dimanche 20 avril 2014

Changements en Chine

Changement en Chine. Elle adopte le modèle occidental en accéléré. Transformation à haut risque. Le problème du moment vient des villes. Bientôt 1md d’habitants. Un tiers des villes est constitué de migrants paysans. Ils sont considérés comme des étrangers. Ils vivent dans des conditions difficiles. The Economist aimerait qu’ils deviennent citoyens afin qu’ils aient accès à la sécurité sociale. Ainsi ils cesseraient d’économiser. Et ils dépenseraient. Ce qui serait bon pour l’économie. Mais cela rencontre beaucoup de résistances. Y compris venant d’eux. Puisqu’ainsi ils perdraient le droit à une terre sur leur lieu natal. A la campagne les élus locaux exproprient les paysans pour les entasser dans des immeubles. Créer des villes serait bon pour la croissance. A cela s’ajoute une classe moyenne puissante, qui craint le déclassement, la concurrence, et des riches qui cherchent surtout à quitter le pays… Mais, il y a des heureux : "fonctionnaires, qui travaillent pour le gouvernement ou le parti communiste". 

Les Chinois visitent le monde. On se bat pour les attirer. Pour ce faire, il faut qu’ils obtiennent facilement des visas. Leur réserver un traitement spécial. Flatter leur fibre romantique. Et faire savoir que l’on existe en touchant leurs réseaux sociaux.

Ukraine (suite). La Russie voudrait en faire un chaos, mais pas un Afghanistan. L’Ouest cherche à causer des dommages économiques à la Russie. L’incertitude pourrait être suffisante pour inquiéter banques et entreprises occidentales, dont le pays dépend fortement. Pourquoi les partis d’extrême droite européens aiment-ils Poutine ? « affirmation musclée de l’intérêt national, insistance sur la tradition chrétienne, son opposition à l’homosexualité et sa façon d’avoir mis les secteurs économiques vitaux sous le contrôle de l’Etat. » Leur pression pourrait amener les gouvernements européens à être accommodants avec la Russie.

L’Algérie élit un président invisible. Le groupe qui contrôle le pays n’a pas pu se mettre d’accord sur un autre nom. Et le peuple préfère encore cette solution aux troubles qu’il a connus.

Aux USA, il y a de plus en plus de femmes au foyer. Et, à conditions équivalentes, elles gagnent quasiment autant que les hommes. Ce qui ne fait pas les affaires de M.Obama, qui veut acquérir cet électorat à sa cause, en disant qu’il subi une discrimination. L’Américain verrait très mal l’adultère (mais pourrait le commettre, pour peu qu’il soit sans risques). Le Japon renoncerait à ses penchants nationalistes. En Afghanistan l’ennemi des Américains ne serait pas les Talibans, mais les Pakistanais, qui tirent les ficelles des précédents. Mais on ne peut pas se fâcher avec le Pakistan.

Le monde consomme de plus en plus de charbon. C’est polluant, ça crée de l’effet de serre, ça tue, et c’est même radioactif, mais ce n’est pas cher. Les agences de crédit ne se sont jamais mieux portées (marges de l’ordre de 50%). Les dernières bulles spéculatives (biotech, médias sociaux, Tesla…) se dégonfleraient un peu. Mais les fonds d’investissement ont levé énormément d’argent. Ils ne peuvent qu’en créer une nouvelle. Les grands du capital risque font de moins en moins de LBO. Ils prêtent aux entreprises et aux grands projets d’infrastructure. L’Espagne n’a pas réussi à créer de marque. Si bien que ses olives font de l’huile italienne, et que son vin devient français. Entre autres.

Le riche travaille plus que le pauvre. Parce qu’un travail du riche est amusant. Et que plus on gagne, plus on a à perdre à prendre des vacances. Mais aussi que les loisirs sont assimilés à la paresse. The Economist croit en Carlos Tavares.

On met au point la fusée qui retombe sur ses pieds. Objectif : Mars. Les fougères doivent leur survie à un gène qui leur permet d’utiliser les longueurs d’onde qui arrivent à l’ombre.