samedi 13 novembre 2010

Diffbot

Je suis tombé par hasard sur un système qui permet de suivre des sites web, sans donner leur lien RSS, juste leur adresse. www.diffbot.com.

La présentation du résultat des recherches est bien plus agréable que celle de iGoogle. En outre, le lecteur élimine la publicité des articles, et semble tenter d’extraire une phrase clé du texte de l’article qu’il a repéré, une sorte de synthèse.

Mais il y a aussi un peu d’approximation : les titres n’apparaissent pas clairement (l’article est représenté par la phrase clé). Curieusement des articles d’un blog de The Economist ont l’air d’être attribués au mien. (Le robot est abusé par la liste de blogs qui figure sur mon blog ?)

Mystère : comment ce système – anti pub - compte-t-il générer les ressources financières qui lui sont nécessaires ? 

N.Sarkozy conquérant de l’impossible ?

Une discussion récente sur « l’entrepreneuriat au berceau » me fait remarquer que le Français se prend de plus en plus en main. Et puis il y a l’autoentrepreneur qui se multiplie. Et toutes les mesures en faveur de l’entreprise (crédit d’impôts…). Ces conditions ne vont-elles pas finir par créer une génération spontanée d’entreprises ? N.Sarkozy veut faire de nous des entrepreneurs, et il est peut-être en train de réussir, en suis-je arrivé à me dire.

Jusqu’à ce que j’écoute le colloque de l’ADDES. Si le Français prend son sort en main, ce n’est pas pour faire fortune mais pour échapper à la démence d’une entreprise déréglée.

L’intelligentsia française a accusé N.Sarkozy de tendances napoléoniennes. Ça me semble manquer la cible de quelques années lumières. Pour Napoléon, la France était le moyen (interchangeable) de son destin de nouvel Alexandre. N.Sarkozy est un conquérant infiniment plus extraordinaire : il veut transformer la nature d’un peuple. Y a-t-il eu un autre exemple d’un projet aussi démesuré dans l’histoire de l’humanité ?

Compléments :
  • Sur Napoléon, voir le deuxième tome des Mémoires d’outre tombe de Chateaubriand.
  • Curieusement Trotsky utilisait beaucoup la révolution française et Napoléon comme modèles d’analyse du monde de son époque. Notre intelligentsia serait-elle inspirée par le Trotskysme ? (Bensaïd, Daniel, Les Trotskysmes, Que sais-je ?, 2002.)
  • Sur les aspirations du Français : Crise de la représentation politique.

vendredi 12 novembre 2010

Assurances : c’est encore loin l’Amérique ?

Il y aurait une montée du refus d’assurance, en France.

Ça me fait penser aux USA. Les assurances y font de gros bénéfices en n’assurant que les bien-portants, et en refusant de payer lors d’un pépin. D’ailleurs ceci pose un énorme problème à la création d’entreprise (le créateur étant dans une situation par nature précaire, donc pas assurable).

L’Amérique, ce qu’elle a de pire, est-ce ce vers quoi nous nous dirigeons ?

Obamarketing

Explication des déboires actuels de B.Obama ? Voici ce que dit le publicitaire Laurent Habib (La communication transformative, PUF) de sa campagne :
Nouveau modèle de campagne autour d’une cause : ce n’est plus « Vote for Obama », c’est « Vote for Change ».
Pour encourager l’appropriation, le narratif de la campagne bascule de la représentation du candidat vers celle des électeurs comme agents du changement.
Il est d’ailleurs fascinant de constater que les militants, lorsqu’on les interroge sur la campagne, ne parlent pas de politique, peu d’Obama, beaucoup de changement et essentiellement d’eux-mêmes…
B.Obama a conquis le Graal du publicitaire : « la marque (…) est réinterprétée, réappropriée par chacun et, pour partie, réinventée. »

Obama aurait-il retrouvé un des plus anciens trucs de publicitaire, le « Grand soir » ? Ne rien promettre à l’électeur, sinon la réalisation de ses rêves ? Brillant : les rêves peuvent être différents, l’électeur est unanime. Pas étonnant qu’il soit maintenant mécontent (Tea Party) ou abattu (Démocrates).

