samedi 24 décembre 2011

Système éducatif coréen

La vie du Coréen se jouerait sur un seul examen. Du coup la famille coréenne, pour utiliser au mieux sa capacité d’investissement, ne produit qu’un héritier, qu’elle soumet aux travaux forcés.

D’où un déficit démographique qui pourrait être fatal au pays. (The one-shot society)

Football chinois

Le football chinois serait une caricature de la corruption du pays. Non seulement les matchs sont truqués, mais on peut acheter sa place dans l’équipe nationale… (Little red card)

Ce qui m’a fait penser à notre Ancien régime, durant lequel les charges étaient à vendre.

La corruption serait-elle un usage culturel qui n’est plus adapté aux règles du jeu du moment ?

Années mémorables

Les souvenirs associés à la fin de l’adolescence seraient les plus vifs.

Exercice d’application : choisir celui que l'on pense le meilleur footballer, ou le meilleur groupe de rock.

Explication : âge de mémoire efficace et de formation de l’identité d’adulte (Pelé and Maradona Help Us Understand How Memory Works | Observations, Scientific American Blog Network).

vendredi 23 décembre 2011

La BCE biaise

Cela se confirme, la BCE annonce qu’elle suit la position allemande, mais elle la contourne. (The Subtle ECB - NYTimes.com)

Ce qui pourrait éviter une crise de la zone euro, sans faire perdre la face à Mme Merkel.

La rigoureuse Allemagne découvrirait-elle que, après tout, M.Draghi et son pays l’Italie ont des qualités qui lui manquent ?

Désarkozyfication ?

Instituts du langage, coachs en gentillesse (dont un client est Nathalie Kosciusko-Morizet !) et écoles de courtoisie se multiplieraient.

L’échange est devenu agression et incorrection. Le Français ne sait plus parler, écrire ou se tenir à table. L’exemple vient d’en haut, du dirigeant, et, surtout, de l’être suprême, le Président de la République (qui « manie l’insulte mieux que la langue de Molière »).

Voyant que cette attitude porte en elle une agressivité « dangereuse pour le collectif de travail », la France redécouvre les bienfaits de l’éducation.

Voici ce je lis dans Liaisons sociales de décembre 2011 (Emmanuelle Souffi, Et la politesse, bordel !).

Si Versailles m’était compté

Film de Sacha Guitry, 1954.

Que le château de Versailles a été d'une richesse extraordinaire, que la France a compté de gens célèbres, et qu’il y avait de comédiens fameux pour les jouer dans les années 50…

On oublie de plus en plus que notre pays a été une grande nation, et ce que cela signifiait.

D’ailleurs, faut-il la sorte de folie qui l’a jeté à la poursuite de grandeurs chimériques pour engendrer des génies ?

jeudi 22 décembre 2011

Test : êtes-vous un dictateur ?

Apparemment, le dictateur serait à la fois sadique, antisocial, paranoïaque, narcissique, schizoïde et schizotypique. (The Psychology of Dictatorship: Kim Jong-Il | The Thoughtful Animal, Scientific American Blog Network)

Il faut probablement toutes ces caractéristiques, à dose exceptionnelle, pour qu’un homme parvienne à terroriser une population, sans, lui-même, être paralysé par le danger qu’il court. 

Aéroports en grève

Les personnels de sécurité des aéroports font grève. (Aéroports : le gouvernement sommé d'agir - Economie - TF1 News)

Ils paralysent les aéroports, alors qu’ils sont une poignée (si je comprends bien, il suffit de 400 personnes pour les remplacer). Et ce à Noël et en ayant une visibilité mondiale. Est-ce bon pour notre image de république bananière ?

D’ailleurs, une grève aussi agressive est-elle judicieuse en période de crise ? Souvenir des usines d’armement en grève d’avant guerre, dont parle Marc Bloch dans L’étrange défaite ?

