jeudi 6 février 2014

Réjouissons-nous, nous allons de l'abondance à la pénurie ?

Et si notre avenir devenait visible ? Depuis ses débuts, ce blog affirme que nous vivons un changement, mais qu'il ne sait pas où il va nous mener. Et si l'on commençait à y voir clair ?
  • Depuis mon enfance, j'ai l'impression de traverser une crise interminable. Or, je viens de comprendre que les entreprises, du moins les très grandes, ont très bien vécu ces dernières années. Pour elles, la crise, c'est maintenant ! Pourquoi ? Parce qu'elles ont écrasé leurs coûts grâce à la main d'oeuvre gratuite de l'Est, et surtout, à la pression qu'exerçait sa menace sur les salaires et les sous-traitants de l'Ouest ; mais pas leurs revenus : les salariés et les sous-traitants de l'Ouest ont été maintenus à flots par la dette et les subsides de l'Etat. 
  • Conséquence : des entreprises organisées pour l'exploitation de l'homme, de la société et de la nature, pas pour la création, l'innovation. Plus exactement : bureaucratie hyper informatisée pilotée par le haut, qui collecte le salaire de l'exploitation (appelé "création de valeur").
  • Aujourd'hui. C'est fini, c'est la pénurie. Déflation, dettes, crise, chômage, pollution, épuisement des ressources naturelles, renaissance des nationalismes, concurrence en hausse, et multinationales qui ne savent plus à quel saint se vouer.
  • Doivent-elles aborder un nouveau modèle ? Il me semble qu'il commence à émerger. C'est quelque-chose qui ressemble au modèle japonais dont on parlait tant dans les années 80. Écosystème, spécialisation, chasse au gaspillage, confiance, création, innovation...
Et si, paradoxalement, nous pouvions renouer avec la croissance ?