Compléments :
  • Jusqu’ici, dit L.Habib, les entreprises pensaient que la communication remplaçait l’action (un bon produit). Étape ultime, la communication ne promet plus rien, n’est plus rien, le marché la charge de ses fantasmes ? Nous-nous autoconvaincons ? Réalisation du « non agir » chinois ?
  • Aussi bien le Chrétien que le Marxiste nous disent que le Grand soir n’arrivera qu’après un long et difficile chemin. Ils vendent de l’espoir. Ils donnent un sens à la vie. Et ça c’est increvable. Le publicitaire serait il passé à côté d’une des bonnes pratiques du métier ?

Maintenance de logiciel

Il semblerait qu’il y ait une possibilité que la maintenance des logiciels d’Oracle et de SAP puisse être prise en charge par d’autres sociétés. « Pour les deux sociétés, la maintenance génère deux fois plus de revenus que le logiciel et la totalité des bénéfices. » (Maintaining fees.)

Oracle et SAP seraient-ils victimes d’un vice de leur stratégie d’écrémage du marché ? 

jeudi 11 novembre 2010

Départ d’inflation

Hier, j’entendais un universitaire anglais s’inquiéter du décollage de l’inflation en Angleterre, très au dessus des normes européennes, et non suivie par les taux d’intérêts obligataires – toujours quasi nuls.

Pourquoi s'étonner ? Cela semble une conséquence naturelle des efforts gouvernementaux anglo-saxons : liquider leur crise par une politique monétariste. L’inflation est utile pour éliminer les dettes.

Quelles vont être les conséquences de ce succès ? L’inflation est une récompense du pêcheur et une punition du vertueux : est-ce acceptable ? Et puis, il y a tentative de contamination mondiale. Et l'UE peut-elle tolérer que l'inflation s'envole chez l'un de ses membres ?...

Barry Eichengreen explique justement que les crises du système monétaire international surviennent lorsque les intérêts de la démocratie s’écartent de ceux de l’économie… L’avenir est imprévisible. Mais il pourrait bien être mouvementé. 

Droits de l’homme

Hier, j’entendais que David Cameron avait bravement pris la défense des droits de l’homme, lors de son voyage en Chine.

Le droit au travail est un des droits de l’homme. Si le chômage occidental continue à croître, il se pourrait que la Chine vienne bientôt nous donner quelques leçons… 

Gouvernement et économie sociale

Un dirigeant d’association se demandait d’où venait l’intérêt du gouvernement pour l’économie sociale. Quel mauvais coup est-il en train de préparer ?

La réponse pourrait être simple : « Big society » de David Cameron.

Réduire l’État à presque rien et charger du service public une économie sociale dynamisée par l’arrivée « d’entrepreneurs ».  Explication de la vogue de l’Entrepreneuriat social ?

Capteurs et société

Mon billet sur la prise de contrôle de l’humanité par le capteur vient d’un dossier de The Economist. (Premier article : It's a smart world.) En tant qu’ancien informaticien, ancien étudiant de « contrôle des systèmes »… je me réjouis que mes passions passées aient un avenir aussi souriant. Je pensais que mes semblables seraient vite transformés en dinosaures par des champs économiques nouveaux (sciences de la vie…). Pour être honnête, le règne du capteur n’est pas pour demain : les résistances qu’il aura à affronter sont colossales. Mais il soulève des questions intrigantes :
  • L’économiste Elinor Ostrom aboutit à un modèle de gestion de « biens communs » par autocontrôle de la société par elle-même. L’invasion du capteur est elle le signe annonciateur de ce communisme final ?
  • Qui contrôle le capteur ? Si c’est un homme ou un groupe d’hommes, ou, encore, si la technique n’en fait qu’à sa tête, nous y avons perdu notre liberté. Les capteurs doivent donc être dirigés par « la démocratie ». Mais le concept n’est pas bien au point, puisque trop souvent des groupes d’hommes arrivent à rançonner une partie de la société.
  • Ceux qui nous imposent le changement ne le subissent pas. Les promoteurs du libre échange, par exemple, sont des commerçants, nous sommes leurs marchandises. Mais s’ils pâtissent de leurs changements, ils pourraient gagner en modération. L’inquiétude vis-à-vis du capteur de The Economist – Jeanne d’Arc du libre échange - me semble aller dans mon sens. 

mercredi 10 novembre 2010

Du nouveau dans l’économie sociale ?

