mardi 17 décembre 2013

La petite ceinture du 15ème

La voie de chemin de fer devient une promenade. La ville prend une nouvelle allure. On découvre que la nature s’y cachait. L’arbre, par exemple. Je ne le voyais pas lorsque je marchais dans la rue. Maintenant, il a droit à sa plaque explicative. Il devient quelque-chose de rare, de précieux, d’exotique, d’inattendu. Il est sorti de l’anonymat.

Ce kilomètre trois cents est bienvenu. Il n’y a pas beaucoup de promenades à Paris. Et j’ai l’impression qu’il y en a besoin. Pourquoi maintenant ? Qu’avons-nous de différent de nos prédécesseurs ? Restaient-ils plus volontiers chez eux ? Étaient-ils plus riches que nous et avaient-ils les moyens de partir en fin de semaine ? Les usages ont-ils changé ?...