mardi 18 mars 2014

Carrefour va-t-il faire le printemps ?

La façon dont les entreprises sont gérées va-t-elle changer ? Georges Plassat, dirigeant de Carrefour, est-il l'annonciateur du printemps ?

Hier Carrefour était une entreprise hypercentralisée, qui dépensait un milliard en publicité et qui ne parlait qu'aux analystes financiers. Depuis son arrivée, le pouvoir est donné aux "chefs de rayons". Ils connaissent le marché est ses besoins. Et les frais généraux sont réduits massivement, ainsi que l'empilage hiérarchique. L'entreprise semble être revenue dans la réalité du marché et de la concurrence. Et ses comptes paraissent bien s'en porter.

Fin de l'époque gestionnaire ? Du "modèle du marché" ? Du dirigeant "créateur de valeur" qui apporte à des arriérés la parole divine de l'économie mondialisée, les dernières techniques de consultants en stratégie surpayés, les innovations financières de Goldman Sachs... ? Retour dans la réalité, besoin du marché, compétence des sans-grades, vision du dirigeant homme de métier ?...

(Le cas est d'autant plus intéressant que Carrefour avait été investi par B.Arnault en activiste pensant y faire un hold up, et que, donc, ou y avait tenté tout ce qui était à la mode ces dernières années. Si l'activiste a appris de ses erreurs, c'est tout à son honneur. Une raison de plus d'espérer ?)