samedi 7 août 2010

Chômage en France

C’est bizarre que l’on parle si peu de chômage. Pourtant il semblerait que la population active vienne de prendre son plus gros choc depuis 1976 ! Va-t-elle redresser la tête ou rester définitivement déprimée ?

Risque-t-on d’avoir des problèmes structurels comme aux USA ? Les emplois perdus semblent venir d’entreprises disparues : étaient-ce des constituants importants du tissu économique victimes d’un trou d’air, ou des inefficaces tués par la sélection naturelle ? En tout cas, c’est à nouveau l’industrie qui a trinqué (168.000 pertes d’emplois)…

Moteur de l’économie

J’écoutais, hier, des fragments d’émission sur la future conquête spatiale. Elle me semblait bien plus passionnante il y a 30 ans.

Ce qui me frappe à répétition est à quel point l’avenir est moins intéressant maintenant qu’alors. Pourquoi sommes-nous moins créatifs ?

D’ordinaire je pense que la science est dans sa phase de « rendements décroissants », elle a épuisé tout ce qu’il y avait de beau à découvrir, et à désirer acquérir. La voiture, le téléphone, le réfrigérateur, le congélateur, la télévision… c’est derrière nous.

Mais, il y a peut-être une autre explication. Jadis l’enrichissement était la récompense (éventuelle) de ceux qui avaient été utiles à la société. Aujourd’hui, il est devenu une motivation première. Peut-être est elle peu créative ? Peut-être aussi qu’en conduisant la minorité à détrousser la majorité, celle-ci n’est plus le marché dont a besoin la création ?

Compléments :
  • Point de vue complémentaire de celui de The Economist pour qui la dette est la nouveauté des dernières décennies ?

Capital investissement

Curieusement, le succès du capital investissement est peut-être basé sur une entourloupe faite aux fonds qui lui ont fourni leur argent :

Le capital investissement a réalisé des gains exceptionnels ces dernières années en jouant sur « l’effet de levier » de la dette (donc sur une prise de risque interdite aux fonds), et la montée des cours. Pour profiter de ces effets mécaniques ses dirigeants ont été énormément rémunérés. (Paying the price.)

Compléments :

vendredi 6 août 2010

L’informatique se réorganise

Le progrès technique aurait sapé le monopole de Microsoft et d’Intel, laissant à sa place des « géants plus ou moins intégrés verticalement » (en plus d’eux deux, Apple, Google, HP, IBM, Oracle et Cisco). (The end of Wintel.)

« Destruction créatrice » ? 

Chine en transformation

Il semblerait que la Chine soit aux prises avec deux phénomènes :
  • Une augmentation rapide des salaires qui amène les multinationales étrangères à s’enfoncer toujours plus profondément dans les terres, à la recherche de personnels à peu payer.
  • Un vieillissement de sa population, qui renforce le phénomène précédent, et pousse l’économie du pays à se transformer : moins exportatrice, plus consommatrice. Ce qui devrait être bon pour les exportations, et l’épargne, du reste du monde.  

jeudi 5 août 2010

Subventionner l’accession à la propriété

Ce qu’il y a de curieux dans la dernière manœuvre du gouvernement, ce n’est pas qu’il revienne sur ses mesures d’aides à l’accès à la propriété (qui nous coûtaient une fortune), mais à quel point la France ressemble à l’Amérique :

Aux USA comme en France la hausse du prix du logement a fortement dépassé la croissance du revenu moyen. Aux USA comme en France, on cherche à compenser cet appauvrissement par l’endettement. Aux USA l’affaire s’est mal terminée, en France on s’entête.

Mais, si l'on veut faire du Français un propriétaire, au lieu de s’en prendre à la demande (et en la sponsorisant, ce qui produit l’effet pervers de stimuler la spéculation !), pourquoi ne pas augmenter l’offre ?

Compléments :

Les pauvres sont généreux

Discussion avec mon coiffeur, ce matin. Ses propos sont confirmés par la science :

Oui, les pauvres sont beaucoup plus généreux que les riches ! Plus curieusement, penser être pauvre, ou riche, modifie notre propension à la générosité. (The rich are different from you and me.)

Mais les milliardaires américains semblent des exceptions à la règle ? Ou suivent-ils d’autres règles ? Leur fortune ne leur appartient pas ? La générosité est une question de pression sociale ?...

