samedi 1 mai 2010

BP

L’explosion de la plate-forme de forage de BP m’amène à me poser des questions :
  • Les compagnies pétrolières ont des accidents qui font de gros dégâts. Ceux-ci pourraient-ils être prévenus ? Les énormes bénéfices de ces sociétés ne pourraient-ils pas être investis dans la prévention ? (un investissement qui permettrait des bénéfices encore plus gros) Ou l’industrie pétrolière est elle naturellement sale ? Ou relativement peu par rapport à d’autres ?
  • J’ai lu un rapport d’enquête sur une précédente explosion d’une raffinerie de BP. Il incriminait sa « culture ». C'est-à-dire des décisions guidées par des considérations financières médiocres et à court terme. Est-ce encore le cas, ou est-ce une calamité ordinaire, inévitable, du type de l’échouage d’un pétrolier ?

Pourquoi ce blog n’a pas migré sur Wordpress

Hervé Kabla était parvenu à me convaincre de faire héberger ce blog par Wordpress.

Un essai m’a montré que Blogspot est sooviétique. Le blog sous Wordpress a bien meilleure apparence, beaucoup plus de thèmes, un moteur de recherche qui fonctionne, un éditeur de texte agréable, et c’est infiniment mieux pour enregistrer des commentaires. D’ailleurs je soupçonne que Wordpress favorise une sorte d’effet communauté qui doit profiter au lectorat de ses blogs.

Mais les caractéristiques de mon blog n’ont pas été prises en compte par Wordpress : le système d’importation n’a pas prévu de traduire les liens internes entre billets, si bien qu’ils continuent à pointer vers le blog initial (j’avais envisagé de faire un changement systématique de noms dans le code HTML, mais je n’ai pas trouvé la fonction pour). Aussi, Blogspot semble bien meilleur pour me permettre de me promener dans mes centaines de billets à la recherche d’une référence (le gros de mon travail de rédaction), ou de faire mes synthèses mensuelles. En outre je trouve l’administration de Wordpress particulièrement lourde et peu intuitive. Bref, Blogspot, soviétique mais productif.

Et s'il y avait complémentarité ?
  • Blogspot s’adresse aux gens qui parlent surtout à eux-mêmes (comme moi).
  • Wordpress est fait pour ceux qui parlent surtout aux autres, qui écrivent un petit nombre de belles choses bien finies (comme Hervé).
Je vais probablement créer un blog Wordpress sur un nouveau concept, tout en conservant celui-ci, qui est mon livre d’exercices. 

vendredi 30 avril 2010

Charles Pasqua

Charles Pasqua vient d’être jugé par un jury constitué de ses pairs (6 sénateurs et 6 députés) et de magistrats (3). Cette composition peut-elle influencer le jugement ?

À en croire le vénérable sociologue Georg Simmel, oui. Il y a une différence fondamentale de nature entre le petit groupe (de pairs) et le grand groupe. Le petit groupe tient par la « cohésion personnelle », le lien qu’entretient chaque individu avec chaque autre. (De ce fait le petit groupe tend à être un bloc peu adaptable au changement.) Le grand groupe, au contraire, est maintenu ensemble par des organes (des institutions), des normes, par la neutralité et l’impartialité. Dans un cas la cohésion se fait par la proximité, dans l’autre par la « distance ».

Compléments :
  • SIMMEL, Georg, Sociologie, PUF, 1999. (Chapitre 2)

Fabrice Tourre

Dans l’enquête que mène la SEC sur Goldman Sachs et Fabrice Tourre, le Financial Times semble penser que chacun de ces derniers doit être en train de calculer – heure par heure - où se trouve son intérêt et s’il doit fausser compagnie à l’autre.

Goldman Sachs doit-il faire de Fabrice Tourre un bouc émissaire ? Ne pas le lâcher pour qu’il ne fasse pas de révélations compromettantes ? Fabrice Tourre doit-il plaider coupable ?...