Et si, dans les deux cas, ce comportement apparemment irrationnel était une conséquence de la crise ?

Les psychologues disent que lorsque l'homme est paralysé par l'incertitude, il tend au ritualisme, à s’agripper à ce qu'il juge être le fondement de son identité : l’Allemagne s’accroche à la lettre de ses lois, le religieux devient fondamentaliste, les syndicats font grève, et le blogger écrit ? 

Parlez-vous vidéo ?

Suite et fin de ma série sur le rapport "Future Work Skills 2020". On le sait, le volume de données vidéo explose sur l'Internet, encore plus lorsqu'il est utilisé depuis un mobile (et même encore plus lorsqu'il est utilisé depuis un iPad).

L'étude affirme que le travailleur du futur devra être "fluent" en langage vidéo. Autrement dit, qu'il devra être capable de lire et appréhender la vidéo de la même manière qu'une présentation Powerpoint aujourd'hui.

Inversement, il devra aussi maîtriser la création et la présentation vidéo. Cela exige de lui la connaissance  des concepts et du langage vidéo : cadrage, profondeur de champ, etc. Mais aussi des techniques lui permettant de convaincre son "audience" et de vendre via ce langage.

Cela me donne la sensation d'une mutation comparable à celle qui a vu le passage du cinéma muet au parlant, avec son lot de laissés pour compte et de stars déchues. Et vous, vous sentez-vous prêts ?

Canaliser le déluge de données

Le rapport "Future Work Skills 2020" de l'Institute for the Future (cité dans un post précédent) relève un défi intéressant pour les travailleurs du futur que nous sommes tous : savoir gérer intelligemment les données à notre disposition sur les réseaux, dont le volume croît à une vitesse exponentielle.

Le phénomène du Big Data a déjà fait l'objet de nombreux commentaires, par exemple par McKinsey qui estime que les données deviennent un troisième facteur de production à côté du capital et du travail.

Le défi se situe également au niveau individuel. Nous étions déjà débordés par l'email ; nous le sommes encore d'avantage par Facebook et tout cela n'est qu'un début.

Quelles compétences et nouveaux comportements devons-nous développer pour ne pas se laisser noyer mais, au contraire, canaliser ce déluge et en tirer profit au moment de prendre des décisions ?

  1. Donner du sens / interpréter les données ("Computational Thinking") :
    • utiliser des outils de simulation pour assister la prise décision (cf. la mode des "business games" ou des "serious games")
    • développer nos compétences d'analyse statistique et de raisonnement quantitatif
  2. Prioriser et filtrer les données ("Cognitive Load Management") :
    • réduire le "bruit" et identifier les données les plus importantes en utilisant, par exemple, des "interfaces adaptables" qui simplifient les données en fonction de l'activité cérébrale détectée
    • utiliser les techniques de "filtrage social" : classer les flux de données, ajouter des tags et d'autres méta-données
L'étude rappelle tout de même qu'il faudra toujours tenir compte des limites technologiques :
    • tout modèle n'étant qu'une approximation de la réalité, la gestion des données devra toujours s'appuyer sur l'intuition et le sens des réalités (ouf !)
    • ne pas devenir prisonnier de systèmes automatisés pour les situations où les données font défaut
A priori, les littéraires et les créatifs ont donc encore un avenir...

Il giovedi

Film de Dino Risi, 1963.

Le film commence comme beaucoup de films italiens de l’époque. Apologie du bon à rien, charmeur et poète. Mais une journée avec son fils, à l’éducation germanique, va transformer sa vie. Et décoincer le gamin.

Solution à la crise européenne ?

mercredi 21 décembre 2011

Caricature nord-coréenne

Comme caricature de résistante au changement, la Corée du Nord fait très fort. La succession dynastique sans précédent dans un pays communiste révèle au monde ce que produit un conservatisme idéologique de fer.

