samedi 22 janvier 2011

Le luxe rend asocial ?

« Le simple fait d’exposer quelqu’un au luxe fait qu’il pense plus à lui-même qu’aux autres. » Dit un chercheur.

Concrètement, lui montrer des chaussures de luxe lui fait prendre des décisions socialement irresponsables !

Mais, il suffit d’une mauvaise passe pour que ressurgissent des réflexes de solidarité.

De l’effet des bonus et de comment bien rémunérer les dirigeants ? 

Avocat et création d’entreprise

Conférence sur les statuts d’entreprises. J’en retiens que s’il n’est pas compliqué de monter une société lorsque l’on est seul (comme moi), les difficultés commencent :
  • Si l’on a plusieurs associés.
  • Quand, une fois la société montée, on veut la faire évoluer.
  • Quand on veut ouvrir une représentation à l’étranger.
Alors, il faut probablement le secours d’un avocat. 

Oligarque et libéralisme

On me raconte l’histoire suivante. L’État remet en cause une délégation de service public que possédait une vieille association. Raison pas évidente. Elle ne demande apparemment rien à l’État. Les services de l’association coûtent peu aux usagers (ça se chiffre en euros). Le libéralisme pour le libéralisme ?

La réponse à l’appel d’offres qui résulte de la dite remise en cause doit l’amener à se rapprocher d’une seconde association, qui, elle, est présidée par quelqu’un qui recherche une sinécure. Il surclasse aisément le président de la première association, et le roule dans la farine. On me dit qu’il y a de bonnes probabilités pour que le résultat de l’affaire conduise à la liquidation de la « vieille association » et à une dégradation du service rendu au public.

Je trouve cet exemple fascinant. Le président de la seconde association surclasse de la tête et des épaules ceux qui dirigent la vieille association. En outre ils n’avaient pas été élus pour affronter une déréglementation libérale (ce sont des « militants »), ou même un appel d’offres. Ils ne savent même plus pourquoi leur association fait ce qu’elle fait. Ils ne sont que des rouages dans un mécanisme. Dans ces conditions, ils ne peuvent que se faire tailler en pièces par quelqu’un qui n’est poussé que par son intérêt. Bref, il me semble que l’on a là une illustration de la raison pour laquelle le libéralisme conduit à une destruction accélérée du capital économique d’une nation, et à l’émergence d’oligarques, qui croient objectivement devoir leur succès à leur seul talent.

Compléments :

vendredi 21 janvier 2011

Nous sommes un marché !

J’en suis arrivé à penser que si l’ère d’après guerre a été technocratique, la nôtre est celle du marché. En fait, nous sommes un marché. Ce qui explique que nous soyons ballottés de manière brownienne, et, accessoirement, que notre président change aléatoirement d’opinion.

D’ailleurs, nos grands prêtres ne sont plus les technocrates, mais les économistes.

Eh bien, ça se confirme : en quelques années, les économistes européens sont parvenus à publier presqu’autant d’articles que les Américains… 

Respect

« Ceux qui marchent avec la tête haute non seulement attirent le respect des autres, ils semblent aussi se respecter ». (The power of posture)

jeudi 20 janvier 2011

Berlusconi fini ?

Et si S.Berlusconi avait rencontré, finalement, son maître : le ridicule ?

NHS

Il se confirme que la réforme du système de santé anglais est un changement bâclé :

Ce serait surtout la rapidité du changement qui lui ferait courir un grave danger. Les organismes existants perdraient leurs personnels alors que leur compétence est nécessaire ; « les médecins seraient préoccupés par le cadre juridique des groupements et la possibilité de faillite » ; certains fournisseurs privés pourraient vendre à perte pour couler leurs concurrents publics… (The final frontier.)

Néoconservatisme

N.Sarkozy a toutes les caractéristiques du néo-conservateur américain. Comment peut-il alors parler de capitalisme voyou, de régulation financière… ? Pure manœuvre ?

