samedi 14 août 2010

Performance économique de l’Allemagne

On entend partout parler de la performance économique exceptionnelle de l’Allemagne. Il semblerait qu’elle en ait déduit qu’elle avait eu raison contre l’avis du reste du monde, et qu’il serait bien qu’elle s’en détache, à commencer par les tires-au-flanc européens.

Ce qui est curieux est que l’on oublie que l’Allemagne a connu une grosse récession. Et si l’un était lié à l’autre ? L’Allemagne a structuré son économie pour qu’elle exporte : elle navigue donc avec celle des pays étrangers ?

Mais ce n’est pas la raison qui ramènera l’Allemagne sur terre, comme le dit le billet précédent. The Economist se demande si la mauvaise santé des USA ne pourrait pas lui rappeler plus vite que prévu qu’elle n’est pas un extraterrestre.

Compléments :
  • Le premier article que cite ce billet explique pourquoi les Allemands sont devenus brutalement aussi peu généreux. Plus que l’oubli de la honte hitlérienne la raison en serait le traitement libéral que leur a fait subir G. Schröder. Pour rendre l’économie allemande compétitive, il a fort affaibli son système de protection sociale. L’Allemand étant conscient désormais de la précarité de son sort est devenu mesquin. 

Prison

L’Amérique et l’Angleterre parlent de plus en plus de moins enfermer. Intéressante question de conduite du changement.
  • Il est bien connu qu’une politique répressive est contreproductive. Mais voilà, frapper fort gonfle une côte de popularité politique. Défaite de la raison.
  • Aujourd’hui le ratio de prisonniers par rapport à la population est 9 fois plus grand aux USA qu’en Allemagne. Le coût de cette politique est devenu insupportable. Soudainement la raison revient. Un exemple de changement par la crise.
Quant à la France elle est encore dans l’âge des ténèbres.

Compléments :
  • Un billet sur le sujet, Glorious failures, décrit plusieurs expériences qui auraient dû réussir, et qui pourtant ont échoué. Toutes montrent que le changement est fragile dans un environnement qui lui est hostile. 

École

Période de films japonais. On y parle beaucoup des études du futur époux. Le système scolaire japonais semble avoir le même objectif premier que le nôtre : trouver une place à l’individu dans la société.

Chez nous un de ses soucis est d’éviter à une classe dominante de se reproduire, par conséquent ses critères de sélection sont aussi peu que possible liés à la culture (d’où l’importance des mathématiques, la capacité à y réussir semblant faiblement génétiquement transmissible).

J’entendais il y a peu N.Sarkozy dire que notre processus d’intégration ne fonctionnait plus. Il me semble que la cause principale en est la désagrégation de ce système scolaire.

Je me souviens d’un instituteur déclarant à sa classe, à la rentrée de 1969, que dorénavant l’école ne serait plus idiote, qu’elle ferait appel à l’intelligence. Le principal défaut de notre système éducatif est qu'il est irrationnel. Il fait subir à l’enfant un traitement inhumain, d’autant plus que ce qu’il enseigne et ses critères de sélection sont sans rapport avec les talents utiles à la fonction à laquelle il prépare (cf. le commentaire de JP. Schmitt sur l’incompétence de nos managers). Plus la qualité de la formation dispensée par l’Éducation nationale s’est dégradée et plus ce mode de sélection est devenu ridicule, et plus on a cherché à le court-circuiter (cf. enseignement privé, cours particulier, voire formation à l’étranger).

Mais en cherchant à améliorer l'Education nationale nous lui avons fait perdre sa fonction essentielle : l'intégration sociale. Éternel problème : notre intérêt personnel s’oppose à celui du groupe, donc à notre intérêt à long terme. Et aussi danger de la raison, qui est myope. (C'est un exemple de ce que le sociologue Robert Merton a appelé unintended consequences of social action.)

Reconstruire une société égalitaire semble un exercice difficile. De formidables privilèges ont été reconstitués, or il a fallu une révolution pour abolir ceux qui les ont précédés. 

Été précoce

Film d’Ozu, 1951.

