vendredi 7 février 2014

La France et le changement

Je demande à mes élèves ce qu’ils aimeraient voir changer à l’université. Riche débat. Beaucoup d’idées. Je leur propose de les mettre en œuvre. Je ne leur ai pas dit que je distingue des choses simples à faire. Et que je perçois des frustrations identiques aux leurs au sein du corps enseignant et de l’administration (pour ma part, je ne me plains de rien) : je soupçonne donc qu’il n’y aurait pas de résistance au changement. Et je suis prêt à donner une note exceptionnelle aux volontaires. Mais, il n'y en a pas.

Il y a probablement là quelque-chose de culturel. Nous, Français, nous protestons beaucoup, mais nous ne faisons rien. Chez nous la protestation vaut action ? Ou croyons-nous que pour agir il faut du pouvoir, or, nous n’en avons pas ? Et, quand nous en avons, comme notre président, nous réalisons que nous ne pouvons rien faire ? Parce que le vrai pouvoir est chez ceux qui ne croient pas en avoir ?