vendredi 2 mai 2014

L'homme: égal ou différent ?

Il y a quelques temps j'écoutais une émission traitant de la culpabilité des Allemands ayant vécu la seconde guerre mondiale. Je me suis demandé ce qu'ils avaient de différent des autres êtres humains. Et j'ai pensé que notre modélisation du monde en "bien" et "mal" avait un bug.

Il me semble que cette modélisation repose sur une hypothèse. L'homme est fondamentalement différent de ses congénères.
Or, il existe une hypothèse 2 : l'homme est fondamentalement identique.

Quelles sont les conséquences de ces deux hypothèses ?  Imaginons un crime.
  • Dans le cas 1 on condamne le criminel. Normal, c'est le porteur du mal. Rien ne change. Bonne conscience générale. Tout peut recommencer. Mais il y a pire. S'il y a beaucoup trop de criminels, comme lors des génocides, on est obligé de masquer un grand nombre de culpabilités. Ce qui crée des ressentiments. En particulier de ceux qui doivent cacher leur passé, sans pouvoir le renier. Puisqu'ils sont supposés être le mal.
  • Dans le cas 2, tous les hommes se sentent concernés. Ils doivent se réformer. Ce qui ne peut que les amener à comprendre que c'est l'organisation de la société, pas l'homme, qui est en cause. Il faut changer le système. Même s'ils y parviennent. Ils ne peuvent que se souvenir que l'espèce humaine est faillible. Ce qui favorise un comportement responsable.