Les films d’Ozu se ressemblent : mêmes décors, mêmes acteurs, même histoire : l’éclatement de la famille lorsque les enfants se marient. Ce qui semble indiquer qu’il y a, au Japon, un lien parent / enfant exceptionnellement fort.

Culture complexe dans laquelle l’homme a beaucoup de devoirs. Pas facile de faire passer ses sentiments dans ces conditions, d’autant plus que ce que l’on dit est généralement le contraire de ce que l’on ressent. Les membres de cette société doivent certainement être doués d’une grande empathie pour faire la part des choses. D’où, peut-être, l’importance des signaux (brefs échanges de regard, sourires) qui échappent aux conventions.

L’héroïne décide seule de son époux. Réaction contrariée de sa famille : « elle ne s’est pas faite toute seule », on ne peut pas prendre une décision aussi importante que le mariage seul. Mariage comme acte social ? Ou, plutôt, le mariage qui réussit demande un travail de préparation qui exige l'intelligence collective, vue la complexité de la vie et des règles sociales ?

vendredi 13 août 2010

Canicule russe

L’été en France a été frais, alors que l’on m’avait parlé de canicule. Incertitudes de la météo ? Ou la canicule s’est-elle arrêtée en chemin, en Russie ? Erreur géographique ? Pas de réponse à cette question, mais ce type de bouleversement météo semble avoir deux explications possibles :
  1. « Événement bloquant », qui stoppe une zone de haute pression, et qui serait lié à la basse activité solaire actuelle.
  2. El niño, un réchauffement du Pacifique de début d’année, qui produit une vague de chaleur qui se déplace lentement autour de la planète.  

Intervention de l’État

The Economist s’inquiète d’un nouvel accès d’interventionnisme étatique. Il est vrai que créer des champions nationaux aboutit régulièrement à des désastres (cf. Bull, FT, Crédit Lyonnais…).

Mais ce qui est aussi vrai est que ce qui semble l’innovation du demi-siècle, Internet, a été portée par l’État, et que si 45% de l’électricité portugaise est renouvelable, cela est dû (notamment) à l’achat, et à la fusion, par le gouvernement portugais des réseaux de distributions d’énergie, privés jusque-là. Aussi, le gouvernement français a rénové, au sortir de la guerre, une industrie nationale paralysée dans son arriération.

Il y a certaines actions économiques qui demandent une coordination nationale, et l’État est seul placé pour la réaliser.

Compléments :
  • Sur la France : WORONOFF, Denis, Histoire de l’industrie en France du XVIème siècle à nos jours, Le Seuil, 1994. 

jeudi 12 août 2010

Transformation de l’entreprise japonaise

La culture japonaise ne connaît pas le conflit social, elle n’aime pas l’étranger, elle décide infiniment lentement, par consensus… Pour profiter des énormes bénéfices des marchés émergents les entreprises japonaises veulent réformer leur culture. Pour cela elles cherchent à recruter des étrangers. (The new frontier for corporate Japan.)

Ce n’est pas forcément une bonne idée, à mon avis. En effet, il est extrêmement difficile de faire cohabiter des cultures différentes, d’autant plus que la culture japonaise demeurera dominante. Il est mieux de rechercher, dans la culture concernée, ce qui est favorable au changement que l’on veut effectuer, plutôt que de la transformer artificiellement.

Fin d’automne

Film d’Ozu, 1960.

Le film américain a besoin d’extraordinaire, de guerre des mondes, et de transformation victorieuse. L’homme y fait plier l’univers. Le film japonais se contente de la vie quotidienne, et de ses problèmes, sans solution. La vie est une aventure dont chaque instant est émotion discrète. Peut-être que ce qu’il aime n’est pas tant la réussite exceptionnelle que l’homme face aux infimes changements auxquels son existence le confronte ?

