samedi 18 juin 2011

Sarkozy contre Atomic Anne

N.Sarkozy n’a pas perdu la main. Personne ne lui résiste. Anne Lauvergeon était coriace, pourtant. Elle avait trouvé une faille : les gens qu’il voulait lui substituer, tirés de son entourage, étaient peu reluisants. Mais, le président ne voulait pas placer un copain, mais éliminer Mme Lauvergeon ? Il lui suffisait pour cela de la remplacer par un homme d’Areva, qui n’avait, par conséquent, pas les défauts des précédents candidats ?

M.Sarkozy tient M.Ghosn, qu’il a sauvé d’un scandale, ses amis contrôlent FT, EDF, Veolia, Thalès…?Dirigisme gaullien ? M.Sarkozy commis voyageur de la France ? Sa popularité profite des contrats qu’il décroche ? Et ces grandes entreprises régulent l’emploi, comme après guerre ? C'est lorsqu'il est dos au mur que le champion fait preuve de génie ?

Compléments :
  • Au revoir to Atomic Anne
  • Risque ? Tuer l’innovation et « too big to fail » (Crédit Lyonnais et FT de Michel Bon) ? M.Sarkozy fait de la France une grande Islande ?

Angleterre et France : principes constitutifs

L’Angleterre donne son élite en spectacle (Oxford contre Cambridge, aussi bien qu’Any questions de la BBC). Elle indique au peuple qu’avoir de l’ambition c’est rejoindre cette élite.

Ce faisant, elle s’est maintenue inchangée quasiment depuis le Moyen-âge. Elle a pu être une société d’héritiers qui permet toujours aux grands propriétaires de ne pas diviser l’héritage.

Depuis Tocqueville, au moins, une partie de l’élite française s’émerveille de ce miracle, et se désole de ne pouvoir l’imiter. En France, le puissant est soupçonné d’être malhonnête et incompétent. Fils à papa, pistonné ou petit copain ?

J’entendais l’autre jour Abdelwahab Meddeb opposer démocratie anglaise et République française. Il y a peut-être du vrai là-dedans. Au fond, les Anglais sont les détenteurs de la démocratie.  La démocratie anglaise, comme la grecque, est une société de classes. La classe supérieure est libre, n’obéit à presque rien, se cultive et s’épanouit, la classe inférieure lit The Sun, et vit de petits boulots. La République place les représentants du peuple au dessus de tous. Ce régime est égalitariste, uniformisateur des cultures immigrées et peu libre.

Compléments :
  • L’Anglo-saxon depuis toujours reproche à la France sa mesquinerie.
  • Histoire de l’Angleterre.
  • Quant à l’Amérique elle a échappé à la classification anglaise par la largeur des « opportunités » qu’elle offrait à son peuple. Elle permettait ainsi à la classe supérieure d’être vite renouvelée. Aujourd’hui le critère d’entrée dans la sphère haute est social : ce sont les études (cf. le CV des milliardaires d’Internet, ou de la nouvelle élite des « working rich ») que seuls les riches peuvent faire.

Changement et deuil

Retour sur un billet précédent.

Le changement doit il être un deuil ? En fait, je n’en suis pas sûr. 
  • Souvent le changement est imposé par les événements ou un pouvoir extérieur. Et si le deuil résultait d’un changement qui n’est pas désiré ?
  • Mais il peut aussi être recherché, ou avoir été conçu par ceux qui vont le mettre en œuvre. Je ne suis pas sûr, alors, qu’il y ait nécessairement deuil. 

vendredi 17 juin 2011

Crise grecque

La Grèce s’agite. L’intelligentsia anglo-saxonne prédit la disparition de la zone euro. Avec raison ?

La Grèce est entrée dans l’euro pour être contrainte de se réformer. Le grand moment est arrivé. Cependant, elle ne pourra trouver de solution que si les « parties prenantes » de son sort sont convaincues de la gravité de la situation et de la détermination des concernés. La crise est une étape inévitable du changement. Je ne suis pas sûr que l’on puisse en dire beaucoup plus.

Compléments :

Changement et deuil

Les réactions de l'homme face au changement sont identiques à celles éprouvées lors d'un deuil : après un premier état de choc, de refus, il passe à une phase de retraite défensive, de colère, puis accepte l'évolution  (il a fait le deuil du passé) avant de s'adapter.

