samedi 28 août 2010

Rom théorique

Je suis un Martien pavlovien. Dans un billet, Hervé Kabla décrit les Roms. Eh bien, pour moi c’étaient des êtres théoriques. Je n’avais pas mis de visages sur le concept. Ce qui ne m’a pas empêché d’écrire à leur sujet. Ce blog réagit mécaniquement à l’événement.

Ce que dit Hervé est que le Rom est quelqu’un que je rencontre tous les jours depuis toujours, et qui fait tellement partie de mon paysage que je ne le vois pas comme quoi que ce soit de particulier. Bien sûr, un dirigeant de CCI m’a parlé des problèmes que posaient ses campements qui s’installent rarement où il faut, et qu’il a beaucoup de mal à faire déplacer. D’une manière générale les Roms semblent être une source de frustration pour certaines administrations et populations locales. Mais c’est bien peu par rapport aux calamités qui nous affligent par ailleurs ! Pourquoi faire un tel raffut à leur sujet ? (D’ailleurs raffut semble le terme adapté : le gouvernement aurait pu les déplacer sans bruit. Le bruit était certainement son objectif.)

Mais il y a une bien plus grande surprise : c’est à quel point ce geste ridicule rencontre d’écho dans la population. Le sondage le plus favorable aux Roms donne l’exclusion à 48% contre 42. Plus exactement ce qui est inattendu est le décalage brutal entre le discours des journalistes et ce que pense une large part de l’opinion publique. Y a-t-il deux France aux valeurs antinomiques, celle qui domine étant extraordinairement minoritaire ?

Mais pourquoi la nation devrait-elle être homogène ? Ce n’est pas parce que l’égalité est une de nos valeurs qu’elle devrait être réalisée. Au fond, le pays a toujours été divisé, il n’y a aucune raison qu’il se soit fondu en un bloc par miracle.

Et si la nouveauté était que, justement, le gouvernement ait décidé de nier cette fiction ? Que notre division soit utilisée par lui à des fins politiques - tactique de Nixon ?

En tout cas, l’élite des médias lui a emboîté le pas. Réaction épidermique et dogmatique totalement disproportionnée, disant, par exemple, que les Nazis ont entamé leur plongée dans l’abîme en diabolisant les Roms (une universitaire interviewée par RFI il y a quelques jours).

Alors, à quand une élite politique qui chercherait à nous unir ? Un B.Obama français ?

Mais qu’a-t-il gagné à vouloir rassembler sa nation ? La haine de tous. C’est un monstre pour les Républicains, alors qu’il fait leur politique, et les démocrates le haïssent, infiniment plus que leurs adversaires, pour ne pas avoir déclenché un Grand soir purificateur.

Voici une leçon pour l’apprenti leader du changement. Celui qui veut le bien collectif court le risque quasi certain de ne se faire que des ennemis. Il est bien plus sûr de choisir un camp et de se lancer dans une saine lutte fratricide.

Compléments :
  • Tough-guy Sarko.
  • De Gaulle voulait unifier la France. Mitterrand et Pompidou se sont mis d’accord pour se la diviser

Solo pour une blonde

Film de Roy Rowland, 1963. Mais comment a-t-on pu ressortir un tel navet ?

L’acteur principal est la caricature du Peter Sellers de La Panthère rose. Tout petit, beaucoup plus large que haut, pas de cou, un chapeau ridicule et un trench-coat qui l’embarrasse. Et il est supposé être un tombeur. Explication : c’est l’auteur du livre dont est tiré le film, il a voulu jouer les héros…

C’est curieux que l’imaginaire d’après guerre ait eu besoin de ce type de personnage, de détective privé, gros dur, imbibé d’alcool, et qui tombe amoureux comme une midinette. Peut-être reflet d’une époque sans liberté de mœurs, où l’homme rêvait à la fois de la femme idéale et de conquêtes multiples ? 

vendredi 27 août 2010

Intelligence collective ?