Soixante ans après la fin de la guerre civile, le contraste avec son voisin du Sud est tout simplement sidérant, abyssal et scandaleux :
- une armée 2 fois plus nombreuse pour une population 2 fois moindre (1,2 million d'hommes - hors réserve estimée à 4,7 millions - pour 24 millions d'habitants)
- un espérance de vie (64 ans) de presque 15 ans inférieure
- un revenu par habitant de 1.118 dollars contre 29.835 dollars au Sud
- au moins 200.000 prisonniers dans les camps de travail
- 7% de la population en état de malnutrition aigüe et près de 40% des enfants présentant des retards de croissance biologique (source onusienne, 2005)
- à peine 2.000 kilomètres de routes "pavées" et moins de 300.000 véhicules en circulation (presque tous utilisés par l'armée)

Je m'arrête là.

Tout cela pour quoi ? Pour maintenir une idéologie et une nomenklatura, certes. Mais aussi pour permettre à la Chine de maintenir un glacis anti-occidental à ses frontières, en rendant impossible l'inévitable réunification coréenne. Un changement politique en Corée du Nord aurait sans doute des répercussions importantes pour la Chine. Et là s'arrête la caricature.

France Amérique : piège de la globalisation ?

La France et les USA semblent avoir suivi le même schéma, opposé à celui de l’Allemagne, dont la stratégie a été de développer son tissu économique.

Leurs entreprises se sont étendues à l’étranger par acquisition et ont attiré des capitaux étrangers pour ce faire.

Résultat : baisse considérable de leur part dans les exportations mondiales, déficit commercial, et pertes d’emplois.

Etats-Unis, Allemagne, France – Regard sur les stratégies de mondialisation des entreprises - Friedland, le blog de la CCIP

Ce qui semble aller dans le sens du billet précédent... (Et de constatations d'un de mes livres, tirées de missions dans l'industrie automobile.)

Branlants pays émergents

La Chine présente des signes extrêmement inquiétants, à savoir les symptômes d’une bulle immobilière en train d’éclater, voila ce que dit Paul Krugman (Will China Break? - NYTimes.com).

Quant à l’Inde elle serait vacillante. Son économie s’essoufflerait et son gouvernement serait incertain (India’s economy: Slip-sliding away | The Economist).

Où cela va-t-il nous mener ?

Tout le développement économique de ces dernières décennies n’a été qu’une sorte d’illusion, qui serait en train de se révéler ? 

Europe de dupes ?

La mauvaise manœuvre faite par l’Angleterre la semaine dernière lui fait découvrir les intérêts que l’Europe présente pour elle. Que veut l’Angleterre ? Une grande zone de libre échange, et la city, sans entraves. (A comedy of euros)

Est-ce la vision qu’ont les continentaux de l’Europe ? Est-il possible de construire un groupe, si ses membres ne partagent pas une même idée de l’intérêt général ? 

Peut-on avoir confiance en un investisseur ?

Un investisseur, un peu abattu, se pose la question suivante : comment se fait-il que ses participations croient des gens comme moi, et pas des personnes comme lui, alors que nous disons la même chose ?

À mon avis, c’est une question de confiance. Ses participations ne pensent pas que ses intérêts sont les leurs.

Depuis 20 ans je rencontre régulièrement ce problème : je fais passer des décisions qu’un dirigeant poussait depuis longtemps, en vain. Pourquoi ? Je soupçonne une culture de « lutte des classes » en France. D’ailleurs dirigeants et gouvernants cultivent le secret, et le coup de Jarnac, ce qui encourage la méfiance.

