vendredi 28 février 2014

A la découverte de la France

Depuis 5 ans, j’appartiens à un groupe d’entrepreneurs. Il m’est venu l’idée de les interroger sur leur métier. Curieux résultat. Mon enquête révèle que nous pensons le plus grand mal les uns des autres. Raison ?

Nous avons tous poursuivi dans notre domaine une sorte de perfection. Cette quête a la forme d’une évidence pour nous. Si bien qu’il ne nous viendrait pas à l’esprit de chercher à expliquer ce que nous faisons. De ce fait, ce dont nous sommes capables est quasiment incompréhensible pour les autres. Ils nous jugent donc sur quelques détails secondaires. C’est un peu comme si nous trouvions Einstein ridicule, parce qu’il a un comportement bizarre.

Je me demande s’il n’y a pas ici quelque-chose de profondément français. Contrairement à ce que l’on nous dit, le Français est perfectionniste. Il est à la recherche d’une sorte d’idéal. Il est poussé par le sens de quelque-chose qui ressemble à une vocation. De ce fait, il ne peut pas comprendre que l’on ne voit pas l’intérêt de son œuvre. C’est pourquoi il défend aussi mal ses intérêts. (A creuser.)