La taille du cerveau humain ne semble pas exceptionnelle, simplement corrélée à la taille du corps. Une nouvelle fois je me demande si ce qui fait notre particularité n’est pas simplement notre capacité à créer en groupe.

Herbert Simon définit ainsi notre « rationalité limitée » : être rationnel est obtenir ce que l’on veut, et l’homme construit un environnement (la société) dans lequel il sait ce qu’il peut vouloir et comment l’obtenir. Sa rationalité est limitée à cet environnement.

Effectivement le règne de la raison ne s’est imposé que lorsque la société a été suffisamment organisée, pour que l’homme sache obtenir ce qu’il voulait d’un monde qui n’était plus anarchique. J’observe aussi que les sociétés chaotiques (moyens-âges occidental et chinois) ont développé des modes de pensée qui poussaient l’homme à accepter son sort (cf. Bouddhisme et Christianisme).

Compléments :

jeudi 26 août 2010

Rôle du capital investissement

Les fonds de capital investissement seraient essentiels à une économie capitaliste, la bourse n’étant pas apte à réformer les entreprises, ces fonds les sortent de la côte, ce qui leur donne la tranquillité nécessaire pour les réformer. Mais ils ont fait perdre beaucoup à ceux qui leur ont prêté l’argent de leurs montages à effet de levier. Voilà ce que dit, en substance, Less pomp and circumstance.

Ce qui ne me convient pas tout à fait. Les fonds que j’ai rencontrés semblaient surtout chercher des gains rapides (rarement plus de 5 ans). Ils sont peuplés exclusivement de financiers dont la logique est celle de « l’arbitrage », pas de la vision stratégique.

On n’a pas encore trouvé mieux que l’État pour sauver des industries mal gérées…

Compléments :

Indépendance de la presse

Je suis régulièrement réveillé par la voix sentencieuse d’un journaliste de France Musique en lutte contre le gouvernement.

Quel est l’intérêt de cette information ? (En dehors de me faire sortir de mon lit avant son début ?) Intérêt identique à celui de la presse communiste de mon enfance ?

Idem pour les films que défend France Culture. J’imagine qu’elle se croit le devoir de faire connaître des personnalités méritantes. Mais c’est contre-productif : comment faire confiance à une pensée militante !

Quand les journalistes comprendront-ils que notre capacité intellectuelle n’est pas inférieure à la leur ? Qu’ils doivent nous donner des informations, pas nous dire quoi penser ? 

Malédiction de l’euro ?

Les Anglo-saxons se gaussent des prétentions délirantes de la zone euro : elle veut faire revivre l’étalon or.

Les économies des pays ne fonctionnent pas à la même vitesse. Garantir un taux de change constant force, comme l’a découvert la Grèce, le peuple au sacrifice : réduction de la protection sociale, des salaires, des emplois. La démocratie entre alors en jeu, et renverse les gouvernements qui font respecter l’orthodoxie économique. Au passage les spéculateurs auront fait des fortunes colossales.

Pour corser les choses, et précipiter le chaos, il y a un effet pervers. Un tel système demande un ajustement à la fois de l’économie excédentaire (l’Allemagne) et de l’économie déficitaire (la Grèce ou la France). Mais la première ne voit pas pourquoi se transformer. Par conséquent les ajustements se font systématiquement vers le bas – et inutilement douloureusement, déflation. (Paper chains.)

Certes, mais ceci signifie que le changement est difficile, non qu’il est impossible. D’ailleurs, cela fait au moins vingt ans que nous le vivons, sans qu’aucune de ses crises n’ait disloqué l’attelage. Et peut-être avons nous quelques atouts ? Une protection sociale (pour éviter des chocs trop importants) et un État (pour coordonner les ajustements) forts ? Les Anglo-saxons ne  désirent pas les acquérir. Ils espèrent donc notre échec ?