Développement durable

Je découvre un document, un peu ancien, faisant l’historique des engagements internationaux concernant le développement durable.

Derrière « développement durable », il semble y avoir un fouillis de nobles causes, ce qui fait que l’on ne sait pas très clairement de quoi il s’agit. Mais le seul fait de reconnaître que notre développement peut ne pas être durable est une révolution : au cœur de la pensée anglo-saxonne, qui a eu la haute main sur notre destin ces derniers temps, il y a l’idée que Dieu a donné la Terre à l’homme pour qu’il la modèle à sa fantaisie. Par conséquent, il n’a pas à se préoccuper des conséquences de ses actes, nécessairement bonnes. (Pour Adam Smith, l’homme fait le bonheur collectif en suivant son intérêt individuel. La notion de progrès va probablement dans la même direction.)

Depuis 1995, les gouvernements décident d’Accords Multilatéraux sur l’Environnement. J’y découvre les phrases suivantes, avec surprise :
  • « la conservation de la diversité est une « préoccupation commune de l’humanité » ».
  • « les êtres humains (…) ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature ».
  • « Développ(er) la responsabilité de ceux qui causent des dommages (…) tout en évitant le transfert d’activités polluantes ».
  • « l’implication des citoyens est indispensable »
  • « Les États s’engagent à faire de la lutte contre la pauvreté, de la réalisation du plein emploi et de l’instauration d’une société où règneront la stabilité, la sécurité et la justice, leur objectif suprême ».
  • « le droit au logement est reconnu comme partie intégrante des droits de l’homme ».
Le texte répète inlassablement « les États s’engagent », mais en quoi cet engagement a-t-il été suivi d’actions ? Les États d’après guerre ont jugé le plein emploi comme une priorité, et ils l’ont réalisé : pourquoi n’a-t-on même pas vu un frémissement gouvernemental dans cette direction ? Et le droit au logement : pourquoi autant de SDF dans les rues ? Et la diversité : pourquoi dépendons-nous d’une seule espèce de blé ? Et le transfert d’activités polluantes ? Toute l’histoire économique récente a été un transfert de ce qui polluait et était dangereux pour l’homme vers les pays émergents ! Et l’implication des citoyens ?...

Gigantesque hypocrisie ? Absurde même ? Le développement durable c’est, en premier, prendre en compte la conséquence de ses actes, ici on a des actes sans conséquences ! Application des théories d’Edgar Schein sur la culture : nous concevons l’idéal en espérant que notre comportement saura s’y adapter ?

Compléments :

Copie conforme

Film d’Abbas Kiarostami.

Où est la vérité, où est le mensonge ? Ne serait-il pas bien, parfois, de s’échapper du carcan des conventions et de faire de sa vie ce que l’on a envie qu’elle soit ?

Histoire en spirale comme dans les films de Lynch. Elle permet à Juliette Binoche de se transformer sans fin et de multiplier les numéros d’acteur dans toutes les langues.

La copie est-elle conforme à la vie ? Film qui parle aux sentiments ou à l'intellect ?  

Compléments :
  • Il paraît que c’est une variation sur Voyage en Italie de Rossellini. Film qui ne me tentait pas jusque-là. Peut-être faudrait-il que j’aille le voir, après tout. 

mercredi 4 août 2010

Portrait du dirigeant

Voici comment The Economist voit le dirigeant :
  • Le nouveau doyen de Harvard veut donner une éthique à ses élèves, The Economist trouve l’idée ridicule : ce qui fait avancer l’entreprise c’est la « destruction créatrice » : changer les règles, pas les appliquer.
  • Parlant de la rémunération du P-DG démissionné de BP, The Economist observe que « le capitalisme est une question de prise de risque », et sanctionner un P-DG pour une mauvaise gestion rendrait ses confrères prudents, en ferait des « bureaucrates ».
The Economist voit-il le dirigeant comme une tête brûlée qui joue le sort de l’entreprise et de l’économie à pile ou face, mais qui, lui, ne prend aucun risque ?

Psychanalyse

Idée extraite d'une fin d'émission sur la psychanalyse (France Culture, hier) : on ne peut rien comprendre à la psychanalyse, si l’on n’a pas subi d’analyse.

