samedi 16 juillet 2011

Von Bertalanffy et la science des organisations

Von Bertalanffy, un biologiste grand contributeur à la théorie de la systémique, pensait que le déséquilibre du monde vient d’un déséquilibre de nos connaissances :
nous connaissons et contrôlons les forces physiques trop bien, les forces biologiques plus moyennement et les forces sociales pas du tout. Si nous possédions une science de la société humaine assez développée et la technologie correspondante, ce serait la fin du chaos, de la destruction imminente de notre monde actuel.
La physique est une science statistique donc de la désorganisation. Du fait de sa réussite, elle a inspiré les autres sciences. Mais comment appliquer à l’organisé une science du désorganisé ? L’utilisation du modèle physique pour l’homme a conduit à le considérer comme une machine, de là bien des catastrophes.

Sous cet aspect, il est possible que nous ayons vécu une régression. L’économie classique, qui nie la dimension sociale de l’existence, a remplacé la physique dans la gestion du monde. Le résultat n’est pas encore la guerre qu’avait vécue Von Bertalanffy, mais une crise que l’on nomme, curieusement, « systémique »…

Nous manquerait-il toujours une science de l’organisation ?

Compléments :
  • BERTALANFFY (von), Ludwig, Théorie Générale des Systèmes, Dunod, 2002.

L’euro, projet de droite

Le Guardian nous dit d’abandonner l’euro, il est de droite. (Why the euro is not worth saving | Mark Weisbrot). Arguments :

Non seulement l’Europe a sauvé les financiers de leurs crimes, avec l’argent du contribuable, mais elle prend excuse de l’endettement qui en a résulté pour liquider son système de protection social ; la BCE ne parle que d’inflation et se moque du chômage ou des pays faibles (contrairement au Fed) ; on force la Grèce à l’ajustement, alors que ses difficultés résultent de différences structurelles de productivité entre nations.

Pas convaincu. La zone euro est probablement ce que l’on en a fait. Elle est de droite, parce que gérée à droite.

Mais son projet est-il idiot ? Il semble bien que la régulation financière ne fonctionne pas, et débouche fatalement sur des crises désastreuses (Histoire du système monétaire international). L’expérimentation euro est probablement une façon de réguler sa zone par des ajustements structurels. Autrement dit la « conduite du changement » que je pratique dans les entreprises.

Est-ce un argument que l’Anglo-saxon peut entendre ? Il aime la « main invisible ». S’il soupçonne l’intervention humaine, il est inquiet pour sa liberté ?

L’évadé d’Al Catraz

Film de Don Siegel, 1979.

D’après une histoire vraie.

L’ingéniosité humaine est sans limites. Mais pourquoi notre société, et « The land of opportunity » en particulier, utilise-t-elle si mal le talent humain ?

Quant à Clint Eastwood, il est décidément à son meilleur quand il ne parle pas. 

vendredi 15 juillet 2011

Joly redoutable ?

Les déclarations d’Eva Joly concernant le 14 juillet ont suscité une dénonciation de son origine norvégienne à droite, et des protestations d’affection pour l’armée à gauche. (Défilé du 14-Juillet : tollé politique après la proposition d'Eva Joly - LeMonde.fr)

Cri du cœur ou lecture, approximative ?, des attentes du peuple ?

Eva Joly pourrait bien maîtriser l’art le plus prisé des politiques : forcer l’adversaire à la phrase malheureuse, en le provoquant.

Compléments :
  • Curieusement, à gauche on semble croire qu’aimer l’armée s’est la faire défiler. Quant à la droite, ne confond-elle pas l’immigration économique, avec celle suscitée par l’amour des valeurs (universelles !) du pays, cœur de la tradition républicaine ?

Rupert Murdoch et la roche tarpéienne

Ça barde pour la famille Murdoch. À la réflexion, l’affaire est curieuse.