Compléments :
  • Comme dans Voyage à Tokyo, il y a incommunicabilité entre parents et enfants, mais un étranger essaie de reconstituer un peu de l'affection manquante. Obsession d'Ozu ou fait social japonais ?

mercredi 11 août 2010

Économie manquante

Discussion avec Jean-Pierre Schmitt : pourquoi autant de chômage ?
  1. Et si la réponse était que les forces créatrices de la nation ont été emmenées loin des contingences de l’économie réelle et se sont égarées dans un rêve non durable, à la fois financier, mais aussi immobilier et industriel (surcapacité). Bref des secteurs économiques se sont trop développés et ont empêché d’autres plus utiles de naître et de créer des emplois ?
  2. Mais ce raisonnement américain est-il juste pour la France ? Une étude dont je parle ailleurs explique notre chômage endémique bien plus simplement. L’État d’après guerre a construit des conglomérats dont une partie subventionnait l’autre. Dans les années 80 les hauts fonctionnaires qui les administraient, incapables de développer les activités en perte – car pas formés pour cela, s’en sont débarrassés.
  3. Pas totalement satisfaisant. Les Allemands, qui semblent avoir eu de meilleurs managers que les nôtres, ont défendu leurs conglomérats. Mais ils ont néanmoins un niveau de chômage comparable au nôtre. Une autre solution est chez Eamon Fingleton : la disparition de l’industrie. Le tertiaire crée le chômage, parce qu’il demande un haut niveau de qualification accessible à peu. En outre, il ne construit pas de solides avantages concurrentiels. L’industrie, elle, permet de conserver des emplois peu qualifiés. Or, l’industrie a fondu en Occident, y compris, semble-t-il, en Allemagne, qui aurait délocalisé à l’est.
  4. Autre analyse : notre économie, comme l'Amérique mais de façon moins marquée, est excessivement tirée par la demande de notre propre marché. Peut-être faudrait-il l’orienter plus vers les besoins de nos entreprises (gains de productivité) et des pays émergents, marchés excédentaires ?
À creuser.

Schizophrénie de gauche ?

Voilà qui a fini par me frapper dans la communication socialiste :  d’une part, elle dit que la politique de sécurité du gouvernement a échoué, donc que le Français doit avoir peur, d’autre part, elle prend la défense instantanée des étrangers lorsque le gouvernement utilise un fait divers qui n’est pas à leur avantage pour en tirer matière à communication martiale.

Erreur funeste ? L’insécurité perçue appelle naturellement, semble-t-il, une politique répressive qui ne peut que heurter l’éthique des valeurs de gauche, et lui faire se mettre à dos la nation. Or, cette insécurité perçue me semble avoir une cause : un pays qui fonctionne mal. Alors, pourquoi ne pas proposer de reconstruire, par exemple, le plein emploi ?

Mais proposer quoi que ce soit d'original n'est-il pas au dessus du parti politique ? N'a-t-il pas besoin d'idéologie pré mâchée ? 

mardi 10 août 2010

Changement en Angleterre (suite)

Nouvelles du programme de réduction des coûts anglais. Le secteur public devrait perdre 600.000 emplois ! Plus surprenant, l’improvisation est totale : annonces et démentis de fermeture se succèdent à rythme accéléré. Or tous les services de l'État sont concernés. Le lobbying est à son comble. (Britain Reels as Austerity Cuts Begin.)

Les Anglais moins bons que nous en conduite du changement ? Toujours est-il que mon hypothèse selon laquelle des apprentis-sorciers les dirigent semble tenir de mieux en mieux.

Compléments :
  • Vers un éclatement du gouvernement suivi du retour des travaillistes (dont la côte est en hausse alors qu’ils n’ont pas même encore élu leur chef) ? (Sure start.)

Stratégie nationale de développement durable

La France aurait adopté une « Stratégie nationale de développement durable ». Il semblerait qu’elle le fasse, comme beaucoup d’autres pays, depuis quelques années (2003). C’est une application (tardive ?) du sommet de Rio de 1992.

Je n’avais pas vu passer l’événement, qui ne doit pas être très haut dans l’agenda d’un gouvernement qui pourtant cherche désespérément à nous parler.

