lundi 30 mars 2015

L'égalité contre l'injustice ?

Celui qui décide n'est pas celui qui subit. Source des maux de notre société. C'est une idée qui revient souvent dans Thinking in systems. Le lobby influence le politique, qui déclare la guerre, le général ordonne, le soldat meurt. D'où tentation ? "Volonté de puissance" de mon précédent billet ? Volonté de tirer les ficelles sans subir les conséquences de ses actes ? Mais aussi la perception de l'homme comme un sous-homme, dont la vie ne compte pas ? Ce qui permet de se mettre en règle avec sa conscience ?

L'opposé de ce principe ? "L'égalité de puissance", selon l'expression de Rousseau. Elle tend à produire une société solidaire. Le général fait tuer le soldat, mais il en garde mauvaise conscience. Et les Grecs élisaient leurs généraux. (Et la seule arme égalitaire est nucléaire : avec elle, il n'est pas question de jouer au surhomme ?)

Considérations propres à l'Occident et à l'individualisme ? D'autres sociétés me semblent ressembler à une ruche. Il y a division des tâches, chacun à son rôle. Il n'exploite pas les autres. Dans la nôtre, la spécialisation n'est pas héritée, mais acquise. L'homme est égal au sens où il participe à la gestion du "bien commun", cité, nation ou monde. Comme le dit Hayek, notre société a la particularité de se recomposer en permanence. (Cependant, la recomposition n'est pas instantanée comme chez Hayek.)