samedi 4 octobre 2014

Le peuple, c’est le mal

Pour les Lumières, le peuple c’était le bien. Il fallait obéir à la volonté générale. Curieusement, c’est tout le contraire aujourd’hui. Non seulement le pouvoir politique ne semble pas se soucier de la dégradation des conditions de vie de la population, mais il paraît concevoir son devoir comme celui d’une sorte de maître d’une école de malfaisants décérébrés.

Explication possible ? Il y a division des tâches. Le peuple n’est pas formé pour formuler des plans d’action qui permettent de changer sa condition. C’est le rôle de « l’élite ». Or, celle-ci a refusé de faire son travail. Ce qui était logique puisque, après 68, la notion de société a disparu. Du coup, le peuple n’a plus de moyen d’exprimer son malaise, sinon de manière erronée. Ce dont se sert l’élite pour lui montrer qu’il est l’incarnation du mal.