Un Français, habitué à beaucoup attendre de la société, est-il préparé à un tel jeu d’individualisme à outrance ? Peut-il y être aussi bon qu’un Américain ?

L'immigré doit il éviter les risques excessifs : il sait mal en contrôler les conséquences ? (Est-ce aussi pourquoi il tend à prendre de tels risques : mauvaise évaluation de leurs conséquences ?)

Régulation bancaire

Nouvel épisode, cette fois-ci une proposition du FMI.

Le FMI voudrait faire payer aujourd’hui les banques pour la crise qu’elles causeront demain. La méthode de calcul partirait du principe que les banques les plus dangereuses peuvent emprunter à un taux anormalement bas. Il s’agirait de réintégrer cette subvention dans leurs coûts. En pratique, je ne comprends pas bien comme cela peut fonctionner.

De même qu’il semble manquer un mécanisme qui traite efficacement la faillite d’une banque, et qui « puisse pousser les pertes chez les créditeurs plutôt que chez les contribuables ».  

Mais la réflexion semble progresser.

Albert Saporta et Louis Champion

J’ai parlé avec les dirigeants de Stallergènes des conditions du changement. Contrairement à ce que disent beaucoup de consultants, la crise est peu propice au changement. Plus exactement, si elle facilite le changement, elle produit un mauvais changement, bâclé et mal réfléchi, peu propice à faire une entreprise durable.

Pour pouvoir changer en période « euphorique », il faut avoir acquis une « légitimité ». Alors, ceux dont dépend le changement vont accepter de suivre vos idées. Et pour acquérir cette légitimité, il faut, auparavant, avoir fait ce qui était important pour eux. (C'est parce que MM.Saporta et Champion avaient redressé Stallergènes qu'ils ont pu convaincre son actionnaire qu'il fallait s'engager dans la très ambitieuse transformation qui a fait de Stallergènes un des deux leaders mondiaux du traitement de l'allergie.)

Dans la formulation du changement, il faut faire preuve de « prudence », se donner un objectif certes ambitieux mais qui ne demande pas de prendre un risque insensé.

Pourquoi Stallergènes a-t-il deux dirigeants ? « C’est beaucoup plus facile de faire des choses courageuses quand on est deux » ; plus inattendu, bénéfice premier : « capacité d’écoute ».

Compléments :
  • L’importance de la légitimité se retrouve dans l’analyse de Ronald Berger-Lefébure.
  • Quant à l’importance d’être deux, je généraliserai cette idée en disant qu’avant d’affronter un changement, il faut correctement dimensionner ses moyens « d’animation ». Question : est-ce par manque de capacité de conduite du changement que les PME française ne se développent pas ?

jeudi 29 avril 2010

Deutschland über alles ?

Un billet précédent m’a remis en mémoire un article d’Ulrich Beck (Non à l’Allemagne du repli), que je n’avais pas compris.

Il opposait l’attitude de Mme Merkel, utilisant la crise grecque pour imposer le modèle allemand à l’Europe, au « multilatéralisme » de ses prédécesseurs « prêchant l’interdépendance tous azimuts, partout en quête d’amis ».

En crise, l’Allemagne devient nationaliste ? Son ouverture à l’autre d’après guerre était-elle l’antidote de ce nationalisme ? Peut-être que l’Allemagne n’a plus besoin d’amis ? Peut-être qu’elle ne sait plus profiter de l’amitié ? La réunification a asséché son cœur est ses coffres ?...

Retour des divisions d'avant-guerre ?

Compléments :
  • Daniel Cohn-Bendit, semble penser, effectivement, qu'il y a un oubli des leçons de la guerre ; que l'Allemagne se replie sur elle-même ; et que la baisse de l'euro, dont profitent ses exportations, était la véritable raison de ses hésitations.

Actionnaire roi

L’ère de l’actionnaire roi aurait commencé avec un article de MM.Jensen et Meckling en 1976. Ils pensaient que le dirigeant donnerait son meilleur si sa paie était liée à la valeur de l’action et s’il était stimulé par l’investissement privé.