Idée intéressante, qui est peut-être vraie pour beaucoup d’autres de nos activités humaines. Mais c’est une idée que n’a pas eue l’Éducation nationale qui ne croit qu'en la théorie. Ou, plutôt, qu'il faut des dons innés pour exercer une fonction (diriger une entreprise, ou être médecin) et que son rôle est de détecter ceux qui les ont.

J’ai aussi continué à écouter Michel Onfray démolir Freud. La démonstration ne marche pas : je trouve Freud scientifique dans sa démarche. Il s’examine et en recherchant des enseignements généraux. Sa théorie des pulsions et du refoulement me parait simple bon sens : notre nature n’arrête pas de se heurter aux règles de notre culture, ça ne peut être sans conséquence sévère. De même, il semble avoir vu que le refoulement pathologique de son époque avait pour origine des contraintes sexuelles exagérées. Il suggérait semble-t-il la contraception, pour relâcher la pression. Une idée originale et intelligente, me semble-t-il.

Michel Onfray remarque que Freud n’a pu que s’autoanalyser, faute de psychanalyste. Puisqu’il n’y a pas d’analyste sans analyse, il y a un pêché originel ici, non ? En fait, non seulement Freud ne fait que s’écouter, mais en plus il semble avoir passé sa vie à parler de soi à ses amis, notamment à Fliess, ce qui me semble un genre d’analyse dans laquelle il transforme progressivement en analystes des gens doués pour ce travail. C’est un exemple de poule et d’œuf.

Il reste qu’il a sûrement des ridicules et des faiblesses, que sa théorie n’est certainement par parfaite – à mon goût, et à celui de Bronislaw Malinovski, il a sous-estimé l’impact sur ses travaux de la culture dans laquelle il vivait, mais n’est-ce pas le propre de l'homme d’être imparfait ? N’est-ce pas, même, une illustration de la théorie de Freud ?

Changer le monde

Échanges de mails avec une amie, qui me dit en substance : nous allons manquer de pétrole, comment mener le changement qui s’impose, alors que personne ne s’en préoccupe ?

Ma réponse, qui la déprime, est qu’il y a tellement de catastrophes imminentes, qu’on ne s’occupera de celle-ci que lorsque nous serons au bord du précipice.

Depuis, j’ai eu une idée plus positive : « la méthode du vaccin ».

Il est probable que tout ce qui nous menace appartient au même type de problèmes, systémiques et s’attaquant aux fondations mêmes de notre être social, et que lorsque nous saurons en résoudre un, même petit, nous saurons tous les résoudre, même grands. 

mardi 3 août 2010

Sarkozy et l’immigration

Et si ses déclarations concernant les immigrés naturalisés mais mal intégrés n’étaient pas que simple politique ? Influencé par les idées de Michel Onfray sur Freud, j’en viens à les appliquer à N.Sarkozy :

Son père est un immigré de première génération qui aimerait que ses enfants se souviennent de leur passé hongrois (cf. présentation de ses mémoires), donc pas intégré du tout. Son grand-père maternel est originaire de Salonique. Sa femme est arrivée en France parce que, selon un film de sa sœur, leur père trouvait l’Italie peu sûre pour les milliardaires. Et elle a été naturalisée après leur mariage. Et lui-même n’a-t-il pas déclaré sa passion à George Bush et à l’Amérique, en début de mandat ? L’Amérique ne serait-elle pas un pays plus favorable à ses valeurs que le nôtre ? Aspirations refoulées à l’émigration ?

Politique comme rationalisation (?) d'un amour / haine pour l’immigré ? En particulier vis-à-vis de son père ?

Ceci n’a rien de scientifique, mais c’est curieux tout de même.

Compléments :

Origines du ressentiment de l’Allemagne pour la France

Pourquoi l’Allemagne nous en a-t-elle tant voulu et a-t-elle insisté pour nous faire trois guerres, qui l’ont dévastée ?

Parce que lorsqu’elle était faible, et la France forte, au XVII et XVIIIème siècles, c’était notre territoire d’exercice : « l’Allemagne devient le champ de bataille de la grandeur française. » Nos troupes la saccageaient en long, en large et en travers lors de guerres interminables qui lui firent perdre la moitié de sa population (guerre de Trente Ans), que c’est là que Louvois a expérimenté son innovation de la « terre brûlée », que les rois de France en extrayaient des territoires à l’image de ce que firent en Chine les puissances européennes.

