samedi 27 août 2011

Chasse à la niche fiscale


Peut-être faudrait-il se demander, dans ces conditions, comment des niches d'un tel montant ont pu être votées, et comment elles font pour vendre aussi chèrement leur peau ?

Compléments :
  • Est-ce que la niche fiscale est ce que les Anglo-saxons appellent pork ?

Europe non démocratique

Certains Allemands semblent trouver que l’Europe est fort peu démocratique. Et que cela commence à bien faire. (E.U. Elites Keep Power From the People - NYTimes.com)

L’argumentation semble légère.
  • La démocratie est-elle le bien, sans discussion ? La France a été France bien avant d’être officiellement une démocratie... 
  • Comment faire de l’Europe un démocratie ? Démocratie à tout prix, même au risque d’un possible chaos ?
  • Qu’est-ce que signifie être démocratique, d’ailleurs ? Nos gouvernants européens sont élus par des petites minorités. Peut-on parler de démocratie dans ces conditions ?
J’en suis arrivé à penser qu’un État est démocratique lorsqu’une forme de volonté générale arrive à se manifester et à faire plier le gouvernement. Et ce quelle que soit son idéologie. Dans cette définition, le vote, et le parti au pouvoir, s’il n’est pas irresponsable, joue un rôle négligeable.

Pour que l’Europe soit démocratique, il lui faut une opinion publique transfrontalière ?

Compléments :
  • Je semble rejoindre John Stuart Mill : il faut choisir l’homme d’Etat en fonction de sa capacité à prendre des décisions judicieuses, pas selon son idéologie. (Gouvernement représentatif)
  • Eurobonds are the wrong solution. (Où l'on voit que la Finlande est un Etat modèle qui ne mérite pas le reste de l'Europe.)

Sarkozy le Libyen ?

Le correspondant européen de la BBC suggère, une nouvelle fois, à la Libye d’élever une statue à notre président. (N.Sarkozy grand homme Libyen ?)

Cette guerre aurait produit un rapprochement franco-anglais. Peut-elle avoir d’autres avantages ? Les agences de notation surcotent-elles les pays qui se sont portés au secours d’un producteur de pétrole ? Les électeurs aiment-ils les conquérants victorieux ?...

Abstraction et roman

L’écriture de Julien Gracq est extrêmement classique. Ça m’a surpris :

En musique, peinture ou sculpture, ce qui est goûté par la critique tend à être une forme d’abstraction. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait eu l’équivalent en littérature. (Le Parc de Philippe Sollers ?)

Le roman, comme le cinéma, a besoin de nombreux clients pour nourrir son industrie ? Ce n’est pas le cas de la peinture et de la sculpture sur lesquels spéculent un petit nombre de gens très riches ?

Résultat : ils sont le reflet de cultures différentes : population dans son ensemble d’un côté, élite de l’autre ?

Compléments :

vendredi 26 août 2011

S.Jobs prépare sa succession

S.Jobs aurait pensé à renforcer la culture d’Apple. Pour cela il aurait fait écrire des cas concernant les grands moments de la société, et il aurait demandé à ses collaborateurs de les travailler. Il a anticipé un de mes billets.

Mais il ne semble pas en avoir lu la fin, qui parlait du donneur d’aide. 

Notre façon d'écrire parle de nous

D’après James Pennebaker, notre façon d’écrire en dit long sur nous :
  • Notre capacité à utiliser les pronoms différemment d’un moment à l’autre trahirait notre aptitude à changer de perspective.
  • Du type de mots utilisés il est possible de distinguer le texte d’une femme de celui d’un homme.
  • Le subalterne tendrait à écrire « je », le supérieur serait neutre.
  • Les gens qui ont un esprit qui catégorise utilisent plus de noms que ceux qui tendent à raconter des histoires, dont le discours est relativement plus riche en pronoms et en verbes. Et les études (au moins aux USA) favoriseraient les premiers par rapport aux seconds.
On apprend aussi qu’écrire ses expériences traumatisantes modifie sa façon de les percevoir…

Compléments :

Pourquoi boude-t-on ?