Suite de mes souvenirs du colloque de l’ADDES :
  • Microcrédit. On réinventerait les crédits municipaux et les prêts sur gage d'antan. Mais la France ferait preuve d’originalité. Plutôt que de remédier à l’injustice sociale et à l’exclusion par l’économie seule (modèle de Muhammad Yunus), elle les préviendrait en combinant économie et accompagnement social. D’où des partenariats acteur social (Secours catholique…) et établissement bancaire (Crédits mutuels, Caisses d’épargne…), chacun apprenant de l’autre.
  • Une génération spontanée de petits entrepreneurs a posé un problème inattendu : monter une entreprise demande de « tout savoir faire », pas uniquement son métier. Des coopératives d’entrepreneurs se sont créées pour les aider. Mais, ils n’en sont pas partis une fois leur activité lancée. Car, ils voulaient la liberté, mais pas fonder une entreprise. S’est alors posée la question de la représentation d’un « personnel » à la fois employeur et employé. On a découvert qu’il avait besoin d’une triple protection (démonstration, en creux, de l’utilité des services publics ?) :
  1. contre lui-même - l’indépendant s’auto-exploite, il travaille trop ;
  2. contre la précarité – il n’a pas de protection sociale, de formation professionnelle (du coup son activité n’est pas pérenne)… ;
  3. contre les donneurs d’ordre qui profitent de l’atomisation de leur sous-traitance (« on est dans la lignée des luttes sociales du 19ème siècle »).
  • L’entrepreneuriat social. Les différences entre l’Europe et les USA seraient de l’ordre de la théorie. Quant à la pratique, elle se ressemblerait. La cause de ce mouvement serait la perte de ressources publiques par l’économie sociale, qui chercherait une compensation dans le secteur marchand. On parle aussi d'entrepreneurs motivés par l'intérêt de la société et cherchant un effet systémique. Mais quoi de neuf ici ? N'était-ce pas déjà le cas des fondateurs de la Croix Rouge ou des Restau du Coeur ? Les mêmes causes ont les mêmes effets ?
  • Une thésarde, s’en remettant à Marcel Mauss, semble dire que l’économie sociale n’est pas qu’échange marchand, mais aussi échange de dons, ainsi elle crée un lien non monétaire - fort. (Intéressant : la théorie de Marcel Mauss vient des observations de Bronislaw Malinowski, qui observait que le don était l’agent de cohésion de groupes mélanésiens distants – le troc n’ayant qu’un rôle négligeable.)
  • L’État désirerait définir ce qu’est l’Intérêt général et en charger l’économie sociale. Or, si les coopératives, par exemple, servent par nature les intérêts de leurs adhérents, elles véhiculent aussi les valeurs les plus profondes de la nation (un homme une voix, primat de l’éducation…). Elles contribuent donc à l’intérêt général. Les détourner de leur vocation pourrait-il les amener à ne plus remplir ce rôle et à appliquer une vision gouvernementale de l’intérêt général qui n’est pas dans notre intérêt ?
  • La santé au travail et le dialogue social seraient de moins bonne qualité dans l’économie sociale que dans l’économie normale. Ce serait surtout le problème des associations. Faute de moyens, leurs employés vivent dans des conditions difficiles. Quant aux mutuelles et aux coopératives, les conditions de travail y seraient globalement bien meilleures que dans le privé. (L’étude a été faite sur des données d’avant crise.)
Contrairement aux organisateurs du colloque, qui semblaient croire à de « nouvelles frontières », je me demande s’il n’y a pas retour aux origines. La dissolution de l’État ne serait-elle pas en train de recréer les conditions qui ont présidé à l’invention de l’économie sociale, au 19ème siècle ? 