Les néo-conservateurs américains sont très attachés aux valeurs d’après, et d’avant, guerre : famille, religion… Ils estiment que la seule raison pour laquelle le capitalisme peut dériver est le non respect de ces valeurs. Exemple : 68. Les soixante-huitards ont rejeté les règles de la société. C’était des paresseux. Cette paresse, qu’ils ont infiltrée dans notre société explique chômage et déclin économique.

Mais comment les neocons peuvent-ils parler d’un côté de famille, de religion… et de l’autre de libre échange, l’élimination de toutes les contraintes, de toutes les règles, de ce qui fait la société ?

Parce qu’ils ne sont pas soumis au marché ? Dans leur univers protégé, il est possible de vivre en société ?

mercredi 19 janvier 2011

Perte de compétitivité

Les esprits supérieurs qui nous gouvernent s’interrogent sur la perte de compétitivité de l’entreprise française par rapport à l’Allemande. Et ils ont eu un éclair de génie : c’est une question de coûts !

Mais, bien entendu, ça ne peut-être que cela ! Voilà pourquoi l’Allemagne exporte massivement vers les pays émergents, des Mercedes, et que ses PME sont en situation de quasi monopoles sur leur marché mondial ! 

Réforme de l’Europe

Il semblerait que les gouvernements européens commencent à envisager une intégration fiscale renforcée. Ils chercheraient à trouver un mécanisme qui ne leur demande pas de consulter leur peuple. Et à préparer l'opinion au changement. 

Le correspondant européen de la BBC trouve la pratique peu démocratique, donc risquée : les peuples ne sont-ils pas déjà insatisfaits de leurs gouvernements ? N'y a-t-il pas des tentations extrêmes ?

Je crois que son point de vue reflète un biais anglo-saxon. L’Anglo-saxon pense que l’État le prive de son oxygène, même. En Europe continentale le mécontentement populaire, vient, au contraire, de gouvernements qui n’on pas suffisamment défendu l’individu contre les forces du marché (cf. la réaction soviétique des pays de l’Est).

Je me demande si une sorte de renforcement de la sociale-démocratie continentale, donc du pouvoir de régulation sociale de l’UE, ou de la zone euro ?, ne serait pas, paradoxalement, quelque chose qui plairait à l’électeur. 

Fukuyama et Aristote

Francis Fukuyama semble penser, comme Aristote, que le communisme chinois n’est pas le mal absolu mais un mode de gouvernement approprié à des conditions particulières et qui peut être durable.

Comme Aristote, il en est venu à croire que l’histoire n’est pas achevée, qu’elle ne converge pas vers un type d’organisation (libéral) particulier, mais qu’elle n’est que changement. 

La pensée solidariste

AUDIER, Serge, La pensée solidariste, PUF, 2010. Le solidarisme a été un courant majeur de la pensée française du tournant 19ème / 20ème. Il est à la fois scientifique (sociologie), philosophique et politique. Il est associé au radical-socialisme et au protestantisme. Il légitimera les premières lois d’assistance sociale de notre pays.

Le débat qu’il induit apparaît étonnamment moderne. Il attaque frontalement le libéralisme, et celui-ci déploie exactement les mêmes arguments qu’aujourd’hui. Or ils étaient bien plus clairement exprimés alors que maintenant :

Les libéraux expliquent qu’il existe des lois naturelles auxquelles il ne faut pas toucher, puisqu’elles garantissent que l’homme ne peut asservir l’homme (c’est la définition originale de libéralisme). Parmi ces lois, il y a le contrat. L’État doit en assurer le respect, c’est tout son travail.

Léon Bourgeois, homme politique majeur et champion du solidarisme, prend l’argument à contre. Il montre que l’homme doit tout à la société, à la fois ses maux (épidémies) et ce qui lui est essentiel. Par conséquent, en naissant l’homme hérite d’une dette envers elle. Qui dit dette dit contrat. On est ramené au cas, libéral, précédent.