Curieusement, « La France devient l’ennemi héréditaire de l’Allemagne », alors que de notre côté, nous n’avons pas de sentiment particulier à son endroit.

Enseignement pour tous les bienpensants ? Ce qui contente leur conscience fait le malheur d’autrui et leur vaut des ennemis mortels ?

(Suite de ma lecture d’Histoire de l’Allemagne de Joseph Rovan.)

La campagne à la ville

Une émission entendue hier sur RFI. Les insectes se réfugient dans les villes. C’est seulement là qu’ils peuvent vivre en paix, sans insecticide. À la campagne ils sont bombardés de pesticides, et leur situation est encore plus difficile dans les jardins : pesticide en masse + pelouse et thuyas qui forment une sorte d'environnement antiseptique hostile à la vie.

Peut-être est-il temps de repenser notre industrialisation de la nature ? 

Les hommes qui voulurent être rois

Je perçois l’élite anglo-saxonne comme les héros de la nouvelle de Kipling, L’homme qui voulait être roi : elle a cru pouvoir dominer le monde comme jadis l’Anglais dominait des peuples inférieurs (son prolétariat et ses colonies).

Le Consensus de Washington, la nouvelle économie, Jeffrey Skilling et Enron… c’était cette élite, fort brave d’ailleurs, à la conquête du monde. Car, contrairement à notre idéologie française qui croit à des principes universels, scientifiques, celle de l’Anglo-saxon lui dit que « qui veut, peut ». Qu’il est un élu dont la fin justifie les moyens. Contrairement à nous il n’est pas victorieux parce que juste, mais juste parce que victorieux. Il doit façonner le monde à l’image de ses rêves, de boutiquier.

Aujourd’hui la désillusion doit être grande. Cette élite doit voir avec inquiétude, comme Hayek après la seconde guerre mondiale, s'approcher de sa belle liberté l'ombre hideuse de la société de médiocres qu’elle n’a pu asservir .

Compléments :
  • HAYEK (von) Friedrich A., The Road to Serfdom, University of Chicago Press, 1994.

lundi 2 août 2010

Capital investissement en folie ?

Les fonds de capital investissement s’achètent leurs participations les uns les autres (Picard Surgelés en est à son troisième fonds). Les prix dépassent les records de 2007 ! Or, contrairement à cette époque, les fonds n’ont plus d’accès à la dette et doivent donc payer cash.

Irrationalité des marchés ? Non : les fonds ont levé énormément d’argent, et s’ils ne le dépensent pas, ils devront le rendre

Les économistes appelleraient probablement ce problème, celui de « l’agence » : le gestionnaire du fonds fait passer ses intérêts avant ceux de ses investisseurs. En tout cas, ceci est bon pour les intermédiaires financiers et pour tout ceux qui ont une entreprise à vendre.

Compléments :

Libéralisme

En réfléchissant à ce blog, je découvre que l’on y trouve deux définitions de « libéralisme », au moins dans son acception initiale :
  • Celle de Rousseau, pour qui la liberté de l’homme ne s’obtient que par une « égalité de puissance » : aucun homme ne doit pouvoir en asservir un autre. Avec regret d’un paradis perdu.
  • Celle de Mill, qui pense que la société doit, avant tout, créer des hommes de caractère. C’est de l’affrontement de leurs idées que surgira le progrès et le bien.
Il est possible qu’il faille mélanger les deux : la société doit développer des individus vigoureux, faire fructifier leurs talents, mais veiller à ce qu’ils ne puissent pas souffrir d’une insuffisance de « pouvoir ». (Ce à quoi Mill était sensible : cependant, il avait surtout peur que l’individu d’exception ne soit écrabouillé par la masse.)

dimanche 1 août 2010

Homme providentiel

Quel est le poids de l’homme providentiel dans la marche de l’histoire ? Je me pose cette question à l’occasion de la Réforme allemande (ma lecture du billet précédent).

