre institutionnel qui s'installe à Bruxelles. Aux côtés de la Commission et du Conseil, le Parlement s'affirme chaque jour davantage. Il codécide avec le Conseil sur un nombre de sujets sans cesse plus nombreux.
Peut-être finira-t-on par appliquer le modèle européen au gouvernement de la France ?

Internet des transports ?

L’Islandais est peu nombreux, mais teigneux : ses banques créent des catastrophes planétaires, ses volcans paralysent les avions… Un ami est bloqué à New York et ne sait pas quand il reverra sa famille…

Rappel de ce que notre économie tient à la bonne volonté d’une nature que nous prenons un peu trop pour un acquis. D’ailleurs, la mode des « supply chains » qui a eu le vent en poupe ces derniers temps ne présente-t-elle pas quelques coûts que nous n’avions pas identifiés ?

Ne serait-il pas temps de revoir notre système de transport, au moins aérien ? Il semble qu’il soit difficile de protéger les avions. Mais ne serait-il pas possible de construire le réseau aérien un peu comme Internet ? En s’assurant que les défaillances des nœuds du réseau ne lui sont pas fatales. Autrement dit, mieux répartir les aéroports (danger des « hubs »), et les relier par des TGV. (Mais aussi moins utiliser l’avion, et les transports fragiles ?)

Évolutions à droite ?

Juppé/Villepin/Séguin, même combat : la reconquête de l'électorat populaire ne passera pas par un discours plus sécuritaire ou par la chasse à l'immigré clandestin, comme semblent le croire Brice Hortefeux ou Eric Besson. Elle se fera d'abord par le social avec ce que cela suppose d'artillerie lourde en période de disette budgétaire. En clair, des impôts nouveaux et mieux répartis afin de réduire l'impression d'injustice qui pollue l'air du temps.
Bonne lecture des attentes du pays ? Quant au président, plus il essuie de revers, plus il se décale vers l’extrême droite. Tiendrait-il plus à une idéologie qu’à sa réélection ?

Compléments :

1801

Thèmes traités dans cette dernière centaine approximative :

L’évolution du monde ces derniers temps. On serait passé par une phase oligarchique. Ceux que la société a placé à des positions stratégiques en ont profité pour s’enrichir, au détriment du reste de la société  (Évolution sociale, Entreprise citoyenne, L’homme plutôt que la société, Combat aérien), cette exploitation de l’homme par l’homme a tiré parti de mécanismes non durables (Déséquilibre des échanges mondiaux (suite) Dangers de l’innovation). Ils ont eu des quantités d’effets pervers (La science tuée par l’évaluation), notamment la dégradation des conditions de travail (Nouveau taylorisme). À court terme le phénomène semble s’être amplifié (Rentabilité excessive ?, Riches banques), ce qui est inquiétant pour l’avenir proche. Que va-t-il en sortir ? Une économie assainie (Sauver l’Amérique) ? Un monde de blocs (L’Asie se ferme ?) ? Une différenciation équilibrée des savoir-faire mondiaux (Geely achète Volvo) ? Moins d’égoïsme (Avantage de l’altruisme) ? En tout cas, il est possible que nous ayons notre sort en main (Changeons la France).

Part de l’aventure précédente : le feuilleton Goldman Sachs : Condamnation par contumace, Goldman Sachs accusé. Va-t-on réussir à réformer la finance ? Réforme bancaire aux USA.

L’Angleterre, comme trou noir, qui utiliserait un libéralisme opportuniste pour vider l’Europe de sa substance ? (Laissez-faire anglais, L’Angleterre et l’Europe.)

Comme cela se dessinait dans les précédentes séries, Obama a repris du poil de la bête. Le problème qu’il avait à résoudre était de Maîtriser le parasite (Israël et Obama, Santé d’Obama). Décidément c'est un homme de « realpolitik » (Pétrole d’Obama). Quel va être son prochain coup, maintenant qu’il est libre comme l’air (Habile Obama ?) ? En tout cas, l’Amérique peut compter sur quelques honteux atouts (Heureuse Amérique).

Les hauts et bas du Tea Party ont été l’occasion d’une réflexion sur l’auto-organisation des foules (Tea party et web social , Tea Party (fin ?). Et La fortune de Sarah Palin m’a permis de découvrir le phénomène typiquement américain de célébrité.

Et la France ? Abstention : notre système politique serait-il efficace ? Coût du travail : le Français serait-il un velléitaire qui croit au père Noël ? Logique du collabo ? : modélisation de notre tendance à l’abjection ? Compétitivité française : qu’est-ce qui peut expliquer la perte de compétitivité de notre industrie, à une période faste pour les bonus au mérite ? Notre gouvernement traverse une bien mauvaise passe : Reengineering gouvernemental, Taxe carbone.

Impression que l’Europe se construit, plutôt bien : Herman Van Rompuy, Raisons de l’euro.

Nouvelles du reste du monde : Angela Merkel est plutôt mal ; l’Europe de l’est aurait fait preuve de fortitude dans la crise (Espoir à l’Est ?), mais la Russie est décidément bien étrange (Police russe). L’Inde ressemblerait-elle à l’UE (Qui est l’Inde ?) ? Il se confirme aussi qu’il faudrait moins se préoccuper de colonisation que de décolonisation (Cyriaque Magloire Mongo Dzon), et que la manière forte n’est pas la meilleure façon de traiter les troubles sociaux (Jihad et Arabie Saoudite, Séduction d’Al-Qaïda).

Les origines de notre pensée et de notre culture ? (Origines de la pensée rationnelle)

Et, pour finir ce résumé, une façon de justifier mes honoraires : Service gratuit.