Conséquence ? Il faut socialiser les risques sociaux par mutualisation. La richesse étant vue comme un effet heureux (injuste) de l’héritage collectif, plutôt que comme le résultat unique de son effort personnel, chaque associé contribue à cette assurance en fonction de sa (bonne) fortune.

Mise en œuvre ? Bourgeois paraît hostile à l’État et favorable à une forme d’autoassurance (mutuelle). Une solution qui semble difficile à réaliser. Finalement c’est l’Etat qui a joué le rôle d’assureur, l’impôt (progressif) étant la contribution de chacun.

Il existe d’autres nuances de cette doctrine. Notamment celle, plus humaine, morale, moins calculatrice et mécanique, de Charles Gide, protestant promoteur de la coopérative et de l’économie sociale. Mais, elles semblent toutes vouloir faire une synthèse entre libéralisme et socialisme. Elles affirment que la société est la condition de la réelle liberté individuelle. Car, un homme qui doit se prostituer pour vivre, ne peut pas être libre. Surtout, l’individu ne naît pas fini. Il a besoin de la société pour se développer et donner son plein potentiel.

Il n’est donc pas uniquement question d’assurance sociale. Il faut aussi s’assurer que la société fournit à l’homme ce dont il a besoin pour se développer harmonieusement (l’école), et apprendre à jouer son rôle d’associé (altruisme), et qu’elle transmet plus aux générations suivantes qu’elle n’a reçu.

Par ailleurs ce débat fait surgir les raisons de ce dont on ne perçoit plus aujourd’hui que les conséquences. Par exemple, le libéral prône la charité (ONG, Téléthon…), le solidariste lui répond justice. Car la charité est le fait de l’individu, et la justice est de la responsabilité de la société, elle sous-entend l’État.

On y parle aussi de « mondialisation ». Le progrès de la mondialisation est celui de l’interdépendance de la race humaine, donc du solidarisme ! On évoque aussi ce que l’on appelle maintenant « dumping social ». Mais, contrairement à aujourd’hui, il n’est pas vu comme une fatalité. Il faut construire une entente internationale pour faire respecter les mêmes lois partout. Puisque le contrat qui lie les hommes est désormais mondial !  

Commentaire :

Curieusement, à l’époque le libéral n’était pas anglais, mais français. Les Solidaristes voyaient l’Angleterre comme un modèle pour la France. Raison ? Le solidarisme a été (aussi ou surtout ?) une réaction aux méfaits du libéralisme (les promoteurs du solidarisme arguent de son échec manifeste). Peut-être était-ce les avancées du libéralisme anglais qui avaient suscité ceux de son solidarisme ?

Dans un sens ce livre est un massacre du libéralisme. Tous les arguments de ce dernier y sont balayés de manière magistrale. Comment le libéralisme a-t-il pu renaître, sans que cette contre-argumentation ne soit, au moins, agitée ?

Certes, il n’a pas présenté ses fondations aussi clairement. Il les a noyées dans les théories des économistes et des universitaires du management. Il a aussi utilisé une forme de propagande en associant ce que la société considère comme le bien, avec ce qui lui est avantageux. Mais ces fondations demeuraient visibles.

Défaut majeur dans la cuirasse du solidarisme ? Nous n’héritons pas autant qu’il serait souhaitable de nos parents ? Nous avons besoin de commettre leurs erreurs pour apprendre ce qu’ils savaient ? Et leçon pour le libéralisme : s’il veut prospérer il doit liquider l’éducation ? Le libéralisme n’est pas compatible avec la raison ?...