Luther était peut-être exceptionnel, mais il était un homme de son temps. Et ses idées plaisaient beaucoup aux puissants à qui elles donnaient les biens de l’Église. D’ailleurs elles prônaient le respect de l’ordre et de la hiérarchie. Par contre, les dits puissants n’ont pas toléré des variantes de gauche, égalitaires, de la pensée de Luther, telles celle de Müntzer.

La Réforme suscite des révoltes de petits nobles et de paysans qui accélèrent le grand changement social en cours. Il voit l’Allemagne se fédérer en principautés unifiées, qui asservissent les dits nobles et paysans, et tiennent à distance un empereur faible.

Je doute de plus en plus de l’homme providentiel, les sociétés ont des cours dont il est bien difficile de les faire dévier. 

Intolérance

Lorsque nous parlons des guerres de religion et de la révocation de l’édit de Nantes, il est habituel de déplorer la stupidité de la France, son aveuglement.

Or, en lisant Histoire de l’Allemagne de Joseph Rovan, je découvre qu’il en était partout de même, « puisque tolérer l’erreur est un crime envers Dieu ». Et il faudra à l’Allemagne la boucherie de la guerre de Trente ans pour comprendre qu’elle ne peut pas uniformiser ses croyances qu’elle doit être une fédération d’unités homogènes.

Vivrions-nous à une époque ignorante et révisionniste ?

Michel Onfray et Freud

J’entends des bribes de la démolition de Freud par Michel Onfray, sur France Culture. Vu le manque d’exhaustivité de mon écoute, mon opinion ne peut être que partiale :
  • Je partage au moins son idée que Freud a abusé du terme « scientifique ». Comme Marx, Taylor et les économistes modernes, il a probablement appelé sa pensée « scientifique » pour des raisons de marketing. Mais ses « diagnostics » m’ont toujours paru risibles, d’autant plus qu’ils se prêtent à la prédiction auto-réalisatrice. Michel Onfray va plus loin et présente Freud en malade, pathologiquement pervers, qui fait une science de sa maladie.
  • Je pense aussi comme lui que Freud a été le fruit de son temps : il a surfé sur la vague de la libération sexuelle qu’a générée, en réaction, la rigueur victorienne.
  • Michel Onfray dit que la psychanalyse permet de comprendre Freud et personne d’autre. Il est certain que nous voyons tous midi à notre porte. Mais cette porte peut aussi être celle de beaucoup de gens. Et c’est pourquoi nous avons eu quelques penseurs dont les découvertes ont eu une portée universelle. Le rôle de la société est aussi de faire le tri entre ce qui marche et ce qui ne marche pas dans les travaux d’une personne, de même qu’elle a éliminé l’alchimie de l’œuvre de Newton (qui d’ailleurs était probablement une sorte d’autiste).
Et c’est peut-être là où Michel Onfray s’égare. Il affirme que l’homme est un animal comme les autres, que l’éthologie est utile à son étude. C’est faux. L’homme est un animal politique, il a la capacité de créer des sociétés, et ces sociétés, en retour, lui permettent de se spécialiser, par exemple de consacrer sa vie à la philosophie.

Complément :
  • Michel Onfray croit que l'homme a longtemps pu penser trouver dans ses idées la vérité, parce qu'il se croyait d'essence divine. Plus de Dieu, plus de certitude. L'introspection de Freud est un délire. Mais il n'y a pas besoin d'être Dieu pour approcher de la vérité (ou de quelque chose qui en fait office) : il suffit de regarder autour de soi et d'essayer d'en tirer des enseignements. D'ailleurs, l'homme appartenant à la société, il est bien placé pour comprendre les troubles de ses semblables. 

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Mes derniers thèmes de réflexion :

Évolution de la France
La zone euro survit
Transformation mondiale
L’Amérique face à ses contradictions ?
Changement en Angleterre
Changement en Chine
  • La Chine semble vouloir protéger et enrichir son peuple, mais le changement ne se fait pas comme dans les livres d’économie mais par une transformation sociale compliquée (Japonais en Chine, Chine et Yuan).
Changement au Japon
Internet nous transforme
Deux livres
  • La société contre l’homme : la particularité de l’homme c’est d’être une machine à créer en groupe, mais sa créature, la société, le malmène.
  • La société féodale. Les grands pays européens avaient déjà le caractère que nous leurs connaissons il y a un millénaire.