Ce qui n’était pas prévu c’est que la valeur de l’action ne dit pas grand-chose sur la performance de l’entreprise. Et elle est aisément manipulée.

The Economist aimerait un système qui conserve la royauté de l’actionnaire, mais s’assure qu’elle est bien défendue par le dirigeant, que la mesure de son efficacité prend en compte la santé à long terme de leurs intérêts.

Je n’approuve pas. The Economist sous-entend que le dirigeant est tout dans le succès d’une entreprise. Or, une entreprise est un édifice social qui a demandé des années de construction, et qui dépend de manière décisive du tissu économique environnant (sous-traitance, écoles, moyens de transport…). Il est beaucoup plus facile à un dirigeant salarié (à ne pas confondre avec un fondateur) de la détruire que de lui apporter la moindre amélioration.

Compléments :

mercredi 28 avril 2010

Greekman brothers

Les commentateurs étrangers sont fort inquiets de l’avenir de l’Europe. Effet domino qui ferait s’effondrer un après l’autre tous ses pays, et dont toutes ses banques (en premier lieu allemandes) crèveraient ? Sans compter que l’UE étant le seul endroit qui n’a pas dévalué sa monnaie, elle est très importante pour la relance d’une Amérique peu solide.

La bonne nouvelle là dedans est que l’avenir est imprévisible. Il en faut infiniment peu pour retourner une situation.

Angela Merkel gagne une élection et devient, de manière imprévisible, un canard boiteux ayant recours à un populisme qui pourrait, s’il dépasse les limites, être fatal à la Grèce et enclencher l’effet domino ci-dessus. Va-t-il être accéléré par une querelle linguistique disloquant une Belgique fragile ou une élection anglaise rendant ingouvernable le pays ?…

Curieux comme parfois le sort de la planète tient à un rien.

Compléments :

Belgique dissoute

Débat entendu sur RFI. Un Flamand extrême (Bruno Valkeniers), une Wallonne.
  • Ils semblent d’accord pour se séparer. Seuls problèmes : Bruxelles, qui est francophone mais en Flandre, et quelques autres importantes minorités francophones.
  • La représentante wallonne me semble demander l’asile politique à la France pour son peuple. 

Raisons du bien-être

D’après une étude statistique :
  • Le bien être serait bien plus une question de « soutien social de la famille et des amis, (de) liberté de décider de ses choix de vie, et (de) faible niveau de corruption », que de revenus et de PIB.
  • Par ailleurs les nations les moins heureuses sont bien plus inégalitaires en termes de bien être que de fortune.

mardi 27 avril 2010

Qui perd gagne ?

Les Républicains viennent de bloquer le passage d’une loi sur le contrôle des banques. Or, deux tiers des Américains aimeraient qu’elles soient réformées.

Faut-il voir dans cette manœuvre une habile façon d’améliorer les chances des démocrates aux prochaines élections sénatoriales ?

Dans la série diabolique Obama ?

Mouvements sociaux

Il va bien falloir réduire les déficits des États occidentaux, et cela signifie de grosses économies de la part des services publics.

Or, ceux-ci ne l’entendent pas de cette oreille, et c’est chez eux que se sont maintenus les syndicats. Ailleurs ils ont été victimes de la globalisation.

The Economist observe qu’ils ne sont pas prêts à se laisser faire. Ce qui est peut-être compréhensible : la raison pour laquelle le public devrait payer pour les erreurs du privé n’est pas immédiatement évidente. 

La solution au dilemme serait celle avancée par M.Rocard, dans le cas des retraites françaises : négocier.

Compléments :
  • Comme d’habitude, The Economist semble très remonté contre les syndicats. Il se réjouit de leur disparition dans le secteur privé. Mais, si j’en crois Mancur Olson, il ne peut pas y avoir de grève sans syndicat (des personnes isolées ne savent pas s’organiser). The Economist serait-il contre le droit de grève ? Par ailleurs, il ne semble pas que les entreprises, au moins les grandes, aient un comportement particulièrement citoyen… Et les populations qui n’appartiennent à aucun de ces lobbies sont fort mal. 