Comment va-t-il « mener le changement » ? En se donnant des « indicateurs » et en nommant un responsable du dossier par ministère. Ce sera probablement ce que mes cours appellent un « animateur du changement » : quelqu’un qui est capable d’avoir du pouvoir sans pouvoir (formel)… et sans moyens.

Édition et changement

Barnes et Noble, un spécialiste américain de la vente de livres et ancien énorme concurrent d’Amazon, n’est plus que l’ombre de lui-même (il vaut un peu plus d’un pourcent d’Amazon…). Il cherche un repreneur.

Occasion de revenir sur le changement que connaît l’édition : sa grande affaire semble le livre électronique, et les lecteurs, les librairies ne seraient maintenant que des lieux où discuter littérature ou culture. Barnes et Noble semble désirer se transformer radicalement, et, curieusement, l’article observe que : « de tels investissements lourds ne s’entendent pas bien avec l’obsession du court terme de la bourse ». L’intérêt de l’actionnaire ne serait-il pas, après tout, l’intérêt de l’entreprise ?

lundi 9 août 2010

Dislocation de l’État

Paul Krugman donne une image inquiétante de l’Amérique : on y démolit les routes, on rogne sur l’éclairage de celles qui restent, on réduit l’année scolaire et on licencie les enseignants… pour ne pas avoir à augmenter les impôts (principalement des plus riches). Quel peut-être l’avenir d’un pays sans infrastructure et dont les ressortissants sont incultes ? Est-ce cela le triomphe du capitalisme ?

L’Amérique s’est convaincue que l’État n’était qu’incompétence, qu’il fallait le démonter. Plus possible maintenant de revenir en arrière.

Curieux comme notre pensée a pu évoluer en quelques décennies. Jadis, l’État c’était le bien et l’efficacité. C’était la lumière qui éclairait la nation. Au moins en France, les fonctionnaires étaient issus de l’élite intellectuelle (cf. les instituteurs et les polytechniciens). Ils avaient choisi de « servir le pays » en renonçant aux bénéfices financiers qu’auraient pu leur apporter leurs talents employés ailleurs.

Comment expliquer ce changement ? Mon hypothèse du moment est qu’il n’y a pas eu manipulation. Les idées qui dominent actuellement le monde sont extrêmement anciennes, Galbraith les trouvait dépassées dans les années 50. Ce qui a changé est peut-être les forces qui s’y opposaient : les contraintes de la société nous sont devenues insupportables. Victoire de l'individualisme. Dans ce nouvel environnement a triomphé ceux qui étaient le plus déterminés et les mieux préparés.

Compléments :

Chômage structurel aux USA

Nouvel épisode de l’enquête sur le chômage aux USA. Je révise ma position :

Certes les entreprises augmentent leurs bénéfices, réduisent leurs emplois, n’investissent pas… Mais ce serait parce qu’elle juge que leur marché va se contracter. Effectivement, dans de nombreux domaines (notamment l’automobile – peut-être aussi le transport aérien), l’industrie était en surcapacité.

Ce qui signifie peut-être qu’un changement structurel est en cours : les précédentes décennies ont vécu d’illusions (dette, poids des banques…), l’économie se redéploierait. Problème : vers où ?

Compléments :

Où recruter un dirigeant ?

Nokia, dépassé par ses concurrents, veut changer de dirigeant. À cette occasion, The Economist fait une revue des travaux universitaires sur le sujet et montre que l’opération a, selon une source, 9 chances sur 10 de rater : il est préférable de choisir ses dirigeants à l’intérieur…

Compléments :
  • Par ailleurs, la tâche semble redoutablement difficile, ne serait-ce que parce que Nokia risque de lâcher la proie pour l’ombre : un marché de masse pour une éventuelle présence sur celui du smartphone (Nokia).

Inception

Film de Christopher Nolan.

C’est compliqué. Différents niveaux de rêves dans lesquels ont résout les problèmes en cascade de rêveurs en réseau. Ça ressemble à Matrix, en moins nouveau, et avec une distribution internationale prestigieuse. Je me demande si je ne préfère pas mes rêves à ceux du film : ils sont moins concrets.