Compléments :
  • Le solidarisme me semble proche de la thèse de John Stuart Mill. (Et de Maslow !)

mardi 18 janvier 2011

Réforme de la santé anglaise

Bribes d’une émission entendue par hasard hier (You and yours BBC 4). Une des réformes de M.Cameron consiste à supprimer, si j’ai bien compris, certaines unités parapubliques qui s’occupent des services de soin, et de confier leur travail à des groupements de médecins, qui mettraient hôpitaux et autres fournisseurs en concurrence (plus efficace ?).
  • Les médecins estimeraient que leur travail est de soigner, pas d’acheter.
  • La compétence nécessaire à l’achat des services de soin se trouve chez les unités actuelles. Elles pourraient donc se reconstituer, mais sous un autre nom.
  • Sera-ce la qualité ou le prix qui va dominer les décisions ?
  • Chaque zone géographique mettant au point une solution qui lui est propre, ne va-t-on pas avoir une médecine à une infinité de vitesses ? (Le gouvernement, ultralibéral !, répond qu’il va durement réglementer pour éviter les divergences.)
  • Certains groupes de médecins pourraient échouer, qu’arriverait-il alors aux communautés dont ils sont responsables ?...
Le succès est dans l’exécution aurait dit Napoléon…

Kinect et Xbox

Apparemment pas mal d’Anglais se plaignent d’un dysfonctionnement lié à l’ajout d’un composant à la Xbox. (Émission hier de la BBC.) Le centre d’appel de Microsoft répondrait que le client est en faute.

Qui n’a pas eu ce problème avec un centre d’appel ? D’ailleurs, peut-il faire autrement ? Nous sommes dans l’ère de la taylorisation des services. L’employé est payé pour dépanner aussi vite que possible. Si le matériel n’est pas dépannable, il est échec et mat. Peut-il dénoncer son employeur ou mener une enquête ?

Une entreprise conçoit-elle ses services de « relation client » en fonction de l’estime qu’elle a pour son marché ? 

Armes et USA

The Economist incrimine l’amour des armes américain. C’est la raison du carnage de Tucson. Citation :
Plus d’Américains ont été tués par des armes à feu en 18 ans, de 1979 à 1997, que durant les guerres étrangères, depuis l’indépendance.
30.000 personnes périssent chaque année. Ce qui est finalement peu en comparaison des 300 millions d’armes du pays.

Et si le carnage à l’arme à feu était un fait social (au sens de Durkheim). Un rite qui permet aux exclus d’attirer l’attention publique ? Un moyen de régulation, nécessaire à la survie de l’individualisme d’une société contre nature ? D’ailleurs que feraient les forcenés sans arme à feu, des attentats-suicides ? 

lundi 17 janvier 2011

Marine présidente ?

J’ai eu la surprise de trouver dans un journal une idée qui m’est venue il y a fort longtemps : la droite pourrait être éliminée au premier tour des présidentielles par le FN. Hypothèse improbable, mais certains hommes de droite la formulent.

Depuis sa création il semble à ce blog que nos partis politiques s’enferment dans un cercle vicieux. Le président mène une politique qui le fait exécrer. La gauche en déduit qu’elle n’a pas besoin de formuler un programme puisque la France va éjecter Sarkozy. (Peut-être d’ailleurs que l’écriture d’un programme est impossible ? Les divergences sont trop fortes chez les socialistes ? Ce qui les rapproche est inacceptable pour l’électeur ?...)  

Mme Le Pen pourrait résoudre la question. N’est-il pas mieux de voter pour l’original que pour la copie ? Avantage sur Sarkozy ? Et si la gauche est à nouveau divisée, les mêmes causes produiront les mêmes effets ? Mme Le Pen en tête au premier tour ? Un des partis traditionnels recevra-t-il à nouveau 80% des voix, au second, étouffant ainsi la voix de la protestation ? Pas sûr que certains n’aient pas envie de leur donner de nouveau une leçon qu’ils ne veulent pas entendre. Excellent score final du FN ?

Compléments :

Crise automobile

L’industrie automobile serait toujours en surcapacité. Or, non seulement les pays émergents vont réduire brutalement la croissance de leurs achats, mais ils vont surtout chercher à exporter massivement (y compris la production des marques occidentales installées chez eux). Danger ahead.

L’industrie automobile occidentale va-t-elle être balayée ? Où iront les personnels licenciés ?