Exemples de manifestation du phénomène : « c’était mieux avant », ou colère. Une fois le changement passé : « c’était idiot avant ».

Ce phénomène est ignoré par le dirigeant français, homme de raison. Il veut imposer autoritairement ses décisions. Ne sont elles pas parfaites ? Erreur fatale. Que devrait-il faire ?
  • Pour bien vivre le changement, l'individu doit d'abord ne pas réprimer ses sentiments de rejet, naturels, et essayer de les comprendre, il faut qu'il réduise le niveau de stress en gardant une bonne condition physique et en trouvant des dérivatifs. Surtout, il doit prendre un rôle moteur dans le changement.
  • Le manager doit commencer par analyser les raisons de la résistance au changement de ses employés, manifestation naturelle et bénéfique (elles permettent d’apprendre beaucoup sur la faiblesse des mesures proposées...). Ensuite, il doit apporter les « premiers soins » en écoutant les doléances, en aidant. Enfin, il doit encourager ses employés à devenir propriétaires du changement (condition sine qua non de réussite), en expliquant, en faisant participer aux décisions, en favorisant l'expérimentation, en protégeant ceux qui prennent des risques, en permettant à ses collaborateurs de s'enrichir personnellement, de se mettre en valeur.
Compléments :
  • Il y a un très grand nombre de variante des « courbes de deuil ». Dans ce domaine la référence est Elisabeth Kübler-Ross.
  • Les conseils viennent de : JICK, Todd, The Recipient of Change, note, Harvard Business School, 1990.
  • Résistance au changement.
  • Je nuance ce billet.

Les Barbouzes

Film de Georges Lautner, 1964.

Il y eut une époque où la France se croyait l’égale des plus grandes nations.

En tout cas, elle savait se moquer d’elle-même.

La version moderne d’OSS 117, qui semble s’être beaucoup inspiré de ce film, paraît particulièrement minable, et mesquine, en comparaison. 

jeudi 16 juin 2011

Thomas Krän et la richesse interculturelle

Thomas Krän est un spécialiste du conseil interculturel. Il doit son métier à son histoire personnelle. Ayant un père suédois, une mère américaine et une femme française, il est convaincu que la différence de cultures est source de créativité et de richesse. Bizarrement, il n’a découvert sa vocation que tardivement.

Après une carrière dans le marketing international, il a créé un cabinet qui aide les entreprises suédoises à s’installer en France et inversement. À chaque mission il se heurtait à la frustration de ses clients avec la culture étrangère. Intrigué par ce problème, il a passé plusieurs années à l’étudier, auprès d’experts internationaux, canadiens notamment.

Il a développé des méthodes simples, mais efficaces, basées sur quelques principes :
  • Comprendre une culture ce n’est pas absorber une liste de recommandations « to do or not to do », c’est une question d’attitude, d’état d’esprit. Principe fondamental : il faut « se demander ce que l’on peut apprendre des autres ». La différence culturelle « n’est pas un piège, mais une opportunité ».
  • Ensuite, mais c’est beaucoup moins important, « il faut éviter le stéréotype », et apprendre à « se voir avec les yeux des autres ». Et, bien entendu, « l’apprentissage ne s’arrête jamais ».
  • Une technique curieuse : en groupe, il est plus facile d’étudier et gérer ses différences, si l’on s’est découvert des points communs.
  • En conclusion, « tout commence par la prise de conscience ! Nul n’est prêt à préparer et à pratiquer une approche nouvelle sans avoir été sensibilisé à l’importance de son sujet, c'est-à-dire l’importance de maîtriser les différences culturelles afin d’en tirer parti ! »

Ce que l’élève pense de l’enseignant

Constatant que mes élèves ne lisent pas les cas que je leur donne, je leur demande de répondre à quelques questions de préparation. Ensuite nous débattons du cas en classe.

Comment ont-ils vu l’exercice ? Comme une preuve de mon incohérence. Alors que je leur demande d’être synthétiques, moi je parle beaucoup…

Mais ce n’est pas cela qui les trouble vraiment. Ils me trouvent « gentil ». Comment un sale type peut-il être gentil ? Leur monde est sans dessus dessous. Ils ne pensaient pas rencontrer une telle perversion. (Pour être franc, c’était l’effet recherché : je voulais les faire douter de leurs certitudes : comme ce blog, mon cours parle de paradoxe.)