Compléments :
  • Ce qui rend acceptable le changement européen est probablement, donc, la protection sociale. Attention, à ne pas trop l’affaiblir ? Méfions-nous du conseil de l’économiste anglo-saxon pour qui ce système plombe notre efficacité économique ?
  • Histoire du système monétaire international.




mercredi 25 août 2010

Angleterre inégalitaire

D’une certaine manière la théorie de M.Sarkozy selon laquelle en imposant celui qui veut s’enrichir, on appauvrit la nation semble infirmée par l’expérience anglaise :

Depuis les années 80 l’inégalité croit rapidement en Angleterre. Mais il n’y a pas eu la flambée de talents que l’on attendait. Les riches se sont enrichis « La Grande Bretagne est le plus socialement immobile des pays de l’OCDE, pour qui ce club de pays riches a des données », et les pauvres se sont appauvris : « « broken Britain », comme certains nomment la pauvreté endémique et le désœuvrement trouvés dans certains quartiers désolés », c’est tout. (Great aspirations.)

Et l’économie locale, fort sinistrée, n'a pas profité d'un élan créatif sans précédent.

Compléments :

Schizophrénie française

Ce qui est curieux est qu'à un moment où l'organisation de la planète traverse une zone de turbulence, où le chômage est à des sommets, où l'euro risque de nous contraindre à des révisions déchirantes, où notre modèle est en crise existentielle... notre gouvernement paraît avoir un seul programme politique, une seule idée, la sécurité. Ce qui est encore plus inattendu, compte-tenu de cette obsession, est que les budgets de la police sont en diminution marquée, si j'en crois la radio.

De même l’État se décharge de plus en plus de ses responsabilités sur les chambres de commerce, alors qu’il leur coupe les vivres et aimerait qu'elles se comportent comme des entreprises. Nos « champions nationaux » sont encouragés à conquérir le monde à coup d’acquisitions, alors qu’ils n’ont pas d’argent…

Comment expliquer cette schizophrénie ? Le gouvernant croit que ce qui sonne juste doit être faisable, il ne se préoccupe pas des contradictions entre ses propos ? Le Français n'a aucun sens pratique, il croit au miracle de la parole ?...

Prison privée

Privatiser les services de l’État est supposé les rendre plus efficaces. Le cas des prisons aux USA montre les limites de ce raisonnement.

Une fois un contrat obtenu, la prison privée est en situation de monopole. Par conséquent, elle augmente ses tarifs, et réduit ses services. Parallèlement, ses syndicats d’employés et ses entreprises sont redoutablement efficaces pour amener le pouvoir politique à durcir sa politique de répression.

Faire jouer les forces du marché sans effet pervers est extrêmement complexe…

Pakistan explosif ?

Les malheurs qui s’abattent sur le Pakistan vont-ils plonger le pays, et nous avec, dans le chaos ?
  • Son gouvernement est risiblement inefficace et corrompu, et haï par la population.
  • L’armée et des mouvements extrémistes, les seuls à agir, comptent bien tirer les fruits de leurs efforts.
  • Mais la population, dans sa grande majorité, est humble mais droite et modérée. Une fois de plus elle absorbera la calamité.
Le pays devrait donc continuer à avancer en boitant et en souffrant.

    mardi 24 août 2010

    Roms et gens du voyage

    Ces derniers temps j’ai découvert un vocabulaire nouveau : « Roms et gens du voyage ».

    Cela m’a rappelé une chronique entendue il y a quelques années sur la BBC. On y disait, un peu tristement, que les trains anglais avaient des horaires aléatoires, mais que les compagnies ferroviaires avaient de beaux noms, et que des voix charmantes y annonçaient les retards - colossaux. Il en était de même pour Enron, qui avait un code d’éthique que les universitaires donnaient en modèle.

    Nous avons cru qu’il suffisait de repeindre les maux du monde en couleurs riantes, et de faire des autodafés de ceux qui ne parlaient pas bien, pour faire de la planète un paradis ? 

    Grand moment de l’hypocrisie bien pensante, de terrorisme intellectuel ? Ou monde dominé par des intellectuels, des diplômés, des gens dont la réalité n’est que mots ? 

    Contre la générosité.

