dimanche 1 juin 2014

L'Europe veut des hommes d'action ?

The Economist fait un bilan des résultats des européennes. Ce qui me frappe n’est pas tant la victoire des extrémismes que la défaite des partis d’opposition (Espagne, France, Angleterre, Danemark, Italie…). En particulier ceux qui, comme Cameron, ont pris ces élections au sérieux, et se sont battus, ont obtenu un meilleur score que prévu. Renzi est l’exemple type. L’électeur semble avoir condamné la « politique normale », au sens de Hollande. Celle dans laquelle l’opposition attend que la majorité soit éjectée par l’opinion pour prendre sa place. L’électeur veut des gens qui agissent ? Ras le bol des penseurs ? Et l’UE ? The Economist lui prédit une pagaille belge. Une sorte d’inimitié consensuelle paralysante. Les perdants du scrutin ? Le fédéralisme, le libre échangisme, et les USA.

Le problème est le même partout ? Le penseur Obama définit sa doctrine de politique étrangère. Non intervention militaire dans les affaires du monde. En particulier, que les troupes américaines se dégagent d’Afghanistan avant la fin de son mandat prime toute autre considération. Cependant, il forme des rebelles syriens. Il demeure pragmatique. En Inde, le féodalisme du parti du congrès laisse la place à M.Modi l’homme d’action. Manager, qui prend les problèmes à bras le corps.

Thaïlande. L’armée prend le pouvoir pour remettre politique et économie en ordre. Malheureusement, elle est incapable de diriger un pays moderne… Philippines. Le compétent Aquino, transition entre un gouvernement de familles et une démocratie normale ? Mali. La France semble aux prises avec un gouvernement de fantoches, qui justifie sa présence en torpillant le processus de stabilisation du pays. Ce qui lui a explosé à la figure. (Qu’allions nous faire dans cette galère ?)

Economie asiatique : changement vital ? Elle est portée par des conglomérats monstrueux. Ils sont possédés par l’Etat ou par des familles. Ils ont eu la vie belle jusque-là. C’est fini. Tensions diplomatiques : la Chine fait peur à ses voisins ; les salaires croissent ; la population vieillit ; les taux d’intérêt vont augmenter ; les banques chinoises et indiennes accumulent des prêts douteux ; ces conglomérats sont peu innovants, en partie du fait de la culture hiérarchique de l’Asie, peu présents dans la nouvelle économie ; et ils vont devoir affronter la multinationale occidentale… Que faire ? Ne plus se limiter aux marchés asiatiques, s’ouvrir au capital privé, adopter la structure de la multinationale occidentale, leur dit The Economist. (Maintenant que vous avez mis le doigt dans l’engrenage du marché, vous devez adopter notre culture ?)

Le Club Med et les vacances tout compris sont à nouveau en vogue. Tendance mondiale et développement du marché asiatique. C’est aussi le cas du gaz liquéfié. Le monde se couvre de terminaux et de pipes. Il remplace des énergies plus polluantes.

Le monde vieillit. Les gouvernements veulent relancer la natalité. Pourtant, il suffirait d’améliorer l’éducation pour que le problème disparaisse. Cependant le pouvoir est dans le nombre. Au Japon, la question est critique. 43m en 2110 ? On en vient à des mesures désespérées : on envisage l’immigration… Le salaire minimum revient en force. Il s’agit d’éviter que le peuple ne se révolte contre le spectacle de l’enrichissement d’une minorité.

Sciences. L’évolution a renforcé le cerveau de l’homme au détriment de ses muscles.