Au fond, n’y a-t-il pas ici quelque chose de fondamental en termes de culture française ? La vertu cardinale que nous recherchons chez l’autre est la gentillesse ? Pas la compétence, qui n’existe pas ? (Dans mon cas, il est bien net que mes élèves m’ont immédiatement considéré comme un escroc.)

L’homme n’a pas besoin de vacances

Chaque année à la même époque, je m’étonne que l’on ait pu inventer les vacances.

Un changement de rythme aussi brutal n’est-il pas dangereux ? Est-il, même, dans la nature humaine ? D’ailleurs, les vacances sont-elles utiles si, au retour, on se retrouve pris dans un maelström de tâches qui se sont accumulées entre-temps ?

Ne vaut-il pas mieux avoir une activité régulière, en se ménageant des moments de récupération ?

mercredi 15 juin 2011

Police et loi

Discussion avec un avocat. Peu de policiers connaissent la loi, si bien que les personnes qu’ils arrêtent sont fréquemment relâchées pour vice de forme. Le policier est frustré et croit à une conspiration.

Application des techniques du changement :
  • Il faut montrer au policier que la loi n’est pas aussi illogique qu’elle paraît. Ce qui paraît gêner son action, à un instant donné, protège le citoyen le reste du temps.
  • À ce point, le policier est pris « d'anxiété d’apprentissage » : la complexité apparente du droit lui paraît rendre impossible son travail. Il faut alors lui montrer comment arriver à ses fins en respectant la règle. Ce qui peut se faire par échange d’expérience : tous les policiers n'étant pas également démunis devant la loi.
Compléments :
  • N.Sarkozy ne semble pas favoriser ce changement. Il aurait créé un tel fouillis de loi, que les meilleurs juristes s’y perdent. Heureusement que l'Europe est là pour l'empêcher de faire n'importe quoi, dit cet avocat.

Réseaux sociaux et identité humaine

Le rôle de la communication, de l’échange, avec l’autre serait de nous assurer de qui nous sommes,  « après tout, il ne peut pas y avoir de mère sans un enfant ». C’est du moins ce que dit Paul Watzlawick, dans un livre que je commenterai d’ici peu.

Cela explique-t-il la vogue du web social ? S’il y a autant de pages Facebook ou de tweets, c’est parce que nous ne nous sentons pas très sûrs de notre identité et nous en demandons confirmation ? J’ai beaucoup « d’amis » (au sens de Facebook), donc je suis ?

Mais alors pourquoi y eût-il des coureurs de bois, des ermites, ou Bernard Moitessier ? Leur personnalité était suffisamment solide pour ne pas nécessiter de confirmation ? 

Liberté de blogger

Depuis ses origines, ce blog revendique de pouvoir se tromper.

Nous vivons dans une curieuse société qui semble croire que l’on doit savoir ce qu’il faut ou non penser. Ce qui est bien et mal. Si l’on doute, on est excommunié. On ne doit pas penser, mais savoir. De manière innée.

Pour ma part, je crois que toute idéologie (tout préjugé) est par nature suspecte, et que la vérité se construit par une recherche qui ne peut être bien propre et organisée. (La vérité n’étant autre chose que ce qui permet à la société de fonctionner, et qui est donc, comme elle, en perpétuelle évolution – mais pas aléatoire.)

C’est pour cela que ce blog est plein de morceaux d’idées par finies. En espérant qu’un jour, elles se coaguleront pour donner quelque chose d’utile.

mardi 14 juin 2011

Internet espion

Mme Clinton et le gouvernement américain veulent que la voix des peuples opprimés traverse la censure des dictateurs, chinois, iraniens, syriens…  Pour cela, ils infiltrent dans leurs pays des équipements qui court-circuitent les réseaux officiels (par exemple en utilisant le support de téléphones portables).

Il n’y a rien de plus important que la liberté de parole (U.S. Underwrites Internet Detour Around Censors Abroad - NYTimes.com), chez les autres.

Quid des dictatures amies ? (Par exemple l’Arabie saoudite.) Et de wikileaks ?

Compléments :

La France n’est que séduction

La séduction caractérise les relations sociales en France. C’est la conclusion qu’une journaliste américaine tire d’une enquête sur notre pays (Smouldering). (D’ordinaire, pourtant, les Américains nous trouvent détestables ?)

Mais; le commentateur du livre pense que l’affaire DSK va ternir notre image.