    Une étude semble montrer que l’homme n’aime ni l’égoïste, ni le généreux, qui nous fait sentir que nous ne sommes « pas bien ». (Too good to live.)

    En fait, je me demande si ce n’est pas une illustration d’un des principes trouvés par Robert Cialdini : la logique de la société est de rendre ce que l’on a reçu, si quelqu’un donne « trop », nous devons aussi rendre « trop », ce qui ne nous va pas.

    Celui qui veut être généreux, par conséquent, doit faire comme si il n’avait rien donné, pour ne pas se faire d’ennemis.  

    M.Smith au Sénat

    Film de Frank Capra, 1939.

    Une fois de plus l’homme simple et pur fait triompher la justice, et suscite la rédemption de quelques brebis égarées, et la perte de celles qui se sont excessivement corrompues (voir par exemple Un shérif à New York). C’est la recette du Tea Party.

    Plus surprenant, je retrouve ici ce que dit l’ouvrage que je lis actuellement. Il parle du rejet par l’Allemagne d’avant guerre de la rationalité pour l’intuition et de la ville corruptrice pour la nature pure et saine. Une pensée qui a mené au Nazisme. La haine du capitalisme et du progrès était-elle massivement répandue à l’époque, partout dans le monde occidental ? 

    Vues les souffrances des peuples, alors, c’est compréhensible, mais pourquoi y aurait-il des âmes pures qui savent naturellement le bien et le mal ? Outre que c’est la faillite de la raison, comment les reconnaître de l’extérieur ?

    Autre thème récurrent : celui de la corruption. Un capitaine d’industrie fait dire ce qu’il veut à la presse d’un État entier. Effrayant qu’une nation puisse être autant soumise à l’intérêt individuel. Ce qui me rappelle une émission entendue récemment sur Werner von Braun : la marine américaine, pourtant totalement incompétente, s’était fait confier le programme de missiles américains, et von Braun, le champion mondial du sujet, était laissé oisif. En fait, c’est remarquable que l’Amérique puisse fonctionner en dépit de tant de stupidité.

    Raison ? Mon hypothèse provisoire est que l’Américain est increvable. Quand il croit être dans le vrai, il ne lâche pas. Les supérieurement magouilleurs gagnent la première manche, mais lorsque le pays est victime de leur logique poussée à l’absurde, son pragmatisme lui fait donner la parole à ceux qui ne l’avaient pas. Sorte de sélection naturelle ?

    lundi 23 août 2010

    Éloge du déclin

    Répondant à mon billet de ce matin, un professeur japonais explique que le déclin du Japon est dû  à la sagesse de son peuple.

    Il a retrouvé, un peu avant le reste du monde, ce que savaient ses ancêtres : il y a plus important dans la vie que produire pour produire.

    Mais un pays peut-il s'isoler des autres ?

    Radeau de la Méduse

    Émission de radio, hier. Je ne savais pas que La Méduse s’était échouée sur un banc de sable par beau temps. Son capitaine n’avait jamais navigué. Pour le gouvernement de la Restauration, la loyauté d’un homme était plus importante que sa compétence.

    Il en aurait fallu peu pour éviter le drame. Le capitaine semble avoir cru que commander s’était en faire à sa tête, que se fier aux autres, lire une carte (!), ou sonder le fond était preuve d’incompétence.

    Métaphore du « déchet toxique » ? Nous sommes placés dans une organisation rarement pour nos compétences, bien plus souvent pour notre adhésion à ses valeurs. Ne comprenant pas ce qui est attendu de nous, nous pensons impressionner nos collègues par nos airs avantageux. D'où erreurs fatales. L'organisation voit le danger, il en faudrait peu pour l'éviter, mais comment peut-elle nous aider sans nous froisser, et puis doit on douter d'un dirigeant ?

    Ceci est le rôle du « donneur d’aide ». En fait, le capitaine de la Méduse en avait choisi un. Mais, il s’agissait d’un philosophe qui n’avait aucune connaissance des environs. Là aussi le parallèle avec l’entreprise est frappant. 