Confronté à un cas clinique de bouderie, je m’interroge sur ce phénomène.

Un article (Je fais tout le temps la gueule : | Psychologies.com) m’apprend les choses suivantes :
  • Bouder vient de l’enfance : c’est un moyen de s’exprimer quand on ne peut pas s’exprimer (interdiction parentale).
  • On peut bouder défensivement. C’est un (terrible) manque de confiance en soi dans sa relation au monde, qui s’exprime par une forme d’autisme.
  • On peut bouder offensivement, afin de manipuler son entourage pour en obtenir ce que l’on en veut.
  • Comme souvent dans ce cas, le traitement semble systémique. Dans le second cas, par exemple, le donneur d’aide ne doit pas entrer dans le jeu (victimisation) du boudeur, mais lui proposer un exercice de résolution de problème quelque peu mathématique. (Que pouvons-nous faire pour éliminer ce qui te contrarie ?)
En outre, j’imagine que l’aridité d’un tel exercice enlève tout le plaisir morbide que procure la bouderie.

Compléments :

Le journal d’une femme de chambre

Livre d’Octave Mirbeau, Folio.

Voici une femme de chambre sans éducation, mais qui écrit fort bien, surtout au subjonctif.

Sa triste vie révèle les coutumes hypocrites, corrompues et perverses des bourgeois. Dans cet univers, les domestiques ne peuvent survivre qu’en adoptant des mœurs criminelles. On se croirait dans l’affaire DSK ?

Compléments :

jeudi 25 août 2011

Que vaut Apple sans Steve Jobs ?

Steve Jobs renonce à une partie de ses fonctions. Apple peut-il vivre sans lui ?
  • Si l’on en croit Edgar Schein, tout dépend de la culture d’entreprise qu’il a créée. Celle-ci matérialise son héritage.
  • Pour ma part, il me semble, de surcroît, qu’une position un peu distante peut permettre à Steve Jobs de jouer les « donneurs d’aide » : d’observer sa création et de lui apporter les quelques compléments dont elle a éventuellement besoin pour être durable.
Compléments :

Éclairés par des LED

L’avenir serait à la diode électroluminescente. Elle consomme quatre cinquièmes de moins qu’une ampoule incandescente et dure 20 à 50 fois plus longtemps. Son prix (40 fois celui d’une ampoule) ne devrait pas longtemps être un obstacle à son adoption.

C’est le marché asiatique qui devrait avoir le plus gros potentiel. Ce qui devrait favoriser les fabricants locaux par rapport au leaders actuels du marché (Philips, Siemens, GE). (Charge of the LED brigade)

Peu brillante Nano

Pourquoi la Tata Nano, voiture à 2200$, n’a-t-elle pas conquis le monde ? Ne nous dit-on pas que les Indiens vont balayer nos industries ?

« Quelques voitures se sont enflammées », mais ce fut surtout à cause d’un problème de marketing, un art que les Indiens ne maîtrisent pas encore.

Curieusement la seule personne qui soit à l’origine d’un succès à l’indienne est Carlos Ghosn (avec la Logan). (Stuck in low gear)

mercredi 24 août 2011

Martine Aubry avait-elle raison ?

Il y a corrélation inverse entre durée légale du travail et chômage. Le sud de l’Europe a de longues journées de travail, et beaucoup de chômage, c’est l’inverse au nord.

Un économiste éminent aurait trouvé une explication liée à la législation du travail. Elle rend embauche et licenciement difficiles au sud, plus faciles au nord. Au sud, quand la charge de travail augmente, on augmente les heures, au nord, on ajoute du monde. (Labour markets: Less work, more workers? | The Economist)

L’argument pourrait aller au-delà d’un simple partage du temps travaillé. Il y aurait peut-être une question de spécialisation, comme chez Adam Smith : au sud on fait mal un peu de tout, et cette économie peu productive crée peu d’emplois ; au nord, on serait plus spécialisé, donc globalement plus productif.

