samedi 25 juin 2011

Obama se replie

Le président Obama retire son armée d’Afghanistan et parle de (re) construire son pays.

M.Obama homme du repli ?

Compléments :

Changement à l'ENA

J’ai rencontré David Autissier, spécialiste du changement, dont on m’avait parlé à plusieurs reprises. (Son premier livre sur le changement est sorti en même temps que le mien.)

J’ai découvert, outre qu’il est fort sympathique, qu’il était beaucoup plus jeune que je ne l’aurais cru et qu’Henri Bouquin, chez qui j'enseigne, avait été dans son jury de thèse. Petit monde. Par ailleurs il donne un cours à l’ENA. Faut-il espérer que notre élite va enfin sortir de son illusion d’un changement programmatique ?

Compléments :
  • Curieusement, son analyse de l’histoire du changement la fait débuter en 1985. Sans évoquer mes références grecques et chinoises usuelles, je pensais plus vieux notre intérêt moderne pour le sujet. Par contre Faouzi Bensebaa, dans son analyse des visions actuelles, et contradictoires, du changement, fait appel à des références plus conformes avec mes habitudes. 

Lieutenant Colombo

Le professeur Alain Bloch m’avait suggéré d’appeler mon premier livre « la méthode Colombo ». Le Lieutenant Colombo est un personnage central de deux de mes livres. C’est l’animateur du changement même :
L’animateur est-il un surhomme ?
Si l’on devait en dresser le portrait-robot, il ressemblerait probablement au « lieutenant Colombo » : ce n’est pas un héros, la supériorité de ses interlocuteurs l’impressionne, mais sa détermination à connaître la vérité est increvable, et il arrive toujours à ses fins.

vendredi 24 juin 2011

Coût de la campagne libyenne

L'intervention en Libye a déjà coûté 100 millions d'euros à la France annonce Le Monde. Hier, la BBC disait que l’Angleterre avait dépensé 250m£, pour sa part (et que l’armée britannique serait bientôt à sec).

Sommes-nous plus économes, ou moins bien informés, que les Anglais ? 

Médiocre démocratie

Il se confirme que M.Berlusconi pourrait être remplacé par le chaos.

Le gouvernement anglais est faible, mais, curieusement, son opposition a placé à sa tête un leader qui lui garantit l’échec.

La situation française est proche. Que dire de la Belgique ?

Les démocraties sont elles malades ou leur solidité constitutive leur permet elle de vivre sans direction ? L’incompétence de leur tête est-elle la contrepartie de la liberté et de l’autonomie de leurs membres ? 

Église et partage

Il y a quelques jours la BBC se demandait si l’Église ne s’était pas trompée en cherchant à diviser équitablement « le gâteau », n’aurait-elle pas du s’intéresser à ceux qui le fabriquaient ?

Mais y a-t-il des gens qui « font le gâteau » ? Si un boulanger disparaît il sera remplacé par un autre. De même pour un fabricant d’automobiles, ou pour un acteur fameux. D’ailleurs n’est-ce pas une question de concurrence et d’offre et de demande ?

En fait, le gâteau me semble être fait par la société. 

jeudi 23 juin 2011

Domino grec

Après guerre, la Grèce est apparue un moment comme le domino qui pourrait faire tomber l’Europe chez les Soviétiques. Aujourd’hui, c’est la même chose, mais pour l’économie mondiale ?

Hasard ?

Est-ce lié ? Nos amis anglais procèdent à une dévaluation sans équivalent dans leur histoire de la Livre. (Billet)

Investissement

Série de billets parlant de l’Angleterre (Réforme du NHS, Les vieux à la rue, L’Angleterre brade son service public, Armée européenne, La pauvreté est un vice). Elle semble mal aller faute d’investissement collectif.

L’État chinois, lui, construit partout des lignes de TGV.

