dimanche 8 février 2015

Comment profiter de la destruction créatrice ?

Depuis la nuit des temps on nous dit que notre avenir est écrit. C'est ce que pensent beaucoup de religions, mais aussi Hegel et Marx, ou encore Google. Pour ma part, il est ce que la société veut qu'il soit, et les voies de la société sont impénétrables. Qui survit et qui périt dans ce processus ?

La société bouge sans cesse.  Peut-être que cela n'a pas toujours été le cas. Mais actuellement c'est la règle. Ceux qui n'anticipent pas le mouvement crèvent. En particulier les immobiles. AREVA pourrait montrer ce qu'il ne faut pas faire. Une façon d'interpréter son histoire est d'y voir un exemple de "marketing myopia". Au lieu de se transformer avec le marché, AREVA a fait du sur place, et n'a pu lui proposer que ce qu'elle savait faire : de grosses centrales nucléaires. Il en serait de même si un constructeur automobile américain n'avait pas évolué depuis les années 60 : il voudrait nous vendre des "grandes américaines". 

Quelle est l'antithèse d'AREVA (ou du moins de mon hypothèse) ? Steve Jobs ? J'ai l'impression que, à la fois il a été l'architecte d'un écosystème de compétences, et qu'il a su lire les tendances de la société. Dans ces conditions, en apparente contradiction avec ce que je dis plus haut, il s'est trouvé en situation d'influencer le cours des choses. 

(Un point qui mériterait un examen. En dépit de sa fortune, Steve Jobs n'a jamais cessé d'appartenir au peuple. Grosse différence avec les hauts fonctionnaires qui dirigent AREVA ? Caractéristique de ceux qui savent comprendre la société ? Et même des grands leaders politiques qui ont transformé leur pays ? De Napoléon à Mao, en passant par Staline, ils sont souvent venus d'en bas.)