Chemises rouges

En écoutant RFI, j’avais fini par penser que les Chemises rouges thaïlandaises étaient des miséreux à la solde d’un ancien premier ministre. Ce ne serait pas le cas.

Les troubles thaïlandais seraient la révolte d’un peuple plutôt éduqué et évolué qui voudrait remettre à sa place une aristocratie sortie de son rôle cérémoniel pour accaparer les richesses de la nation. 

lundi 26 avril 2010

Nations à risque

Caractérisation des économies européennes fragiles :
  • Grèce et Portugal : faible épargne, forte dépendance des capitaux extérieurs (insolvabilité)
  • Espagne et Irlande : épargne, mais bulle financière alimentée par spéculation immobilière.
C’est la Grèce qui est dans la situation la plus délicate. (Ce qui est heureux, en un sens, puisque c’est la plus petite économie.)

Déséquilibre mondial

  • Les capitaux vont vers les pays émergents, plutôt que de développer les économies occidentales. Pour relancer leur économie les Occidentaux ont une politique de bas taux. Pour calmer leurs économies en surchauffe les Orientaux élèvent leurs taux. Ce qui ne fait qu’accélérer la fuite des capitaux, et le risque de bulle financière.
  • L'article suggère aux pays émergents d'adopter une politique coordonnée d’augmentation de leurs taux de change et de contrôle des capitaux.

Nick Clegg

Soudain intérêt de l’électeur anglais pour Nick Clegg, leader des Lib-dem. Est-ce étonnant : le Britannique semble fatigué par Gordon Brown et déçu par David Cameron ?

L’élection pourrait donner de bizarres résultats. D’une part peu de rapport entre voix et sièges (les Travaillistes auront probablement le plus de députés, mais le moins d’électeurs). D’autre part, compte-tenu du manque de pratique locale et du peu d’atomes crochus entre les programmes, un parlement de coalition a peu de chances de survivre. Il devrait donc y avoir rapidement d’autres élections, qui pourraient donner une nette majorité à l’un des deux grands partis.

Compléments :
  • The granola-eaters' revengeGetting a Clegg up, The western front
  • L’autre jour, j’ai entendu un bout de débat entre les trois candidats premier ministre et j’ai été frappé par les similitudes entre Nick Klegg et David Cameron. Tous les deux semblent venir du même monde. 
  • D’après ce que disait samedi La rumeur du Monde de France Culture, Nick Klegg a été choisi pour sa ressemblance avec Tony Blair. Décidément, Tony Blair est le modèle de l’homme politique anglais. Je crois bien que David Cameron est aussi du genre Tony Blair.

L'invention du développement local

LE GALES, Patrick, Politique urbaine et développement local, L’Harmattan, 1993. Une thèse de doctorat qui aboutit à quelque chose qui me semble dépasser les ambitions que l’on aurait pu avoir pour une thèse.

Son sujet est l’invention des politiques de développement économique local par les villes. Comment, en une quinzaine d’années, les villes sont elles devenues des acteurs déterminés de l’économie ?

L’étude porte sur deux pays et deux cités : Angleterre et France, Coventry et Rennes.

On y voit les « jeux d’acteurs » qui influencent les orientations d’une ville. Curieusement, ces acteurs semblent des frères ennemis, qui partagent nombre de valeurs communes. Dans ces conditions, peut-on parler de choix démocratique ? L’élite dirigeante représente-t-elle les opinons de la population ?

Mais il y a plus surprenant. La cause de la transformation de la politique des deux villes vient de la combinaison de la crise économique et de la montée des « classes moyennes du secteur public ». Classes de gauche passées par les idéologies 68, mais converties à une forme de capitalisme.