Travailleurs riches et pauvres

Hier un intervenant parlait de « travailleurs pauvres ». Cela n’est pas une découverte nouvelle, mais elle m’a rappelé que les Américains parlent de « working rich » quand ils veulent décrire ceux qui dominent la société. Autrement dit de « travailleurs riches ».

Notre monde occidental serait-il devenu une sorte de grande bureaucratie dans laquelle ceux qui parviennent au sommet dépouillent ceux qui sont en bas ? Le tout étant trop occupé à se battre pour l'héritage de leurs parents pour créer quoi que ce soit ? 

Ces garçons qui venaient du Brésil

Film de Franklin J. Schaffner, 1978.

De grands acteurs anglo-saxons caricaturent de manière ridicule Nazis et chasseur de Nazis.

Le Nazi devait être à la mode à l’époque. Peu de temps avant était sorti Marathon Man, avec, toujours, Laurence Olivier.

Compléments :
  • On parle beaucoup de clonage dans ce film. Et le Dr Mengele est présenté comme un pionnier de la génétique. Intéressant saint patron.

mardi 9 novembre 2010

La Faute de M.Obama ?

Je pensais que l’idéologie avait coûté une élection à M.Obama. Il y a une meilleure explication à son revers :

La tragi-comédie de la réforme de la santé a détourné l’attention et les ressources du gouvernement américain de ce qui aurait dû être son obsession : remettre l’économie du pays sur pieds. Il a perdu une précieuse année. C’est probablement ce qu’on lui reproche.

Le peuple aurait-il une raison que la raison des esprits supérieurs ne comprend pas, mais qui est bien plus juste que cette dernière ?

Compléments :
  • M.Obama croirait-il qu’il suffit de prendre une décision pour résoudre un problème ? Il avait décidé d’un plan de relance, donc l’économie était sauvée, il pouvait s’attaquer à la réforme de la santé ? Idem pour l’Afghanistan ?

La France de Cameron

Fin d’un colloque de l’ADDES. Trois anciens délégués interministériels à l’économie sociale ont le micro.

Curieusement, ils semblent penser la même chose. (Ils ont pourtant siégé dans des gouvernements de gauche et de droite.) À savoir que notre gouvernement appliquerait les réformes Cameron de dissolution de l’État. « Opération de démantèlement de l’État ». Mais sans avoir le courage de le dire, en douce, à la française.

L’organisation cible de la reengineering national serait l’Angleterre victorienne. L’économie sociale remplacerait l’État. En particulier, pauvres pris en charge par des organisations charitables : « 13% de la population n’a aucun moyen de faire face à la marchandisation ».

L’initiative doit venir du terrain, « l’économie sociale doit se prendre en main elle-même », elle doit refuser le marché de dupes qu’on lui propose, « le gouvernement ne comprend que le rapport de forces ».

Le plus étrange ici est que l’opinion de ces éminentes personnes, ajoutée à beaucoup d’autres, semble signifier qu’il y a une opposition généralisée aux idées du gouvernement. Dans ces conditions, comment se fait-il qu’il les mette en œuvre avec autant de facilité ? Que les forces de résistance s'épuisent à défendre des causes d'importance secondaire ?

Compléments :
  • Rejoindrait une autre analyse selon laquelle le gouvernement aurait adopté la méthode Thatcher. 

Capteur über alles

Demain tout sera lié à un nuage de capteurs. (Living in a see-through world.)

D'ores et déjà certaines villes ont leur double virtuel, les vaches ont une électronique embarquée qui rappelle celle des voitures… Il n’y a pas de limite à ce que couvrira cet « Internet des choses ». Beaucoup d’entreprises devraient trouver dans ces applications d’énormes marchés. Nouvel âge de gloire pour l’informatique, l’électronique et leurs services.

Mais cela soulève aussi des problèmes curieux. 
  • Rolls Royce est désormais capable de mesurer l’usage que l’on fait de ses moteurs, et donc de les louer : va-t-on vers une société où il n’y aurait plus de droit de propriété ? 
  • Que donnera ce monde interconnecté lorsque s’y mettront des Stuxnet et des bugs ?
  • Quid de la liberté individuelle ?
Le libéralisme serait-il en train de fabriquer la corde pour se pendre ?