Et il en est de même des investisseurs : la plupart d’entre eux n’hésitent pas une minute à licencier une équipe dirigeante dont le comportement ne leur convient pas… Et l’investi le leur rend bien : il espère récupérer leur argent tout en  continuant à en faire à sa tête…

Comment un couple peut-il être durable s’il se livre à un jeu de dupes ?

mardi 20 décembre 2011

Europe, Allemagne, crise et raison

Dans la crise de l’euro, l’Allemagne semble tenir tête au monde. Face aux arguments des économistes internationaux, elle répond (La zone euro espère vaincre la défiance des marchés malgré ses divisions - Coulisses de Bruxelles) :

Le patron de la Bundesbank :
selon moi, il est incroyable de penser que l'on peut gagner la confiance de quelqu'un en enfreignant les règles
Le chancelier :
Je suis convaincue que si nous avons la patience et l'endurance nécessaires, si nous ne laissons pas les revers nous abattre, si nous avançons systématiquement vers une union budgétaire et de stabilité, si nous parvenons réellement à réaliser l'union économique et monétaire (...), l'Europe ne surmontera pas seulement cette crise, l'Europe sortira de cette crise plus forte qu'elle n'y est entrée.
Acte de foi ? Le pays de Kant a renoncé à l’usage de la raison ? La presse internationale ne fait pas l’effort d’enquête nécessaire pour comprendre le fond de la pensée allemande ? 

Eva Joly et les grèves

Eva Joly voudrait que les syndicats renoncent à la grève préventive. (Aéroports: Eva Joly veut obliger à négocier avant d'avoir recours à la grève - 20minutes.fr)

Cette pratique pourrit la vie du citoyen, qui est de moins en moins syndiqué, et a donné de nous l’image d’un peuple de bons à rien (les fameux européens du sud paresseux, que haïssent les marchés financiers).

Mais elle tient aussi à une caractéristique culturelle. Le patronat est partie prenante de cette coutume de rapport de forces. Pour faire évoluer les usages syndicaux dans le sens de l’intérêt général, il faut, donc, en même temps, trouver un moyen de modifier les us du patronat.

Compléments :

L'avantage compétitif de l'homme

Comme dans Matrix, les machines vont-elles nous remplacer ? Ce qui est un fantasme récurrent des films fantastiques transparaît de manière plus sérieuse dans une étude prospective commise par l'Institute for the Future, "Future Work Skills 2020". Les auteurs identifient les 10 compétences des travailleurs du futur à partir de 6 "drivers" de changement (mêlant des aspects démographiques, technologiques, organisationnels...).

Une question renversante : quel est l'avantage compétitif de l'homme ? Ça par exemple ! J'aurais eu tendance à remettre cette question à l'endroit mais les avancées dans la robotique ou encore dans l'informatique nous forcent à accepter cette formulation. Ce qui est rassurant, c'est que les auteurs trouvent à l'homme plusieurs avantages sur la machine :
  • capacité à faire preuve de sens / à saisir le sens, donc à générer des intuitions qui sont critiques pour la prise de décision
  • capacité à ressentir et évaluer des émotions et, par là, à créer des relations personnalisées
  • aptitude à vivre en groupe (héritage de milliers d'années de socialisation) et à collaborer dans des environnements variés
  • maîtrise des contextes culturels multiples grâce à l'identification de "points de connexion" (objectifs partagés, priorités, valeurs) qui transcendent les différences culturelles
  • capacité d'adaptation aux circonstances inattendues, aux situations
Ces différents avantages compétitifs me semblent intimement liés entre eux. Ils font écho aux notions d'intelligence émotionnelle, au "QI social", voire à l'ethnologie, à la sociologie et à la psychologie. Les machines sont limitées par l'obligation qu'elles ont de suivre des règles. L'homme, lui, peut saisir l'esprit des règles au-delà des aspects sémantiques ou autre logique flottante de l'intelligence artificielle.

Démocratie et crise

Paul Krugman se désespère, à longueur de blog, de ce qu'on ne le comprend pas.

Mais, n’est-ce pas normal ? Pourquoi devrions-nous comprendre un prix Nobel d’économie qui occupe sa vie à étudier un sujet compliqué. Pouvons-nous lui faire confiance, alors que  les économistes, de leur propre aveu, ont été de grands coupables de la crise actuelle ?

