samedi 15 mars 2014

Attention, l'économie collaborative arrive ?

Hier on parlait "d'économie de la connaissance", maintenant, il s'agit "d'économie collaborative". De quoi s'agit-il ?

Pas tant de réseaux sociaux que de ce que 1) de plus en plus on loue, mais on n'achète pas, on met en commun ; 2) l'individu, qu'il soit auto-entrepreneur ou équipé de panneaux solaires, devient un producteur indépendant.

Cette recomposition pose plusieurs problèmes :
  • C'est une menace pour tout ce qui est gros : grandes entreprises, universités, administrations... Ce qui n'a pas que des avantages. En effet, si une attaque marginale fait s'effondrer une industrie (par exemple la production d'énergie), toute la société est atteinte. 
  • C'est une menace pour les lois. Un tel système ne peut plus être contrôlé par les dispositifs législatifs actuels. En particulier, comment s'assurer que l'on ne débouche pas sur une exploitation de l'homme par l'homme ? Quid des normes environnementales ? etc. 
  • C'est une menace pour l'économie. L'économie est une question de gain de productivité, donc d'organisation "rationnelle" de la production. Une économie d'électrons libres ne peut être organisée. Elle tend à jouer sur le rapport de force. C'est une économie de l'exploitation, de la déflation, pas du développement ou de la création. 
Cela produit d'intéressants cercles vicieux. Par exemple, la grande entreprise a tout intérêt, à court terme, à scier la branche sur laquelle elle est assise, en favorisant, indirectement, l'émergence de cette économie qui lui permet initialement une réduction de coûts. Tout cela correspond probablement à une tendance sociale, actuellement forte. L'individualisme (égoïste).

Que faire dans ces circonstances ? Accepter les règles du jeu. Celles de l'économie collaborative ? le réseau, l'entraide, la confiance. L'inverse de l'individualisme.