L’économie d’un pays ressemble-t-elle à celle d’une entreprise : pour se développer, elle a besoin d’investissements guidés par une stratégie ? Le libre échange, entre les mains duquel l’Angleterre a remis son sort, ne crée rien ? 

Victor Waknine

Einstein a inspiré Victor Waknine : « On compte mais ce qui compte n’est pas compté ». Puisque les entreprises ont besoin d’indicateurs, il leur a donné l’IBET, l’Indice du Bien Être au Travail.

Je me suis demandé si ce qui pouvait être compté comptait vraiment…

Ami Facebook

Facebook : une fille refuse sa mère comme amie.

Ça me semble logique : mère et fille n’appartiennent pas aux mêmes communautés. D’ailleurs, il suffit de suivre une conversation pour constater que les générations ne partagent pas le même langage, et encore moins la même orthographe. 

mercredi 22 juin 2011

Mauvais temps

On craignait une sécheresse, voilà qu’il pleut depuis des semaines.

Google prévoit encore plus de pluie, Météoconsult une accalmie. Mais cette dernière se trompe depuis quelques temps. (Ce qui n’était pas le cas auparavant.)

Quant au réchauffement climatique, il n’est plus aussi certain. Mais que fait la science ?

Elle est sous influence ? Il y a fort longtemps que certains croient au réchauffement climatique, par exemple. Mais lorsqu’il fallait défendre le modèle occidental contre les soviétiques, ils n’avaient pas le droit de s’exprimer. Puis les soviétiques ont disparu, et avec eux ce qui bloquait cette idée ? 

Réforme du NHS

Comme prévu, David Cameron a dû abandonner sa réforme du système de santé anglais.

Le peuple le soupçonnait de vouloir le privatiser. (Whatever happened to Radical Dave?)

L’Anglais pas plus favorable que le Français aux privatisations ?

Les vieux à la rue

Les maisons de retraite anglaises sont en faillite. Elles ont été prises entre un mouvement de spéculation et le plan de rigueur gouvernemental qui a mis à sec les collectivités locales. La retraite se transforme en déroute ?

Décidément le tout privatisé rencontre bien des malheurs. Curieusement, les désastres succèdent aux désastres sans que personne ne semble penser à mettre en cause l’idée selon laquelle le marché fait le bonheur universel. 

mardi 21 juin 2011

EADS se libère de ses actionnaires

Les dirigeants d’EADS semblent trouver les États français et allemands pesants. Ils s’en libéreraient bien.

Est-ce pour leur confort personnel ou pour l’intérêt de la société ?

L’Angleterre brade son service public

La RATP administre des lignes de bus londoniennes. Faute d’y avoir investi, l’Angleterre vend son service public à l’étranger. (A very British paradox)

La science au service de l’évaluation de compétence

Un ami dirigeant est soumis à un test par un cabinet international de conseil en RH. Sur la brochure de préparation, on peut lire :

« L’objectif est de placer tous les participants dans une situation équivalente et de leur offrir des chances égales de réussite en fonction de leurs compétences ».

Plus loin, on parle de « recherches approfondies » qui permettent « d’excellentes prédictions de succès ».

C’est curieux, je ne connais pas beaucoup de travaux de sciences humaines qui permettent la moindre prévision. La recherche en économie, et ses moyens colossaux, en est un magnifique exemple.

Plus curieux, les « conditions identiques » ne garantissent pas la moindre égalité de traitement : elles favorisent ceux dont les caractéristiques sont favorables (Normale sup lettres ne recrute pas les mêmes étudiants que Normale Sup maths).

La science serait-elle instrumentalisée pour fournir un argument de vente ? 

lundi 20 juin 2011

Répression financière

En phase d’inflation, empêcher les capitaux de partir à l’étranger et ne leur offrir que la dette d’État comme issue. Moyen de dégonfler la dette des nations, plus efficace que les impôts :

Ce serait plus ou moins ce qui se passe aujourd’hui : l’inflation est supérieure au rendement des placements, et les banques devant reconstituer leurs garanties doivent conserver leurs fonds à la maison. Mais l’effet serait limité. (The great repression)

Armée européenne

La guerre de Libye montre que l’Europe n’a plus de moyens militaires.