Ce qui m’a amené à me demander si notre histoire de ces dernières décennies n’a pas été la prise de pouvoir économique par la classe des diplômés.

dimanche 25 avril 2010

Alain Ehrenberg

Voici comment transformer la France, selon Alain Ehrenberg :
  • La nouvelle règle du jeu est la compétition et elle provoque l’échec personnel. Notre malaise vient du sentiment « d’abandon des individus aux forces du marché », en « contradiction avec nos principes de solidarité ».
  • La société doit aider l’individu à réussir dans cette compétition. C’est ainsi « qu’on peut bâtir un renouveau de l’Etat providence ».
  • Application : les inégalités apparaissent dès la plus petite enfance, il faut « une politique d’investissement dans l’accueil collectif des 0-3 ans ».
Ce texte résonne avec mon expérience :
  • Par exemple, j'ai constaté que l'aide la plus efficace que l’on puisse apporter aux personnels victimes d’un licenciement, est de leur faire découvrir leurs compétences, et de leur expliquer qu’il existe des techniques de recherche d’emploi.
  • On retrouve ici probablement l'idée de la flexisécurité, dont je parle régulièrement.
  • Quant aux 0 à 3 ans, si je disais que l’inégalité se jouait à la maternelle, je n’avais pas envisagé qu’elle puisse venir d’encore plus tôt.

Echec de la relance ?

Dans un précédent billet j’observais que l’argent de la relance, au moins aux USA, semble être allé dans les poches des dirigeants et actionnaires des entreprises du pays, qui ont continué à licencier, sans investir.

Mieux : les gouvernements occidentaux subventionnent leur système financier, qui utilise cet argent pour investir dans les pays émergents, où la rentabilité est bien meilleure que chez nous. Non seulement l’Occident se vide, sans redémarrer quoi que ce soit, mais l’Orient pourrait être victime d’une bulle spéculative.

L’Occident doit recommencer à créer. L’économie financière, l'économie de l’illusion, doit laisser la place à « l’économie réelle ». Voilà le changement que nous devons réussir. Au travail !

Point Grèce

Que penser de la situation grecque ? Three years to save the euro.

Le taux des aides européennes et du FMI (5%) semble être supérieur à ce que peut supporter son économie. Ce qui signifie qu’il faudra vraisemblablement renégocier cette dette un jour.

Pourquoi pas aujourd’hui ? Probablement parce que cela aurait pu inquiéter et entraîner la faillite des autres États européens endettés, et avec elle celle des banques européennes, qui possèdent cette dette. On a reculé pour mieux sauter.

Il semble donc que l’Europe soit à la veille d’une période de changements douloureux. Et il semble douteux qu’ils puissent se faire pays par pays.

Green Zone

Film fort efficace de Paul Greengrass.

On y admire la sophistication de l’armement américain, qui permet d’identifier dans le noir, et d’un hélicoptère, qui est ami ou ennemi.

Scénario vraisemblable ? Est-ce important pour le réalisateur ? Il fait passer un message clair : la guerre d’Irak a été une aventure montée par des apprentis sorciers, menteurs et manipulateurs, en costard cravate et sortis des meilleures écoles.

Le « mauvais » du film ressemble comme un frère aux dirigeants des grandes entreprises, des banques et des fonds d’investissement. Et ses pratiques s’apparentent aux leurs, y compris l’usage de théories fumeuses pour justifier des décisions injustifiables. On se croirait chez Enron ou Goldman Sachs.

Quant au bon, c’est Matt Damon, le « vrai Américain ». Homme du peuple (sous officier), grand professionnel, qui tient dur comme fer aux valeurs américaines et qui, lorsqu’elles sont menacées, bouscule montagnes et hiérarchies pour les faire respecter.

L’Amérique a-t-elle été corrompue par une élite de diplômés à la rigueur intellectuelle et à la morale incertaines ? Sa rédemption passera-t-elle par un retour à ses valeurs éternelles, que porte en lui l’Américain du peuple ?