vendredi 21 février 2014

Egalité des sexes et direction d'entreprise

Il y a deux ans, j'ai publié un article dans lequel je constatais que les caractéristiques que l'on attribue à la femme correspondaient exactement à celles de "l'animateur du changement". Ce résultat me semblait ne pouvoir subir aucune contestation, car il repose sur des résultats bien établis. Mais il m'a valu de initiés inattendues. Notamment chez quelques journalistes de gauche, et que je n'attendais donc pas sur ce terrain.

La femme devrait-elle éliminer l'homme de l'entreprise ? Les études sur l'efficacité des groupes ne sont pas loin de le conclure, me disait-on il y a une semaine... En y réfléchissant, je pense que les qualités de la femme sont aussi leurs défauts. Et ces défauts peuvent poser de gros problèmes à l'entreprise, parce que, jusqu'ici personne ne les avait. Et que je ne suis pas sûr qu'ils ne soient pas incompatibles avec certains traits que l'entreprise tient, peut-être, de siècles de domination masculine. Voici deux observations, qui n'ont rien de scientifique.
  • Premier trait qui a fini par me marquer : la femme vous oublie vite, ne répond pas à vos mails... Est-elle plus poussée par son intérêt à court terme que l'homme ? Ou, au contraire, est-elle moins de le court terme, dans la relation immédiate ?...
  • Un second trait semble coller avec le fait que la femme tend à adopter des stratégies sociales, alors que l'homme est dans la confrontation. La femme dirigeante me semble tendre à éviter les problèmes. Lorsque quelque-chose ne lui va pas, elle s'esquive. Elle n'argumente pas de manière rationnelle. Elle cherche à atteindre ses objectifs, pas toujours conscients, par une sorte de "soft power". (On retrouve son attitude à la conduite du changement.)
Tout ceci, si c'est juste, est probablement plus acquis qu'inné. Il pose surtout une question. Quand on parle d'égalité des sexes a-t-on véritablement pris la mesure de ce que cela impliquait ? Veut-on vraiment que hommes et femmes aient exactement les mêmes caractéristiques ? Pourquoi ne pas jouer sur les forces des uns et des autres pour les amener à une forme d'égalité dans la différence ?