Et si cette affaire donnait, au contraire, du piment à notre nation ? Le monde découvre qu’elle abrite des satyres aux pulsions primitives, des créatures de Frankenstein Jr, qui rodent en toute liberté… Délicieux frisson pour un puritain ? 

Suis-je un génie ?

Il y a une dizaine d’années, j’ai commencé à m’intéresser au changement et à écrire ce qui est devenu mon premier livre. Or, les scientifiques affirment que l’on devient un génie après 10 ans de travail acharné. Théorème qui s’appliquerait aussi bien à Tiger Woods qu’à Mozart.

En fait, je pratique le changement depuis toujours. Quelques-uns de mes meilleurs exemples ont une trentaine d’années. Mais plus j’enseigne, moins je suis compétent. En les expliquant, je perds mes réflexes.

D’ailleurs, j’ai rencontré certaines des sciences qui entrent dans mon travail (contrôle des systèmes) il y a encore plus longtemps. Bref, si j’étais un génie ça se saurait.

Il est possible que pour devenir un génie il faille faire toujours la même chose, jusqu’à maîtriser son art dans les plus petits détails. Je suis trop français pour cela : j’ai conservé un esprit superficiel qui m’a fait apprendre un très grand nombre de techniques, sans devenir un spécialiste d’aucune. Pierre qui roule…

Compléments :
  • Le résultat dont il est question ici est notamment cité par : SIMON, Herbert A., The Sciences of the Artificial, MIT Press, 1996.

lundi 13 juin 2011

The Economist vs Berlusconi

« L’homme qui baisa une nation » titre The Economist (The man who screwed an entire country). Plus fort que « L’homme qui voulut être roi » ?

Depuis toujours The Economist déteste M.Berlusconi. Quelqu’un d’aussi haï par un journal aussi dogmatiquement ultralibéral peut-il être fondamentalement mauvais ?

D’ailleurs, si M.Berlusconi fait passer ses intérêts avant ceux de la nation, il la tient quand même en une seule pièce, et il a, semble-t-il, un bon ministre des finances. Qu’arriverait-il si sa myriade d’adversaires prenait le dessus ? Un chaos de coups tordus ?

M.Berlusconi n’est pas le mal personnifié, mais le fruit du système politique italien ?

Les pays émergents produisent nos médicaments

On découvre que « Aujourd'hui, 80 % des principes actifs de médicaments sont fabriqués en Chine et en Inde, contre à peine 20 % il y a trente ans ». Délocalisations massives. (Article de la Tribune : Faut-il craindre une pénurie de médicaments en France ?)

D’où multiplication des ruptures de stock ; qualité douteuse.

Raison ? Réduire les coûts de production. Mais la cause principale serait l’État et ses génériques.

Ou, plutôt, sa faute est d’avoir fait de la santé un marché, avec tout ce que ceci sous entend de coups tordus ?
L’utilisation du mot « profit » est un signal qui met en cause la notion même de confiance. (Kenneth Arrow, dans un autre billet)
Compléments :
  • Nouvel exemple des ravages de la mode de la « supply chain », et des problèmes de traçabilité qu’elle présente ? (Vers une crise du médicament frelaté, à l'image du lait frelaté chinois ?)
  • Les externalités de la mode de la supply chain commencent à être mesurées.
  • Comment nous en sommes arrivés ici : réforme des systèmes de santé.

L’UE plus utile que jamais

De plus en plus de voix réclament la disparition de l’UE. (Seul l’Etat nation peut sauver l’Europe | L'Europe décalée) Je me demande si, au contraire, elle n’a jamais été aussi utile.
  • L’Allemagne vient de nous rappeler à quel point elle est prompte à jouer les victimes et à accuser le reste du monde de ses maux. N’en est-il pas de même de la virginale Angleterre, grande donneuse de leçons, en particulier aux paresseux de l’Europe du Sud ? Que se passerait-il si ces nationalismes résurgents n’étaient pas tenus en respect ? (Ou, d'ailleurs, s'ils ne pouvaient pas s'en prendre à l'Europe ?)
  • Qu’arriverait-il à la Grèce si elle n’était pas contrainte par la rigueur européenne ? Elle aurait fait faillite pour protéger sa corruption ? (Pour sauver la Grèce, il faut la restructurer)
  • Et que feraient la Serbie et la Croatie s’ils n’avaient pas l’espoir de rejoindre l’UE ?
La raison d’être de l’UE, c’est la paix, et elle n’est pas obsolète. 

