jeudi 13 novembre 2014

Christian Kozar et le vol de la bécasse

Comment se fait-il que Christian Kozar ait réussi aussi facilement des changements aussi compliqués ? Au fond, voilà la question que cet homme-là me pose.


Sa réponse me semble être que ce qui bloque le changement est un « démon ». Le démon est enfoui dans l’inconscient collectif. De là, il dicte un comportement erroné à l’entreprise et au dirigeant. Plus exactement, ce démon ce sont des idées reçues héritées du passé. Elles sont désormais inadaptées et dangereuses. Le passé fait dérailler le présent ! Illustration :

Christian Kozar dit à celui qui veut mener un changement de rupture : n’attendez pas la fin du tunnel, il n’y a pas de tunnel ; la vérité vient d’en bas ; la bonne stratégie : une idée qui plaît immédiatement ; maîtrisez la technostructure ; expérimentez ; c’est à l’organisation de résoudre les problèmes organisationnels.

Cela vous paraît évident ? Eh bien c’est l’exact inverse de ce que nous faisons, et de ce que nous enseigne l’Education nationale ! (A tel point que je me demande si le rôle de l’Education nationale n’est pas de nous maintenir dans le rang, en nous donnant des réflexes tellement faux que toutes nos tentatives pour changer échouent !)

Donc, il faut « changer sa façon de penser ». Or c’est très difficile de modifier un cadre de référence inconscient. Mais peut-être pas pour Christian Kozar. N’a-t-il pas la curieuse capacité à ne pas faire ce que l’on attend de lui ? Et pourtant, cet ancien officier est toujours respectueux de l’esprit des lois. C’est cela « le vol de la bécasse ». La bécasse ne va jamais où on s’attend qu’elle aille. Pourtant elle atteint son but. Et, notamment, parce que le chasseur est incapable de la toucher !

(Quelques informations sur Christian Kozar : ici. Et un approfondissement de cette discussion : .)