vendredi 9 mai 2014

Résilience et fin des mythes

Ce qui est frappant lorsqu'on lit les ethnologues, c'est le rôle des mythes dans les sociétés. Le mythe est sans arrêt bricolé de façon à justifier par une loi éternelle les règles sociales présentes. On retrouve ce phénomène à notre époque. Par exemple lors de l'invention des nations au 19ème. Ou encore, pères fondateurs américains. Et multiples saints du panthéon de la gauche française : Simone de Beauvoir, Jeanne Moreau, Django Reinhardt, Derrida, Deleuze, Foucault et autres.

Mais je me demande si le fait d'en parler ne signifie pas la fin du phénomène. Et, peut-être, avant tout parce qu'il est devenu un système de manipulation de l'homme par l'homme. Un système qui nous interdit de penser. Afin de réaliser les intérêt des créateurs de mythes. On ne peut plus y croire. Et si l'avenir de l'humanité c'était la fin des dogmes ?

Ce qui est inquiétant, à bien y réfléchir. Car notre sort collectif se jouerait alors sur une décision improvisée. Une décision qui ne pourrait s'appuyer sur aucun précédent ? Disparition des mythes. Des traditions. Risque d'erreur fatale.

A moins que la société ne soit devenue "résiliente" ? A force d'accumulation de savoir, d'expérience, elle est capable de se relever d'une erreur, de réagir, de se transformer ?

(Il n'est pas impossible que les Grecs aient eu cette discussion, il y a 2500 ans...)