Il y a quand même une idée intéressante ici : combiner un spectacle intello avec une distraction grand public. On utilise les conventions du film à grand spectacle pour le renouveler : dorénavant, et de plus en plus, ce n’est pas la réalité qui fait le héro mais son inconscient. Qu’est-ce que cela signifie ? Nous entrons dans un univers où l’action ne compte plus, un monde cérébral ? Et pour construire l’art qui correspond nous devons l’inscrire dans les conventions de la phase précédente ?...  à moins que ce ne soit, au contraire, le monde décérébré des jeux en réseau ?...

Compléments :
  • Christopher Nolan aurait gagné à lire ce blog : ses héros font des pieds et des mains pour implanter une idée dans la tête d'un seul individu, alors qu'il est relativement facile de modifier le comportement de l'humanité. 
  • Par ailleurs, parmi les bandes annonces de films français précédant celui-ci : deux sur le monde de l’entreprise, dont l’une apparemment sur une histoire de traders français aux USA. L’entreprise entre dans notre art, français, donc dans notre culture ? 

dimanche 8 août 2010

Dangereux régime

Il semblerait que, du fait de notre alimentation occidentale (trop de sucres et de graisses), notre faune intestinale ne soit pas assez riche. Deux conséquences : elle nous défend mal et elle ne produit pas autant de composés bénéfiques qu’il le faudrait. D’où « risque d’asthme, d’allergies et autres maladies inflammatoires ».

C’est curieux mais, une fois de plus, notre économie semble être l’ennemie de la diversité. Qu’est-ce qui peut expliquer ce biais funeste ? Une concurrence qui ne laisse survivre qu’un vainqueur ? Et si, contrairement à ce que disent certains, la sélection naturelle n’avait pas grand-chose à voir avec l’économie ? Ne crée-t-elle pas des écosystèmes plutôt qu’elle sélectionne des individus ? 

Société et santé

Si l’action d’un individu est jugée négativement par son groupe social, il s’ensuit, chez le dit individu, une réaction inflammatoire (pouvant entraîner des maladies telles que l'arthrite).

Un article qui rapporte cette recherche conclut qu’elle et ses semblables permettent d’envisager la mise au point de traitements. Je me demande si le traitement n’est pas à chercher, d’abord, dans une modification du fonctionnement de la société.

Compléments :
  • Semble aller dans le sens de : La société contre l’homme.
  • Ce type de travaux pourrait-il entraîner des poursuites contre les dirigeants d'entreprise qui créent des conditions de travail nuisibles à la santé humaine (et qui, ainsi, creusent le déficit de la Sécurité sociale) ? 

Sable bitumineux

Le sable bitumineux est une source de pétrole qui s’est développée récemment. Il fait la fortune du Canada, dont le pétrole constitue 22% des importations des USA (le Canada a la seconde réserve de pétrole au monde).

Mais le traitement de ce sable est redoutablement polluant : il « produit 82% de gaz à effet de serre de plus que le baril moyen raffiné aux USA », et expliquerait pourquoi le Canada est très au dessus de ses engagements de Kyoto. Et les intérêts en jeu sont trop importants pour qu’il y ait un quelconque changement : cela rapporte beaucoup à l’Alberta, les exploitants sont Américains… Seul espoir : que le prix de l’énergie passe au dessous du seuil de rentabilité du dit sable.

Un shérif à New York

Film de Don Siegel, 1968.

Clint Eastwood, l’Américain d’en bas simple et pur, rend visite à un New York décadent. Il fait éclater le vernis des apparences et révèle à chacun son être réel : la canaille est massacrée, les bons, qui s’étaient laissé aller, se reprennent ; au contact d’un homme véritable, chevalier servant viril, les intellectuelles retrouvent leur place d’objet, inférieur et aimant.

Intéressant portrait du juste : il est au dessus des lois et de la morale, il sait le bien et le mal. Il en est ainsi des lois sexuelles : il a une femme dans chaque foyer. Son appétit est un guide infaillible.

Sinon, beaucoup de clichés et une poursuite en moto sans intérêt.