Les crises posent à l’individu des problèmes complexes qu’il n’est pas préparé à résoudre. La psychologie dit que, dans ce cas, il prend de mauvaises décisions. (Pire : dans les périodes prospères, la société semble avoir l’obsession de transformer l’homme en consommateur décervelé, en un légume.)

La démocratie ne peut-elle que transformer les crises en désastres ?

Faut-il en revenir au projet des Lumières et de la troisième République : « émanciper » l’esprit du citoyen pour qu’il puisse décider judicieusement ?

Je doute de cette solution. La capacité de traitement de l’information d’un homme n’est rien par rapport à celle de la société. Il me semble donc plutôt qu'il faut reconstruire un édifice social digne de confiance, dans lequel les économistes, par exemple, se comportent comme des scientifiques. 

lundi 19 décembre 2011

Le numérique pousse la presse dans ses retranchements

Je rebondis sur l'article de Christophe "Liquidation de la presse ?"
En tant qu'ancien journaliste, je reste sensible au sujet. La presse française est encore malade de la radicalisation des idéaux fondateurs de la Résistance, selon lesquels l'information n'est pas un produit comme les autres. Or, nous avons devant nos yeux le fait qu'il s'agit bien d'un produit et que ce terme n'est pas un gros mot. Non, le marketing n'est pas mauvais ! Non, faire de l'argent avec la presse n'est pas un renoncement ! Ou, pour faire plus court : non, la capitalisme n'est pas le diable !
L'éthique, l'honnêteté, l'exhaustivité et toutes les autres valeurs attachées à l'information des lecteurs sont autant d'attributs de ce produit. C'est-à-dire que les clients n'achèteraient pas l'information sans voir ces attributs (vous le feriez, vous ?).
La presse française est aussi victime de ses archaïsmes, notamment dans le domaine de l'impression et de la distribution. C'est l'un des derniers bastions des coopératives d'inspiration soviétique où le conservatisme et les intérêts particuliers l'ont emporté sur l'aptitude au changement et l'intérêt général - et c'est peu de le dire ! Ces derniers jours, le syndicat du livre a empêché manu militari la tenue d'un CE à l'Union de Reims, séquestrant le PDG (il s'appelle Hersant, mais est-ce une raison ?). Jolie démonstration de démocratie.
L'avenir de la presse consiste désormais - en partie - à vendre des applications, des abonnements et de la publicité (des produits) sur l'iPad et autres supports numériques (qui contournent ces archaïsmes dinosauriens). CQFD ?

Notre mal : manque de vision généreuse ?

Notre société cherche à tuer la cause de ses maux. Pour cela elle tente d’isoler une caractéristique d’une population, qu’elle puisse rattacher aux dits maux. Une fois qu’elle a des coupables, elle recourt à la violence en toute bonne conscience.

Ce qui n’amène nulle part. C’est la violence qui est le mal de la société. Il faut y mettre un terme. Et pour cela il faut, au contraire, rechercher chez l'homme ce qui est favorable à un projet visionnaire, pacifique, enthousiasmant pour tous.

Voilà ce que dit Armatya Sen (Violence and civil society, CAM n°64). Et il donne comme exemples l’Afrique du sud de Nelson Mandela et l’Europe d’après guerre. 

Causes du printemps arabe

Chaque peuple arabe aurait eu un thème de soulèvement spécifique. Égalité civique au Bahreïn, liberté de parole et d’association en Syrie, sécurité des personnes en Tunisie et en Égypte, niveau de vie au Yémen. Globalement la révolte n’aurait pas été spécialement une question de jeunes, de chômage et de revenus. Plutôt un mouvement de classes moyennes ?

En tout cas, il y a eu effet de contagion, chacun s’enhardissant avec les succès de l’autre.

Quant à l’issue du mouvement, elle semble être liée à la détermination des gouvernants en place. Ceux qui ont disparu avaient perdu le contact avec les réalités et la volonté de se battre.

