dimanche 26 janvier 2014

La concurrence n'est plus à la mode ?

Renversement de tendance ? La concurrence ne serait-elle plus à la mode ? Toujours est-il que dans le moteur d’avion, le coût de la RetD conduit à des collaborations étroites entre motoristes, et avec leurs donneurs d’ordres. Quant à l’acacia, il s’allie avec la fourmi, qui lui sert de système immunitaire, grâce à une alliance qu’elle a elle-même conclue avec des bactéries qui sécrètent des antibiotiques. On essaie de lutter contre les crises. Elles viennent de dettes déconnectées de la réalité. « (seulement) 15% des prêts bancaires anglais sont utilisés pour des investissements en capital ». Deux pistes. Réorienter les capitaux qui s’égarent ;  augmenter la résilience du système. Par ailleurs, la crise que nous avons subie tempère l’envie de prendre des risques. D’où une chute marquée de la création d’entreprises et de l’investissement aux USA.

Si c’est une inversion de tendance, elle n’en est qu’à son début. Ailleurs, ça va toujours mal. L’Internet des choses nous menace d’Armageddon. En effet, les dites choses sont équipées d’ordinateurs et de logiciels bas de gamme plus facilement piratables qu’un PC. En en prenant le contrôle on peut aisément déclencher une catastrophe mondiale. Faute d’un minimum d’union, la politique énergétique et environnementale européenne est un désastre. La tactique de M.Assad semble payer. Il a déclenché une guerre civile qui a convaincu l’Ouest qu’il est le seul homme à qui l’on peut parler. En Egypte, les agités des deux bords ont convaincu la population qu’elle avait besoin d’une dictature. La Méditerranée de l’est possède des gisements énergétiques équivalents à ceux d’Irak. Mais, faute d’entente entre ses pays, elle ne pourra pas les exploiter. Ce qui n'a pas empêché leurs politiciens de vendre la peau de l’ours. L’Ukraine est à feu et à sang, sans que l’on voie où cela mène. La Hongrie ressemble à l’Ukraine, dirigeant populiste et imprévisible, oligarques, financements de M.Poutine… mais, elle, est au cœur de l’UE. En Italie, les leaders opposés se réunissent pour imposer au pays une réforme de sa constitution. Mais leurs plans sont d’une complexité invraisemblable. Peut-être, me suis-je demandé, n’ont-ils pas vu la cause réelle du mal : leur comportement même ? La Thaïlande semble sur le point d’une scission. Mécontentements en Corée du Sud. Variante de la situation française ? Un gouvernement qui saurait si bien ce qui est bon pour son peuple, qu’il ne désire pas l’écouter ? L’économie espagnole irait un peu mieux. Mais une majorité de sa population est dans une situation lamentable. Heureusement que ses anciennes colonies d’Amérique latine ont amorti ses difficultés en achetant ses entreprises et en lui fournissant une terre d’émigration. Aux USA, les dépenses du NSA atteignent 75md$. M. Obama aurait décidé des réformer les apparences. La Chine s’attaque à la corruption des barons du parti. Très mauvaise affaire pour les marques de luxe. Mais la corruption n’est qu’une excuse, il s’agit surtout d’un règlement de comptes. En tout cas le pays se transforme. C’est le tertiaire qui tire désormais l’économie. Et c’est en Chine, où explose une nouvelle forme de consumérisme, qu’il faut chercher les tendances de demain : « La consommation mondiale va prendre un air chinois. Elle sera de plus en plus cosmopolite, tirée par le luxe et les ventes en ligne. » Le paradis de la truffe serait aux USA. En France elle a été tuée par la guerre et la pollution.

Changements et modèles économiques. Les fabricants de cigarettes essaient de réinventer leur modèle économique menacé par la toxicité de leur produit. C'est mal parti. L’Europe tente de trouver un moyen d’imposer les géants d’Internet. L’Etat américain les protège. Mais le mécontentement européen est grand. Un nouveau studio américain apparaît (Lionsgate). Durable ? Ou a-t-il surfé sur une vague ? L’église catholique utilise la canonisation comme arme de marketing et de politique.