lundi 21 avril 2014

Vivons-nous une lutte des classes ?

Affrontement entre peuple et héritiers ? 99% contre 1 % ? N'est-ce pas ce que dit Thomas Piketty ? Ou une façon d'interpréter le billet que je lui consacre ?

Pas sûr. Nous sommes dans une période d'incertitude. Défendre ce que l'on a va de soi. Exemple ? Nouveau collègue. Allez-vous l'aider ? En ces périodes de licenciement massif, n'est-ce pas dangereux ? Et si c'était un concurrent ? Et est-ce prudent de le faire ? Imaginez que votre aide se retourne contre votre intention, ne pourriez-vous pas avoir des ennuis ?

Celui qui est en place n'aide plus celui qui en a besoin. Ce dernier échoue donc, souvent. Or, celui qui est en place ne peut pas faire grand chose avec ses simples forces. Espérer que la chance, et sa discrétion, lui évitent d'être victime de la prochaine restructuration ? Sur-place, au mieux ? Car, nous avons tous besoin d'aide. Et l'aide se construit, en échange de l'aide que nous donnons.

Bref. L'incertitude crée la prudence, et la prudence favorise celui dont la position sociale est dominante. L'héritier. Il profite de la situation. Il fait ce qu'il peut pour l'entretenir. Mais il n'est pas certain qu'il soit à son origine. Si la confiance revient, il perd son avantage. Or, étrangement, les périodes d'incertitude peuvent susciter l'entraide.