Phénomène isolé, ou notre industrie doit-elle se préparer à un tsunami ? Qui, d’ailleurs, est le fait de ses oligarques ? (Exemple américain.)

Marché et libéral

Dans la pensée libérale, le marché est l’outil ultime de « destruction créatrice ». Le simple fait d’installer un marché garantit l’innovation, et le bonheur.

C’est ce qui permet de vider les entreprises de leurs réserves : si seul le marché crée, tout ce qu’entasse l’entreprise est volé. C’est pour cela que jamais l’entreprise occidentale n’a aussi peu investi.

Retour à une caractéristique fascinante de la pensée libérale : elle n’a pour seul objet que de  pousser les intérêts de ceux qui l’ont créée. Et ce sont des intérêts de parasites ?

Compléments :

dimanche 16 janvier 2011

Wikipedia a 10 ans

Wikipedia aurait pris un coup de vieux. La ritualisation l’aurait gagné. Elle exclurait, par une forme de censure, les nouveaux contributeurs au profit des vieilles barbes au jargon incompréhensible. (Wiki birthday to you.)

Est-ce un exemple du « déplacement de but » dont parle Robert Merton ? Dans une bureaucratie, l’individu n’a pas d’influence sur la direction des événements. Alors il invente un sens autre à sa vie. Plus exactement il voue un culte aux processus de l’organisation. (Exemples : une direction technique fait de la technique pour la technique, une direction de la communication, des campagnes de pub pour faire des campagnes de pub…).

Par ailleurs le fait que ces rites éjectent les nouveaux n'est pas inattendu : tout groupe définit ses « frontières ».

Les fondateurs de Wikipedia devraient-ils redonner du sens à leur projet ? En commençant par demander à leur 30.000 bénévoles leurs suggestions quant au moyen de faciliter l’entrée de néophytes ?

Compléments :
  • Merton, Robert K., Social Theory and Social Structure, Free Press, 1968.
  • Sur la physiologie des groupes : SCHEIN, Edgar H., Process Consultation Revisited: Building the Helping Relationship, Prentice Hall, 1999.

Zone euro en faillite

The Economist suggère à la zone euro de mettre en faillite les pays de sa périphérie. Ils sont incapables de payer les dettes qu’ils entassent. En toute logique, il vaut mieux liquider maintenant que lorsque la situation aura empiré.

Je vois mal la technique de conduite du changement à adopter...

Même si le système bancaire européen est plus solide qu’il y a quelques temps (d'après The Economist), il est probable qu’il passera un mauvais quart d'heure (sans compter qu'il n'y a pas que les banques, il y a aussi les assurances vies et autres fonds de pension, ainsi que quelques nations !). Il demandera certainement un coup de main des pays encore solvables, qui s’enfonceront un peu plus dans le rouge. D’ailleurs comment éviter que certains ne refusent de payer l’addition et demandent à ceux qui ont voulu la faillite (ce ne peut être que la France et l’Allemagne) de les rembourser ? La zone euro c’est le dilemme du prisonnier fait continent.

L’anxiété de survie des nations n’est pas suffisante pour qu’il y ait un mouvement collectif, me semble-t-il. D’ailleurs la défaillance n’est pas la seule solution possible. Nous pourrions nous demander comment relancer notre croissance collective, notamment par le commerce interne à l’UE. Et il existe aussi la solution anglo-saxonne : une dévaluation massive, accompagnée d’une inflation forte. 

Mogambo

Film de John Ford, 1953.

Chasse au gorille (joué par Clark Gable). C’est Ava Gardner qui le capturera.

Répétition d’un thème central du cinéma hollywoodien. L’Américaine au passé que la morale réprouve décroche le gros lot à la barbe de l’européenne perfide et cultivée (Grace Kelly). Dans un film européen la fille perdue aurait trouvé la rédemption dans le sacrifice… En Amérique la fin justifie les moyens, et le passé.