Si effectivement ce raisonnement tient, la mise en œuvre de la loi des 35h aurait été encore plus ratée que je ne le dis ordinairement…

Taxer les riches

La BBC parlait ce matin de Warren Buffet et des 16 dirigeants français qui ont appelé à augmenter les impôts des riches. Elle s’interrogeait, avec un financier invité :

Et s’il y avait un retour de balancier vers un monde plus solidaire ? Et si l’idée selon laquelle faire payer les riches les ferait fuir (idée soutenue par Madame Lagarde – cf. article cité par le billet précédent) n’était pas aussi juste qu’on l’a cru pendant les dernières décennies ?...

Compléments :

Loi TEPA

Chronique de la déroute de la loi TEPA, article du Monde (La loi TEPA de 2007 a été intégralement remise en cause). Elle est vidée de son contenu alors qu’elle était l’âme du projet réformateur de notre gouvernement.

L’intérêt de l’article est de mettre côte à côte ce qui en était attendu par Madame Lagarde, et ce qui est advenu.
En 2007, le coût annuel total (de) l'ensemble de ces mesures est évalué à 15 à 20 milliards d'euros. (…) Christine Lagarde promet : « Nous allons maîtriser la progression des dépenses publiques, qui sera ramenée à 1 % en volume en 2008, soit deux fois moins que par le passé. » (…) « sous l'effet des réformes structurelles entreprises par le gouvernement, dont cette loi représente la première étape, et grâce au choc de confiance que nous enregistrons déjà chez les ménages, la croissance devrait progresser de près d'un demi-point en 2008 ».
Première : le gouvernement a craché en l’air, et ça lui est retombé sur le nez ? Ne serait-il pas bien que nos gouvernements se convainquent des limites des idéologies simplistes (« choc de confiance » !) ? Qu’ils mettent un terme à l’ère des promesses dont on ne vérifie jamais les résultats ?

Peut-être, alors, qu’en essayant de comprendre pourquoi des mesures échouent, on finira par les faire réussir ? Si on en tire un enseignement, cette affaire n’est peut-être pas aussi malheureuse qu’elle le semble ?

Émeutes et culture anglaise

Les récentes émeutes anglaises n’auraient rien de nouveau. Depuis la nuit des temps, l’Angleterre connaît de telles révoltes. À chaque fois, elle parle de pertes de valeurs morales. Jusqu’ici elle y remédiait en exilant une partie des « classes dangereuses » (notamment en Australie). (The transportation option)

Compléments :
  • L’article parle de « panique publique à l’idée de voir d’anciens condamnés errant dans les rues anglaises ». Ce qui m’a rappelé ce que me disait un ami : dans le monde anglo-saxon, il n’y a jamais de deuxième chance.
  • Facebook arme du révolutionnaire

Occident tuteur du monde?

La progression de ce blog m’amène à émettre deux hypothèses qui se sont dégagées, petit à petit :
  1. Ce qui caractérise actuellement l’Occident, ce sont ses divisions. Et elles sont avant tout au sein de ses nations : leurs politiques se battent comme des chiffonniers et leurs classes sociales ne sont pas loin d’entrer en lutte.
  2. Contrairement à ce que l'on entend, le triomphe des pays émergents est fragile. Ils sont à peine moins à l’aise que l’Afrique avec le modèle qu’ils ont adopté, et qui est le nôtre. Leur force vient de nos transferts de technologie (qui ont aussi assuré, en son temps, le succès du Japon). Et la fable de leur irrésistible ascension est probablement le fait de ceux de nos compatriotes qui avaient intérêt à nous en persuader, pour la santé de leurs affaires.
Conséquence ? L’Occident ne ferait-il pas bien de se rabibocher avec lui-même, pour, dans un second temps, avoir le poids qui lui permettra d’aider les pays émergents (et les autres) à mettre en œuvre correctement son modèle ? Variante de la politique de « développement » de la guerre froide ?

mardi 23 août 2011

Comment faire 20md d’économie ?

Un précédent billet disait qu’il suffirait de 20md d’économie, en deux ans, pour rassurer les marchés sur la solidité de notre pays.

