jeudi 26 mars 2015

Radio-France en grève

Il faut s'adapter. Grève. Il n'y a plus que de la musique chez Radio-France, entrecoupée d'annonces sinistres. Du coup, j'en suis venu à écouter France Info. La grève lui a fait du bien : on n'y papote plus. De ce fait, j'ai entendu ses informations parler de la grève. J'ai cru comprendre que le gouvernement conduisait le changement par la technique du pourrissement. Et, à ce jeu, il est très fort. C'est une tactique propre à l'administration et même à notre culture. Je me souviens d'un homme d'affaire américain qui m'en avait parlé, avec émotion.

En tout cas, cela semble montrer que les syndicats sont des tigres de papier. Je me demande si, à l'époque où on leur accordait un pouvoir, ils ne servaient pas en fait un intérêt politique quelconque. Cela dit peut-être aussi que la grève n'a rien de très populaire. On s'imagine que les salariés de Radio France ont un traitement de faveur. Et que ceux qui seront licenciés passeront des comptes de Radio France à un autre poste de dépense de l'Etat. (Les retraites ?) Le gouvernement n'aurait-il rien à gagner à se montrer faible avec Radio France ? Peut-être aussi la grève démontre-t-elle que Radio France pourrait alléger ses programmes, sans dommage pour son audience ? Et réduire son offre de radios ? 

(Par ailleurs, la grève serait-elle peu suivie ? "Lundi environ 7% des salariés ont cessé le travail, selon la direction" dit le site de France Info.
PS. Vendredi 27 mars France Info annonçait qu'il y avait 9% de grévistes. Peut-être y a-t-il quelque-chose que je ne comprends pas ? Grève tournante ? En tout cas, il en faut peu pour paralyser totalement Radio France. Et le procédé semble particulièrement peu démocratique. Cette grève respecte-t-elle l'esprit initial de la législation sur la grève ?)