Pendant longtemps Rupert Murdoch a terrorisé la classe politique anglaise. Mais voilà que, soudainement, les caves se sont rebiffés. Il y a peut-être là une illustration de quelques théories :
  • Dans un monde d’individualistes, le fort a un avantage. Il divise pour régner. 
  • Mais un « point d’ancrage » peut surgir. Une idée commune peut rallier le peuple divisé. Ici, ce fut l’horreur du piratage des téléphones de familles malheureuses. Les victimes de la politique d’intimidation de Murdoch y ont vu le moyen de s'unir pour se débarrasser de lui.
C’est probablement ce type de phénomène qui entraîne les spéculations et les printemps arabes.

Compléments :
  • Sur les points d’ancrage voir Thomas Schelling et Strategy of conflict. Et The logic of collective action pour une explication de pourquoi le petit nombre exploite le grand.
  • Le groupe de presse Murdoch a piraté des milliers de téléphones et graissé la patte de la police anglaise, qui a lentement enquêté. Qu’aurait dit la presse anglo-saxonne si un tel événement était survenu dans cette Europe du sud si paresseuse et méprisée ? Par contre la nôtre ne dit rien. 

De l’art de l’irresponsabilité

USA dans l'impasse. Le pays est en faillite si sa limite d'endettement autorisée n'est pas relevée. Les Républicains refusent de le faire à moins d'un programme de réduction des dépenses féroce, sans aucune augmentation d'impôts. Situation critique. Un sénateur républicain a trouvé la solution suivante : le gouvernement pourra augmenter la limite d'endettement sur veto du président. L'endettement aura cru - et le pays sera sauvé, sans que les Républicains en soient responsables. Élégant.

L’art politique ultime semble celui de l’irresponsabilité, et ce n'est pas vrai qu'aux USA. (Debt ceiling: With irresponsibility comes power | The Economist)

Compléments :
  • Comment répondre à une tactique irresponsable ? Mise en œuvre, elle aboutit à une impossibilité. Si l’irresponsable passe à l’acte il est échec et mat. Cependant, l’exemple d’Hitler le montre, il peut alors entraîner le pays dans une spirale de prédiction auto-réalisatrice. (Troisième Reich.) L’expérimentation doit donc être aussi rapidement autodestructrice que possible. 

Créer de la valeur

Beaucoup de managers ne rêvent que de « créer de la valeur » pour le marché. Mais d’où sort ce vocabulaire effroyable ?

Les entreprises ont leur propre vocabulaire. Parce que l’utiliser est bon pour une carrière, leurs membres estiment qu'il fait le succès de l’entreprise. L’employé confond les nécessités de cohésion interne avec les conditions de succès économique.

(Et si l'écart entre vocabulaire interne et externe venait de ce que l’entreprise est coupée de son marché ?)

jeudi 14 juillet 2011

Défilé du 14 juillet

Eva Joly semble vouloir que le défilé du 14 juillet ne soit plus militaire.

Il se trouve que je m’interrogeais hier sur les raisons d’une « fête nationale ». Ne serait-il pas bien de remettre à plat la question : devons-nous être heureux d’être ensemble et si oui que devrions-nous fêter ?

En tous cas, si j’en crois Wikipedia, le défilé du 14 juillet est assez récent. Il remonterait à 1880, et serait sur les Champs depuis 1919. Ses grands moments sont l’après défaite de 70, l’après victoire, difficile, de 14, l’après peu glorieux 40. Serait-ce l’illusion de notre puissance guerrière qui descend les Champs ?

Pourquoi poursuivre ce rituel vacillant ? À une époque où notre gouvernement réduit les moyens de nos armées, l’illusion de notre force n’a jamais été aussi utile ? Tradition pour touristes, comme la relève de la garde à Buckingham ?...

Blogspot change

J’ai lu quelque part que Google « souhaiterait aussi réunir sous la marque Google plusieurs services de l'entreprise, tels que Picasa et Blogger ». Est-ce pour cela que l’interface de gestion de Blogspot a changé ?