Un rapport semble montrer que ces économies se trouvent dans un petit nombre de niches fiscales, dont la suppression aurait peu de conséquences défavorables.

Difficile d’émettre un jugement sur les dites recommandations. Dans les gros montants (à plus d’un milliard) : maison (emploi à domicile…) et artisans ; une curiosité : « bénéfice mondial », 461m de manque à gagner qui profite à 4 entreprises ; globalement aucune de ces niches ne semble susceptible de contribuer à créer un avantage durable pour le pays.

Compléments :

Perfide Germanie ?

Les marchés inquiets se précipitent sur la dette des Américains, Anglais et Allemands, entendais-je dire ce matin la BBC.

Du coup, ces pays paient leurs emprunts bien moins qu’ils ne le devraient.

Ce qui est curieux pour l’Amérique et surtout l’Angleterre, qui sont dans une situation plus préoccupante que celle de l’Europe, prise globalement. (Le déficit de la zone euro est de 4% contre 10 aux USA, et 8,5 à l’Angleterre - An unpalatable solution)

Quant à l’Allemagne, le statu quo lui est finalement extrêmement favorable. La panique actuelle abaisse le coût de sa dette, et dévalue sa monnaie. Si la Grèce n’existait pas le patron allemand devrait l’inventer ?

Compléments :
  • L’Allemagne a d’autant moins intérêt à une Europe unie que sa formidable économie ne le semble pas tant que cela (presque aucune croissance au précédent trimestre).


L’Asiatique ne se marie plus

Pourquoi se marie-t-on de moins en moins en Asie ? Pourtant, la famille est un pilier essentiel à la société… The Economist enquête. (Asia's lonely hearts et The flight from marriage)
  • La femme éduquée et employée ne supporte pas le rôle de larbin que lui donne traditionnellement la culture asiatique.
  • Risque : des vieux laissés à eux-mêmes, des hommes, solitaires et violents.
  • Il faut faciliter le sort de l’épouse qui travaille, pour éviter une catastrophe.
Compléments :

lundi 22 août 2011

Libye : ça commence maintenant ?

Le Colonel Kadhafi semble mal parti. Il va falloir peut-être se demander ce qu’il faut faire maintenant.

Enseignements du passé récent :
  • L’Égypte semble avoir  des difficultés à réussir sa révolution. Or sa culture est bien plus solide que la libyenne (et ses infrastructures n'ont pas été touchées). Risque de chaos ? N’est-ce pas aussi l’enseignement de la décolonisation ?
  • Afghanistan : pour avoir voulu aller trop vite, les USA ont enlisé l’OTAN dans une guerre interminable et qui va probablement se terminer en une plus ou moins grande déroute.
Comment aider la Libye à éviter l’anarchie ? En tout cas, il semble judicieux de remplacer notre investissement militaire par un investissement civil. D’autant que, plus il y aura de pays stables et démocratiques, plus la pression sera forte sur ceux qui ne le sont pas (Syrie), pour le devenir… (Et inversement...)

Allemagne à cours d’énergie

Les Allemands nous ont convaincus que rien ne pouvait leur résister. Mais se passer du nucléaire paraît de plus en plus difficile :

Leur industrie de l’énergie serait en « pleine confusion » : confusion qui irait des producteurs d’électricité (beaucoup de dettes), au secteur de l’énergie renouvelable, attaqué par les Chinois, et qui aurait fait quelques choix erronés.

Bref, l’Allemagne va acheter de l’électricité et installer des centrales à gaz. (Shock to the system)

Pas très écolo… 

Google contre Apple

Suite de l’analyse de l’acquisition de Motorola Mobility par Google (Patently different)

Apple aurait deux avantages sur Google : des brevets et un logiciel optimisé pour ses terminaux.

Google, avec Motorola, referait son retard.

Acheter un fabricant de mobiles (outre les brevets) ne me semble toujours pas judicieux : il y a risque d’intégration verticale. (Il semblerait d’ailleurs qu’Amazon veuille entrer sur le marché.) Alors, pourquoi chaque fournisseur ne proposerait-il pas son service de recherche et la publicité qui va avec ? Mauvais pour Google ?