L’abîme de souffrance du cadre de grande entreprise

Voici ce que dit Catherine Martin, fondatrice de Créinvestisseurs, de l’attitude des cadres de la grande entreprise face à une carrière (de coinvestisseur) dans une PME
se distinguent 2 typologies de cadres :
-ceux qui ont fait toute leur carrière dans un groupe : ils connaissent tout de l’entreprise, ne se voient qu’en N°1 ou avec une minorité de blocage montée de sorte à ce qu’ils soient de fait décisionnaires, dans la mesure où à leurs yeux le dirigeant d’une petite entreprise ne peut être qu’un homme ou une femme un peu limité(e).
Ils donnent à leur argent des vertus mirifiques, notamment celle de tout apporter à l’entreprise. Ce n’est pas illogique puisque l’argent est leur étalon de reconnaissance (sur le marché, je vaux XK€/an).
On ne les a pas entendu parler d’entente (seulement de mésentente), de plaisir (seulement de sous), d’aventure (seulement de risque), de challenge (seulement de garantie).
- Les seconds ont navigué en grandes entreprises avec quelques plongées en start-up ou expériences en PME. Ils ne savent pas de quoi sera fait le futur de l’entreprise avec ou sans leur talent. Être minoritaires, dans le sillage et en soutien du fondateur ne les inquiètent pas, au contraire. Ils attendent de voir l’entreprise et son capitaine pour déterminer ce qu’ils apporteront ou pas en argent et en compétences, ce qu’ils en retireront en plaisir, épanouissement et deniers. Intégrer une jeune entreprise les amuse, la voir grandir les gratifient, obtenir une plus-value de cession constitue le résultat attendu de leur savoir-faire conjugué à celui de l’entrepreneur.
Ils ont testé, parfois perdu de l’argent, toujours gagné en plaisir et épanouissement.
En écoutant les cadres du premier groupe, le premier moment de stupeur passé, j’ai eu l’impression qu’un abîme de souffrance et de crispations s’était ouvert devant mes yeux.
Compléments :
  • Curieusement cette analyse m’a rappelé celle d’un assureur qui divisait la population des entreprises en 2 : celles qu’il jugeait à haut risque, car repliées sur elles-mêmes (90%) ; les « durables », ambitieuses et ouvertes sur l’extérieur (10%). La population française serait elle fait d'un dixième d'ouverts et dynamiques et de 9 dixièmes de frileux ?

dimanche 12 juin 2011

Différence entre homme et femme (politiques)

« Les femmes se présentent aux élections pour faire quelque chose, les hommes pour être quelqu’un »

Cela expliquerait pourquoi les hommes politiques sont susceptibles au scandale, pas les femmes. Why Women Don't Get Caught Up in Sex Scandals - NYTimes.com.

Et cela rejoint une idée que j’ai eue en fréquentant des femmes chefs d’entreprise.

L’OTAN désespère l’Américain

Les Américains se désespèrent de l’irresponsabilité européenne : pourquoi l’Europe ne veut-elle pas payer sa propre défense (i.e. l’OTAN) ? (BBC News - Robert Gates on Nato's dim future)

Cela ne viendrait-il pas de ce que la dite défense a été voulue, ainsi que l’UE d’ailleurs, comme une barrière contre la montée du communisme ? Un moyen de nous éviter de devenir un domino rouge ?

Comme ils nous ont traités comme des assistés, nous-nous comportons comme tels ? 

Hillary Clinton et la Banque Mondiale

Mme Clinton à la Banque Mondiale et Mme Lagarde au FMI ? (Hillary Rodham Clinton Denies World Bank Job Rumors - NYTimes.com)

Le FMI n’ayant pas cédé aux émergents, les USA ont peur qu’ils prennent la Banque Mondiale. Pour s’assurer sa présidence, ils doivent proposer un candidat de poids. Bref, ils copient la France.

Pour une fois que la France inspire quelqu’un, ce blog ne va pas critiquer l’hypocrisie américaine… 

La défense Lincoln

Film de Brad Furman, 2011.

Où l’on voit que le procès DSK est un classique de la justice américaine ; comment discréditer l’accusation (faire prendre un mot pour un autre) ; que les tactiques des avocats sont celles des voyous.

À quelques désagréables mouvements de caméra près, distraction efficace. Surtout, brillant scénario.