L’éditeur de saisie s’est amélioré mais l’abricot et le bleu de l’interface ne sont pas du meilleur effet. Et il y a des bugs. Par exemple, les statistiques concernant certains billets ne sont pas les mêmes à différents endroits. Et, de temps à autres, blogspot me dit que mes billets ont été lus par mois une personne.

Et mon type de blogging, qui consiste à écrire des billets qui paraissent longtemps après ne paraît pas avoir été prévu : l’interface de saisie de dates est particulièrement peu pratique, et me semble buggé.

Bref, Google est certainement porté par des sentiments louables, mais ne connaît pas la « compatibilité ascendante ».

Spéculation ?

L’Europe est-elle attaquée par un gang de spéculateurs ? "Une bande organisée de spéculateurs cherche à faire tomber les pays de la zone euro" dit un professeur d’HEC.

Pourquoi s’en étonner ? La spéculation est le métier même du banquier. Par définition les marchés financiers cherchent à gagner de l’argent par quelque moyen que ce soit. Si l’explosion de la zone euro est possible, un financier ne mériterait pas ce nom s’il ne voulait pas profiter de l’occasion. Son rôle est de maximiser les revenus de l’établissement qui l’emploie.

D’ailleurs les financiers qui ont une morale affirment que la « main invisible » du marché fait le bien.

Compléments :

Crise européenne

Mme Merkel pense qu’elle a atteint le bon équilibre entre l’aide aux pays européens vacillants et la promotion de la cause des réformes et de partage de charge avec les créditeurs privés. (Hello to Berlin)

Dans les circonstances actuelles, elle semble la seule à ne pas douter.

En tout cas, les marchés vont mettre les Européens en difficulté jusqu’à ce qu’ils aient trouvé un dispositif de résolution de la crise satisfaisant, ou que la zone euro ait disparu.

Plusieurs paramètres entrent probablement en jeu : chaque acteur défend ses intérêts, ou plus exactement cherche à changer le moins possible ; il peut avoir aussi une perception plus ou moins juste de la nécessité de changer. S’il ne s’agit que d’une question d’intérêt, il est probable que les Européens finiront par trouver une solution à leurs problèmes. L'autisme d'un gouvernant poserait de plus graves difficultés. 

Les grandes espérances

Film de David Lean, 1946.

Où il est démontré que nous devons nos vices et nos vertus à la société ?

mercredi 13 juillet 2011

Répondre à un désespéré

Question d’une participante à un séminaire : que faire lorsqu’un de vos collaborateurs vous confie son désespoir ?

Technique que j’utilise, et qui ne me semble pas encore avoir été contredite par ce que j’ai lu des sciences humaines :
  • Éviter surtout de vouloir la faire taire par un expédient (tentation forte : il est désagréable de servir d’exutoire aux malheurs d’autrui) : la personne a besoin de parler. Il faut l’écouter. Puis essayer de débrouiller ce qu’elle dit, en cherchant quelle est la cause réelle de son mal-être.
  • Ensuite, lui demander quelles solutions elle aperçoit à ses difficultés. Il est rare que nous n’ayons pas d’idées pertinentes sur le sujet. Mais laquelle choisir ?  
  • Éventuellement, proposer des solutions qui ont réussi dans des conditions apparemment similaires. N’y en aurait-il pas une qui pourrait convenir ?
  • Si rien n’y fait, reformuler la question et chercher qui pourrait aider à la résoudre. 

Conquête du pouvoir par les femmes

The Economist remarque que les femmes conquièrent le monde. Beaucoup d’entre-elles sont les filles (Mmes Aubry et Le Pen chez nous), les femmes ou les sœurs de puissants.

La femme est le visage acceptable d’un pouvoir familial qui a le vent en poupe. « La nouvelle génération de femmes et de filles est peut-être préférable à leurs ancêtres males. Mais il s’agit toujours d’une politique dynastique – avec les trahisons, les querelles familiales et l’absence de sens des responsabilités qui va avec ». (The distaff of office)

Brève rencontre

Film de David Lean, 1945.

