samedi 12 juillet 2014

Bretigny et systémique

L'affaire de Bretigny (billet précédent) m'a fait penser à un film que je n'ai pas vu. Je ne suis pas sûr que mon histoire soit correcte, mais c'est l'esprit qui compte ! Un homme condamné à l'immobilité donne des lettres à ses amis. Chacun est un élément d'une chaîne qui fabrique et va lui administrer un poison. Mais personne n'est au courant. Ils vont le tuer, sans être responsables de sa mort. 

Je me demande si ce conte systémique n'est pas à l'image de notre société. Elle a été éclatée, si bien qu'il n'y a plus aucune responsabilité. Vraiment ?

Nous ne sommes pas forcés d'exécuter ce que nous dit la lettre. La législation sur les contrats est claire à ce sujet. Un point essentiel du contrat est "l'intention" de chacun de ceux qui le forment. N'en est-il pas de même dans la vie ? Notre responsabilité première n'est-elle pas de nous demander quelle est "l'intention" (éventuellement inconsciente), qui se cache derrière ce que l'on nous demande ?

L'exécutant est coupable de ne pas avoir voulu être responsable ?