    Japon en déclin

    Il semble que contrairement à ce que me disent les amis qui y vivent, le Japon soit devenu un pays où « l’inégalité des revenus est au dessus la moyenne des pays riches », où « 14% des enfants sont élevés dans la pauvreté », et où « le travail temporaire ou partiel (...) a cru de un cinquième à un tiers de la population active en 20 ans ».

    The Economist, à son habitude, se demande pourquoi le pays demeure paralysé et ne réagit pas.

    N’est-ce pas simplement parce qu’il ne voit rien de motivant dans les solutions qui lui sont proposées ? Il a pensé protéger sa civilisation en transcendant les valeurs de l’Ouest, or, c’est le contraire qui s’est passé. Faut-il persévérer dans l’erreur ?

    Compléments :

    Les amours d’Astrée et de Céladon

    Film de Rohmer, 2007. Seul Rohmer pouvait vouloir faire revivre un succès littéraire du XVIIème siècle, dans l’esprit de l’époque. (Mais fut-ce une bonne idée de faire jouer les acteurs dans les champs et les prés : ils ne semblent pas très à l'aise, et je ne suis pas certain que ce qu'imaginait le lecteur correspondait à cette réalité ?)

    Les personnages d’Honoré d’Urfé parlent comme ceux de Rohmer. Peut-être que ce qui rend ses films si particuliers est qu’il a saisi quelque chose de typique à notre culture, une certaine forme d’esprit, d’élégance, qui n’aurait pas sombré avec l’Ancien Régime, et que l’on trouve, par exemple, chez Madame de Sévigné ou le duc de Saint-Simon ?

    Aussi, étranges espaces que crée l’imaginaire des peuples. Alors que nous nous rêvons en sorciers ou en vampires, l’élite du 17ème siècle s’imaginait en bergers et en nymphes. L’homme a-t-il besoin de se projeter dans des univers où il lui est plus facile d’obéir aux règles sociales que dans le monde qu’il habite ? Moyen de supporter son sort, mais aussi d’intérioriser les valeurs de son temps ?

    Compléments :

    dimanche 22 août 2010

    Angleterre héréditaire

    Je tombe par hasard sur un article parlant d’une vieille famille anglaise, les Sackeville, et du château de 365 pièces qu’elle possède depuis 1603.

    Inconcevable en France qu’une famille noble ait pu se maintenir au fait de la fortune et des honneurs pendant plus de 4 siècles. Particularité de l’Angleterre que lui enviait Tocqueville : les privilèges y sont héréditaires

    Contre l’énergie éolienne

    Il semblerait que l’implantation d’éoliennes aux USA rencontre la résistance de militants écologistes. Cas classique de résistance au changement ?

    Ceux qui trouvent que les éoliennes causent des méfaits à l’environnement sont ceux qui vivent à proximité, mais ne profitent pas de leurs bénéfices financiers, et à qui, en quelque sorte, on les a imposées (cas de la famille Kennedy). Pour les convaincre, il faut que la décision d'installation vienne d’eux (qu’ils soient responsables du changement), même s’ils n’en profitent pas directement. Ou, comme en Europe, qu’obéir aux directives du gouvernement soit une caractéristique culturelle. 

    Supply chain et conséquences imprévues

    Pendant quelques décennies le monde des affaires a vécu à l’heure de la « supply chain ». Il s’agissait de configurer l’entreprise de façon à chercher, partout sur la planète, le moins disant, et à en tirer profit.

    On découvre progressivement que l’on avait oublié quelques coûts cachés dans ces calculs.
    • Une grande partie des gains viennent de ce que les pays émergents ne respectent ni les droits de l’homme, ni la durabilité de la planète. Ce que les multinationales n’avaient pas prévu, c’est que cela pourrait être découvert et rejaillir sur leur image de marque (Huile de palme).
    • Maintenant, on apprend que le tourisme médical peut ramener au pays quelques maladies contre lesquelles on ne sait pas lutter…