Chaque pays voulant fabriquer son armement, celui-ci est excessivement coûteux. Les nations européennes doivent procéder à une division des tâches. (On target)

Cet épisode révèle, surtout, que l’Europe a été extrêmement imprévoyante. Elle n’a pas jugé bon d’investir dans son armée. Curieusement, l'Europe est pourtant en faillite : où est allé tout son argent ? 

La pauvreté est un vice

L’Angleterre est une « méritocratie », le mérite étant défini comme la réussite sociale couronnement de l’effort individuel. Par conséquent, le pauvre vole ce qu’on lui donne.

L’Anglais traite désormais ses pauvres comme jadis les noirs ou les indiens.

Curieusement, si cette évolution vient de Mme Thatcher elle a été poursuivie par les travaillistes. Ils y ont vu un moyen de séduire une « nombre minuscule de votants indécis, pensant que leur électorat ouvrier traditionnel ne pouvait aller ailleurs ».

En fait ce discours était déjà présent chez Ayn Rand l’ancêtre du néoconservatisme américain. Sa tactique était inspirée de celle des Bolchéviques : réécrire la morale américaine à partir des valeurs du possédant.

Ce discours est aussi celui de N.Sarkozy. Pourquoi nos socialistes n’ont-ils pas suivi le chemin des travaillistes. Nous avons toujours une guerre de retard ?

dimanche 19 juin 2011

Refroidissement climatique

Le soleil entamerait une période sans tâches, ce qui signifierait un refroidissement de la terre. Il devrait durer plusieurs décennies. (Sun down)

Élégante solution à l’effet de serre ? Pour compenser ce refroidissement, augmentons notre « empreinte carbone » ? Quant à nos descendants, ils n’auront plus besoin d’énergie fossile puisque nous leur aurons laissé une serre et que le soleil se remettra à les réchauffer ?

La baïne et le changement

La baïne est une petite piscine qui se forme sur les plages du sud ouest de la France. À marée haute ou basse cette baïne produit des courants forts. Le nageur qui s’y fait prendre a le réflexe naturel de chercher à rejoindre la plage le plus vite possible, en ligne droite. Le courant étant plus fort que lui, il s’épuise et se noie. Au contraire, dans cette situation, il doit se laisser emporter. Le courant ramène à la plage, et lorsqu’on flotte on peut s’agiter et se faire repérer par les sauveteurs.

Pourquoi dit-on que le changement est « à effet de levier » ? Parce que ce qui le permet ou l’empêche est un blocage. Il vient de ce que nous sommes « programmés » pour associer un moyen à une fin. Le changement fait que l’association ne marche plus. Malheureusement, comme elle est enfouie dans notre inconscient, au milieu de beaucoup d’autres, elle est malaisée à identifier.

Notre vie est faite de baïnes. Nos réflexes inconscients nous y noient. 

Paradoxe de la mutinerie

Observation. Un changement suscite de très bruyantes réactions négatives. Mutinerie ? Enquête : ceux qui sont concernés au premier chef par le changement, une fois la stupéfaction passée, ont pris leur sort en main et s’entraident (ils illustrent même ce billet). Ils sont prudemment optimistes bien qu’un peu inquiets : vont-ils être à la hauteur de leurs responsabilités ?

Je m’interroge : pourquoi cette incohérence ?

Précision supplémentaire : il semblerait que les protestants ne soient pas directement concernés par le changement.

Et si la représentation que l’on se fait du changement était la source de ses inquiétudes ? Lorsque l’on est au milieu du danger, et que l’on constate que l’on sait y naviguer, on est rassuré ?

Ce qui expliquerait aussi le paradoxe de la résistance apparente. Seuls ceux qui ne sont pas concernés par le changement ont le loisir de s’exprimer.