vendredi 16 janvier 2015

Le Paradoxe de Foucault, ou un changement de notre temps

Ce blog s'interroge sur les causes profondes des changements de l'état de notre société, et surtout des changements à effectuer pour qu'elle souffre un peu moins. Mon dernier billet sur Hayek et Foucault m'a mis sur une piste. 

Le livre de Hayek, The road to serfdom, m'a beaucoup surpris. J'attendais un raisonnement impeccable et des équations. Hayek n'est-il pas prix Nobel ? J'ai trouvé un livre bourré d'erreurs de raisonnement insupportables. J'ai failli quinze fois jeter ce bouquin débile. Je comprends que Keynes, esprit supérieur, n'ait éprouvé que du mépris pour Hayek. Et puis j'y ai repensé. J'avais fait du hors sujet : le livre de Hayek est le cri de désespoir d'un homme qui sent sa liberté en danger. Tout le reste ne compte pas. 

Pour moi, il en est de même de Foucault. 

Le paradoxe de Foucault
Mais ce n'est pas le plus intéressant. Le plus intéressant est que ces deux personnes ont été des hommes d'appareil, des fonctionnaires. Paradoxe pour des libertaires ! Et c'est, peut-être, là le nœud du problème. Ils ont été pris entre leur amour du système, et la souffrance qu'il leur infligeait. Alors, ils ont voulu le faire changer. Sans se rendre compte des dégâts que cela pouvait entraîner dans nos vies. 

Et cela m'amène à l'idée suivante. Foucault et Hayek ont mal réagi à une cause réelle. Le nazisme qu'avait connu Hayek n'a peut-être pas été une exception. Partout, la société a cherché à dicter à l'homme son comportement, à le faire entrer dans des normes. "Mammy knows better" disent les Anglais, qui n'ont pas de De Gaulle. Le monde s'est révolté. Mais, il n'a pas attaqué la cause du mal. Car jamais nous n'avons été plus esclaves de la société. Regardez les USA : toutes les jeunes filles de la meilleure société se font refaire la poitrine ; tous les viocs de la meilleure société se font refaire une jeunesse. En France, nous nous droguons pour paraître normaux. Ce que Foucault et Hayek n'ont pas compris, c'est qu'il ne faut pas changer les règles sociales, il faut changer notre attitude aux règles. La liberté de l'homme, c'est penser par soi même. Et refuser que la société lui dicte ce qu'il doit être, quand cela n'a pas de conséquence sociale. (Se refaire la poitrine, ou faire Normale sup, par exemple.)