mercredi 20 novembre 2013

De la corruption

The Economist dénonce régulièrement la corruption des pays dont il désespère (Inde, Chine, Russie, Brésil, France…). Est-ce un vice constitutif de ces sociétés ?

J’en suis arrivé à une curieuse hypothèse. En quelque sorte, c’est celle de l’Eglise Catholique et du protestantisme. Soit une société. Imaginons que, par exemple sous l’influence des valeurs occidentales, la tendance soit à l’individualisme. Deux types d’individualistes apparaissent. Ceux qui ne voient pas plus loin que leurs intérêts immédiats, et ceux qui pensent que la société est le meilleur promoteur de leurs intérêts. Initialement, les premiers ont le dessus. Car leur action n’est pas embarrassée par une pensée sophistiquée. (Les entrepreneurs et les grands conquérants sont avant tout des gens indestructibles, beaucoup d'énergie, faible QI.) Ce faisant, ils prennent les commandes de la société et de ses institutions (cf. l’Eglise). Et ils la font travailler pour eux. Autrement dit elle devient corrompue. La situation est insupportable. On est amené à dissoudre les institutions gangrenées. On en arrive à une société d’individus. Pour qu’elle parvienne à tenir, il faut alors, probablement, que le second type d’individualistes prenne le dessus. Mais c’est une autre histoire.