mardi 2 décembre 2014

Les dessous de big data

Des amis m'ont lancé sur la piste de big data. Pourquoi en parle-t-on autant, et pourquoi y a-t-il aussi peu de résultats. Voici quelques impressions que je retire du début de mon enquête.

Il semble qu'une guerre de titans se livre entre les mastodontes de type Microsoft, Oracle et IBM et Google et son gang.

Le premier groupe est celui des grosses machines, de la technocratie, il a dominé la société d'hier. Il l'a saturée de "gros" matériels et logiciels, dont on se rend compte aujourd'hui qu'ils sont inadaptés à beaucoup d'usages. Ce qu'ils nous fourguent n'est même pas inutile. C'est nuisible. C'est l'équivalent de la "junk food". 

La seconde équipe reflète une idéologie à la Ayn Rand. Le riche est créateur de valeur, pas la société. Mais l'individu ne peut pas faire de miracle, seul il ne peut pas créer grand chose. Il est contraint d'exploiter les techniques du passé. Réseaux d'ordinateurs frustes, vieux algorithmes "démocratisés"... C'est un monde à la Branson où les avions explosent en vol. Un monde à la Mad Max, d'hommes dignes de ce nom, à qui l'évocation du principe de précaution cause des crises d'épilepsie. Pensez-donc, si l'on ne peut plus vendre d'avions qui explosent, mais où va-t-on !

Tous les deux s'affrontent sur le sujet de la smart city, une société où tout passerait par Internet. Les premiers pensent relancer leur croissance flageolante en casant des masses de capteurs, et du gros matériel. Les seconds veulent nous faire entrer dans leur monde virtuel.

L'entreprise "normale" est au milieu des deux, elle est, en partie, l'objet de la lutte qu'ils se livrent. Le premier groupe se demande comment l'alourdir un peu plus ; le second cherche à la transformer à son image, à en faire une "lean start up".

Le cave se rebiffe ?
Et si c'était l'heure de la revanche ? Et si après avoir donné sa chemise à Oracle et aux autres, puis à Google, l'entreprise jouait de leur rivalité pour reprendre des couleurs ?

En effet, grâce à Google, elle peut faire maigrir sérieusement son système d'information. Et, en même temps, IBM, Oracle et Microsoft. Quant à Mad Max, pourra-t-il longtemps vivre du passé ?

(L'avenir serait-il à une entreprise qui aurait retrouvé un "poids de forme" ? On en revient à Münchhausen, mais sous un angle inattendu.)
Mad max two the road warrior.jpg

"Mad max two the road warrior" by Derived from a digital capture (photo/scan) of the Film Poster/DVD Cover (creator of this digital version is irrelevant as the copyright in all equivalent images is still held by the same party). Copyright held by the film company or the artist. Claimed as fair use regardless.. Licensed under Fair use via Wikipedia.