Entre deux passages de trains à vapeur, et dans la nuit permanente du noir et blanc, coup de foudre entre une femme et un homme, mariés par ailleurs.

Histoire bien loin de notre univers. Éternelle question : peut-il y avoir histoire d’amour sans interdiction ? L’amour serait-il une maladie sociale ? 

mardi 12 juillet 2011

Nationalisme mondial

Le Brésil a transformé ses entreprises d’État en champions nationaux. Ils « peuvent consolider leurs marchés, réduire la concurrence et accroître leurs profits, avec l’argent du gouvernement ». (Too little, too late)

En Chine, les entreprises étrangères ont des droits de propriété qui ne reposent sur aucun droit. Il ne tient qu’au bon plaisir du gouvernement local de les révoquer. (Who owns what?)

Pourquoi un tel nationalisme est-il permis partout sauf en Europe ? Pourquoi, d’ailleurs, n’est-il pas dénoncé ?

Parce que, si nos populations avaient compris que l’émergence se faisait en leur dérobant leurs biens, non par quelque supériorité innée des jeunes sur les vieux, elles auraient empêché certains de s’enrichir par leur transfert ? 

Killer app de Google+ ?

Google+ peut-il rejouer, vis-à vis de Facebook, Microsoft contre Netscape ? Éternel problème de marketing : le nouvel entrant face au concurrent installé.

Avec Google+, plus de demande (difficile à refuser) de rejoindre le réseau d’une personne. L’effet réseau est obtenu en choisissant ceux que l’on veut informer. Ils peuvent refuser l’invitation, et qui sont ou non des utilisateurs de Google+.

Google+ permet de dire non poliment à des gens à qui on ne peut pas dire non. Donc de débarrasser son réseau « d’amis » Facebook de ceux qui ne l'étaient pas vraiment, ou ne le sont plus. (How Google+ Will Balkanize Your Social Life)

Si les réseaux sociaux peuvent être facilement piratés, pourquoi leur valorisation est-elle aussi élevée… ?

Compléments :
  • Hervé Kabla se demandait comment il se faisait que Google, ayant depuis plusieurs années les briques techniques qui lui permettait de nuire à Facebook, ne l'avait pas fait. Manque de réactivité peut-être. En tout cas, cela lui a peut-être permis de voir la faille de Facebook. (En leur temps les Japonais laissaient à un concurrent innovant le temps d'explorer une niche, avant de l'en déloger et de développer agressivement le nouveau marché. Facebook, un peu japonais ?)

Éducation et position sociale

Le beau père d’un ami lui avait dit qu’il ne pourrait rien donner de plus à sa fille que son éducation.

C’était une phrase favorite de la génération qui a précédé la mienne. Elle sous-entendait que l’éducation donnait la capacité de tout faire. Ce qui paraît étrange : on apprend fort peu dans une grande école.

En fait, ce n’est pas une éducation que nous avons reçu, mais une position sociale. Ce qui est beaucoup plus. 

lundi 11 juillet 2011

Fin des mass media

The Economist étudie l’avenir de la presse. Internet a tué les mass médias. Retour au 19ème siècle, où la communication passait par les cafés.

La presse tendait à être relativement neutre par souci de la publicité, qui veut toucher un public aussi large que possible. Maintenant, à l’image de Foxnews aux USA, elle sera d’opinion. (Coming full circle)

Faut-il s’en réjouir ? Qui pourra payer le journalisme d’enquête ? Une presse d’opinion n’est-elle pas de type caniveau, à la Murdoch ? Va-t-on vers une société de l’affrontement entre idéologies simplistes ?...

Barack Obama

Le pari de Barack Obama : les Américains « sont peut-être exceptionnellement tolérants des gros écarts entre riches et pauvres, mais ils s’attendent à ce que les riches paient ce qu’ils doivent et que l’État donne la main à ceux qui en ont besoin. » (Fat cats and corporate jets)

Pas très visionnaire tout cela. On reproche à Barack Obama d’être un « fade ». 

