dimanche 16 février 2014

Argentine dysfonctionnelle et Europe nationaliste

Pourquoi l’Argentine, pays riche du début du siècle dernier, n’a-t-elle pas réalisé ses promesses ? Apparemment parce que son économie est tirée, périodiquement, par des exportations de matières premières. Et qu’elle n’est pas capable d’en profiter pour construire des institutions rationnelles. Peut-être parce que son peuple est un mélange détonnant de riches fermiers et de pauvres travailleurs, et que dans ces conditions il est plus facile de jouer de la subvention que de mener des réformes de fond. Aujourd’hui, elle est en crise. Mais patience, le gaz de schiste est au coin du bois.
Les Hollandais ont fait une étude qui leur montre qu’ils seraient plus riches en dehors de l’UE qu’à l’intérieur. (Mais, ils semblent estimer qu'ils perdraient les inconvénients mais par les avantages de l'UE.) Les Suisses se sont révoltés contre l’immigration européenne des « riches voisins qui font s’envoler le prix de l’immobilier et qui provoquent des embouteillages sur les autoroutes ». L’Angleterre est inondée, mais l’Anglais n’a pas perdu son flegme. Le gaz de schiste pourrait faire, à nouveau, des USA le plus gros producteur de pétrole mondial, et le régulateur des prix de l’énergie. Encore faudrait-il que l’interdiction d’exportation de pétrole, qui remonte aux années 70, soit levée. Les Républicains continuent leur mue. Ils ne sont plus systématiquement le parti du non. Mais ils demeurent toujours aussi perfides. Leurs affiches de campagne associent un numéro qui permet de leur faire une donation, avec la photo de leurs opposants… Inde. Depuis que M.Modi semble devoir gagner les élections, les puissances occidentales révisent leur opinion. Elles oublient qu'il leur a fait peur.

Le tourisme médical n’a finalement pas vu le jour. Au mieux il se fait au sein d’un même pays. L’Indonésie fabrique des morceaux d’Airbus. Mais elle n’aurait pas renoncé à son démon de construire une industrie aéronautique locale. Le constructeur automobile australien est au bord du trépas. Petit marché, coûts extraordinairement élevés et devise surévaluée… Le mouvement libertaire Internet, avec ses bitcoins et ses logiciels qui rendent indétectables les ordinateurs, a trouvé une première application : le trafic de drogue. Pour le moment, la maladresse de ses opérateurs leur est fatale. Les « activistes » montent à l’assaut des entreprises. C’est bon pour elles, ça les force à réfléchir. Comme en 2000, les biotechnologies font une bulle. (En 2000, elles attiraient les bénéfices tirés de la bulle Internet.) Les fondations semblent plus solides que la dernière fois. Mais quid du marché ? « Il n’est pas certain que les assurances et les gouvernements continuent de payer les prix élevés demandés par les entreprises de biotech. » Quant aux résultats de la recherche : « la RetD demeure une question de chance ». Le commerce électronique en Chine est comme ailleurs. Il est une question de taille et d’investissements massifs dans des actifs traditionnels, et d’années de pertes à la recherche du monopole. (En outre, en se protégeant de la concurrence de l’extérieur, mais pas de ses capitaux.) L’Anglais se répand dans les entreprises. Ce serait si bien que tout le monde parle la même langue ! (Mais ce type de changement peut-il se faire par décret ?)

La Cour constitutionnelle allemande a envoyé un coup de semonce à la politique monétaire européenne. Ailleurs, il serait bien qu’il y ait une coordination internationale de façon à protéger les nations des conséquences (dévastatrices) des politiques monétaires des grands pays. Sans espoir. Les banques d’investissement européennes sont plombées par la législation. Elles doivent faire des économies radicales. Seule leur politique salariale est à la hausse. Les cartes de crédit américaines devraient passer au système de puce que l’on trouve ailleurs. Le montant des fraudes est devenu trop élevé (5md$). En Amérique, les chômeurs de longue durée cessent de chercher un emploi. Ils sont devenus inemployables.

Le préservatif fait l’objet d’un gros effort de recherche et développement. Il demeure un article pour pays riches. On espère construire des immeubles grâce aux propriétés d’émergence des systèmes complexes.