Répulsion

Film de Roman Polanski, 1965.

Catherine Deneuve au début de sa carrière, dans le rôle d’un être fragile attiré par un monde effrayant et fascinant. Elle m’a semblé fort bien et j’ai pensé qu’il était dommage que la célébrité enferme les actrices dans des rôles stéréotypés.

Le film, quant à lui, m’a rappelé Shining de Stanley Kubrick. J’ai cru aussi y voir un appui à ma thèse selon laquelle les personnages de Polanski tendent à basculer dans le mal, avec délice. 

lundi 8 novembre 2010

Changement aux USA

Le résultat des récentes élections américaines crée une situation qui s’apparente au dilemme du prisonnier :
  • Les Républicains ont été élus pour en découdre avec Obama.
  • Par contre, ils ne peuvent rien faire sans lui. Et, s’ils ne s’entendent pas entre eux, plusieurs décisions critiques pourraient ne pas être prises, détériorant un peu plus les affaires du pays et de ses habitants :
Un accord sur le déficit sera impossible. Un blocage sur les réductions d’impôts de Bush fera qu’elles expireront, d’où brutale augmentation des impôts, par défaut. Sans nouvelles aides du gouvernement fédéral, les États en situation financière tendue vont licencier leurs employés et réduire leurs prestations l’année prochaine.  

Les USA ruinent le monde (suite)

QE2, la nouvelle vague, modeste, de « quantitaive easing » américaine fait l’unanimité contre elle. Y compris en Angleterre. Un interviewé de la BBC disait ce matin que l’Amérique exportait sa crise. Ce que pense ce blog depuis longtemps. (Bizarrement, c’était aussi la politique de l’Angleterre. Aurait-elle trouvé plus fort qu’elle ?)

Avec un tel comportement, comment l’Amérique peut-elle condamner la politique monétaire chinoise, qui n'est-autre que la sienne ?. N’est-elle pas raisonnable par les temps qui courent ? Le reste du monde ne serait-il pas tenté de l’adopter s’il le pouvait ?

Compléments :

Kaboom

Film de Gregg Araki, 2010.

Heureux mélange des codes des séries télé américaines pour adolescent. Fac, surf, fast-food, smart phones, paranormal. Le tout dans des couleurs à la Almodovar. 

dimanche 7 novembre 2010

Sortie de crise

Il y a quelques temps je lisais ce que disait un dirigeant de Google, qui encourageait son pays à développer les innovations américaines, plutôt que de défendre des secteurs économiques dépassés par la concurrence étrangère.

Je soupçonne effectivement que c’est comme cela que l’on sortira de la crise. Il faut regarder le savoir faire de chaque entreprise et nous demander ce qu’il a d’original et en quoi il pourrait être utile à l’homme, et, donc, que faire pour cela.

L’économie de marché, c’est l’échange. Plus je produis de choses originales, plus je peux échanger. Mais pour cela plus j’ai besoin que l’autre produise de choses que je ne sais pas produire – sinon il n’aura rien à échanger avec moi. Tout le monde y gagne. C'est magique. C’est ce qu’a découvert Jean-Baptiste Say il y a déjà fort longtemps.

Compléments :
  • Ce savoir-faire n’est pas forcément « l’innovation de rupture » à laquelle pense Google. Beaucoup de très grandes innovations ont été organisationnelles (comme la grande surface), et tout le succès allemand est basé sur une amélioration continue à petits incréments, qui finit par construire des avantages indestructibles.
  • SAY, Jean-Baptiste, Cours d’économie politique et autres essais, Flammarion, 1996.

The social network

Film de David Fincher, 2010.

Rencontre inattendue entre deux populations qui semblent appartenir à des ères différentes, mais ont en commun un intellect dont le développement s’est arrêté très tôt. D’un côté la faune des start ups. De l’autre la haute société anglo-saxonne et ses rites d’un autre âge. Chacun se croit distingué par les dieux et n’a que mépris pour le reste du monde.

Excellent reportage.