Et s'il était fidèle à lui-même ? Il a confiance en l’Amérique, et veut la réconcilier avec elle-même... La solution à ses difficultés n’est pas dans telle ou telle révolution, mais dans de petits ajustements ?

Compléments :
  • L’article finit ainsi : « Ce pari médiocre n’est peut-être pas la lecture la plus stimulante de l’humeur américaine. Mais c’est peut-être le meilleur chemin vers la réélection. »

Alastair Giffin

Alastair Giffin, co-fondateur de Prendo Simulations, a eu une idée simple, donc brillante. Quelle est la raison principale d’échec d’un projet ? Par définition, l’équipe projet le fait pour la première fois !

Pourquoi, alors, ne pas former les chefs de projet comme les astronautes : avec un simulateur ?

Mais peut-on simuler la complexité humaine ?

Il est impossible de simuler une visite de la lune, mais il est possible de donner aux astronautes les gestes qui sauvent. Idem pour les projets.

Compléments :
  • Il vend ses simulations aux esprits supérieurs : Oxford, HEC… et à quelques multinationales éclairées.

dimanche 10 juillet 2011

Chômeurs sans voix

USA. Croissance constante du nombre de chômeurs. Mais on n’entend que le Tea Party, obsédé par la taille de l’État et qui prend le pauvre pour un parasite…

Le chômeur a honte, il est isolé, il n’a personne pour le défendre, et il ne vote même pas. (Somehow, the Unemployed Became Invisible)

N.Sarkozy a certainement raison. Nous vivons une guerre des idées. Et les idées qui ont gagné ces derniers temps ne sont pas favorables aux faibles. 

Qui sont les twitters ?

« Des études faites en Grande Bretagne et en Amérique suggèrent que 7 à 9% de la population utilise Twitter, contre 50% pour Facebook. Mais les utilisateurs de Twitter sont des influenceurs (…) le public n’utilise pas Twitter, mais les nouvelles sont sur Twitter. » (The people formerly known as the audience.)

Fin du laisser-faire ?

Lorsqu’un pays connaît une difficulté, on la met au compte d’un trop d’État, et on le condamne à la rigueur.

C’est curieux. Dans une telle situation, une entreprise ne réduit pas aveuglément ses coûts, mais cherche un « modèle économique » dont elle est sûre qu’il la sortira de sa mauvaise passe.

Cette idée est peut-être en train de gagner du terrain :
  • Un article sur la Grèce : « La Grèce et ses amis, devraient passer autant de temps et de réflexion à concevoir des éléments de stratégie de croissance à court et long terme, qu’ils en consacrent à mettre au point l’analyse de la dette du pays ». (Sea, ships and solar can get Greece growing - FT.com)
  • De même l’Angleterre découvre que relancer son industrie ferait beaucoup de bien à son emploi et à son économie. Malheureusement la situation est désespérée. Plus simple : développer le « high tech ». « Mais même cela demandera à l’État d’investir dans le capital humain et physique, et d’inciter le privé à faire de même. » (Less paper, more iron)

Fin du terrorisme journalistique ?

Les hommes politiques anglais vivaient dans la terreur de la presse de Rupert Murdoch.

Les scandales qui l’affectent vont peut-être les conduire à se révolter.  (Sting of Tabloids Kept British Politicians in Line). Dans son élan, nettoieront-ils son journalisme de caniveau ?

Et l’empire de M.Murdoch est-il menacé ? Qui a vécu par le glaive… ?

Compléments :
  • The lowest low.
  • Interrogation. Pendant longtemps l’Angleterre a accordé l’asile au terroristes afin qu’ils posent leurs bombes ailleurs. Puis la tactique s’est retournée contre elle. Et s’il en avait été de même pour la presse ? La haute société l'a crue son amie ? Idem pour la finance ? On ne pactise pas avec le diable ?