Le marché va-t-il ressembler à celui de l’automobile, avec différents types de marque (Apple en Mercedes ?). Ou pas tout à fait : les plates-formes de service fidélisent le client : gros avantage pour Apple, Amazon a des atouts, les autres feraient bien de s’inquiéter ? 

Fragiles banques ?

Inquiétée par les rumeurs qui courent sur la Société Générale, une amie veut transférer son compte.

Mais, si la Société Générale faisait faillite n’entraînerait-elle pas tout le système bancaire, au moins européen, avec elle ? Le gouvernement ne viendrait-il pas à son secours, selon le scénario irlandais ?

D’ailleurs que reproche-t-on aux banques françaises ?

Elles dépendraient par trop de financements à court terme qui se bloquent lors des crises, et elles sont particulièrement exposées aux pays endettés de la zone euro. (Panic in Paris)

Mais si l'on examinait l’ensemble des banques mondiales, ne pourrait-on pas leur trouver aussi quelques vices effrayants ?

Compléments :
  • La Tribune publie un classement qui semble montrer que les banques françaises sont plutôt solides...

dimanche 21 août 2011

Euro-obligations ?

Les financiers internationaux semblent s’être fait une opinion : sans euro-obligations pas de zone euro, et peut-être, même, plus d’Europe. Les gouvernants feraient bien de s’atteler à la tâche d’y préparer leur opinion. (The bonds that tie—or untie)

Mais, là aussi, il y a une forme d’unanimité : des deux côtés de l’océan, nos politiciens sont trop préoccupés d’élections pour que l’intérêt de leur nation pèse bien lourd dans leurs actions.

À ce sujet, on présente généralement Angela Merkel comme l’ennemie d’une Europe unie, mais n’en est-il pas de même de Nicolas Sarkozy. Après tout, ne courtise-t-il pas les voix du FN et le FN n’est-il pas anti-européen ?

Compléments :
  • Non seulement le fonds de solidarité est insuffisant pour renflouer un grand pays en faillite, mais si la France perd son AAA, elle ne peut plus abonder au dit fonds, qui se contracterait ! (An unpalatable solution)

Que reproche-t-on à la France ?

Pourquoi la finance mondiale s'inquiète-t-elle de la santé de la France ? (Dancing with danger)
  • La consommation française est en recul, c’est le moteur de l’économie nationale.
  • L’Allemagne patine, c’est le principal client de la France.
  • La France est particulièrement exposée aux risques des pays européens endettés.
  • L’État français est un panier percé. Aucun gouvernement n’a jamais su avoir un budget équilibré, depuis les années 70 (la suppression de la TVA de la restauration en est un exemple).
  • L'élection présidentielle prochaine risque d’amener nos politiques à prendre le pays en otage, à l’image de ce qui s’est passé récemment aux USA. Et cela fait particulièrement peur au marché.
Combien faut-il trouver pour le rassurer ? 20md€ sur 2 ans. Ce qui ne semble pas énorme. 

Notre avenir : le Yin ?

On nous dit que l’Allemagne doit se débarrasser de l’Europe, qui ne la mérite pas ; que le riche est surtaxé ; que le pauvre est amoral… Même si l’on nous parle de moins en moins de maximisation des intérêts de l’actionnaire, l’argumentation qui a le haut du pavé demeure férocement individualiste.

Pourquoi n’entend-on pas de dissonance ? Probablement parce qu’une idée a besoin de supporters, qu’il faut du temps pour que ceux-ci se réveillent, et surtout qu’ils doivent prendre conscience de leur masse pour bouger.

Il est alors possible que cette nouvelle idée balaie l’ancienne. Voilà peut-être pourquoi nous n’arrivons pas à avoir d’équilibre : nous penchons d’un côté ou de l’autre.

Tout ceci ressemble beaucoup au modèle du Yin et du Yang chinois…

Compléments :