Voilà ce que je comprends de The Arab Spring is not About Twitter, de Glen Rangwala, CAM, n°64.

En état de "flow"

James Slavet, associé du fonds de capital risque Greylock Partners, propose 5 indicateurs originaux de l'efficacité du management. Le premier, le "state flow percentage", me tape dans l'oeil : pendant quel pourcentage de notre temps au travail sommes-nous réellement concentrés sur un tâche ? A une époque où nous sommes en permanence distraits (pollués ?) par toutes sortes de sollicitations extérieures - au premiers chef desquelles on trouve l'email - cette mesure de l'efficacité au travail me semble vraiment pertinente !

Cette proposition s'appuie sur les travaux d'un professeur américain d'origine hongroise, Mihaly Csikszentmihalyi (n'essayez pas de prononcer, sauf si vous êtes hongrois). Ce spécialiste de psychologie positive a décrit le "flow" comme l'état mental dans le quel une personne est toute à sa tâche, concentrée sur - voire immergée dans - son travail, et avec le sentiment de réaliser celui-ci efficacement ou avec succès.

Pour tous ceux dont le travail demande de la concentration, peut-être faudrait-il aménager les open spaces ou réduire les réunions (demies journées ou journée entière sans réunion ?). James Slavet propose même des post-its "Laissez-moi, je bosse" pour décourager les empêcheurs de travailler concentré.

Cela risque de ne pas suffire. Je proposerais aussi : éteignez non seulement la notification d'emails mais carrément votre messagerie et ne l'utilisez que dans un créneau horaire défini. Arrêtez Skype ou MSN. Etc. Edictez des règles entre vous pour ne pas déranger ceux qui ont besoin de concentration. Pour ma part, c'est décidé : je vais me fabriquer un petit panneau "Lâchez-moi la grappe, je suis en état de flow !"

M. Butterfly

Film de David Cronenberg, 1993.

Un diplomate français se trompe, pendant 20 ans, sur le sexe de sa compagne chinoise.

L’homme a une capacité exceptionnelle à se bercer d’illusions ? D’ailleurs, l’acteur qui joue l’amante ne ressemble pas à une femme, et encore moins à une Chinoise ?

En tout cas, l’univers de David Cronenberg n’est pas le mien.

Compléments :

dimanche 18 décembre 2011

Le banquier est un psychopathe

Le psychopathe est un homme qui n’a pas d’empathie. Il est indifférent au mal qu’il cause à autrui.

N’est-ce pas le cas des banquiers ? Être à l’origine d’une crise effrayante ne trouble par leur conscience.

En un sens, ce sont des psychopathes sociaux. Parce qu'ils sont isolés de la société, le regard de leur prochain ne pèse pas sur eux. Ils ne souffrent pas des erreurs qu’ils commettent.

La solution à la crise n’est peut-être pas de jeter le bankster en prison, avec les autres psychopathes, mais de le faire vivre en société.

Soldat Manning

Aux USA, on juge le soldat Manning, qui a transmis des informations diplomatiques à Wikileaks.

Ce qui est curieux dans cette histoire est que le personnage de Manning est le héros type d’Hollywood. C’est le « whistleblower », celui qui se bat, seul contre tous, pour faire triompher la vérité.

Alors, procès de l’armée américaine et de son incapacité à s’accommoder des valeurs de sa nation, sinon par l'hypocrisie ?

Organisation spatiale de notre esprit

Pourquoi perdons-nous la mémoire lorsque nous franchissons une porte ? (Why Walking through a Doorway Makes You Forget: Scientific American)

Parce que notre cerveau, pour des raisons d’efficacité, doit se vider régulièrement pour dégager de la capacité pour de nouvelles tâches. Et qu’il a fini par associer son contenu avec le lieu dans lequel nous sommes. Si nous sortons d’une pièce, c’est probablement que ce que nous y faisions n’a plus d’importance.