samedi 8 août 2015

Capitalisme et changement

Mon billet concernant les lentilles de contact pose la question suivante : beaucoup d'inventions ne sont-elles pas inutiles ? Voire dangereuses ? Ne nous évitent-elles pas une adaptation que nous aurions été capables de réussir ? Et ce pour nous faire payer, au centuple (par une infection), notre faiblesse ? 

La raison d'être de la lentille est principalement esthétique. Et l'esthétique est imposée par la société. Or, quelle est la raison de ses choix ? Ne sommes-nous pas assez forts pour refuser un diktat infondé ? Pour accepter de porter des lunettes ? De suivre l'exemple du roi et des nobles d'ancien régime, qui affichaient leur mépris pour les conventions qu'ils n'avaient pas acceptées ? 

Et si un des moteurs du "capitalisme" (faute de terme plus exact) était de nous prendre par nos faiblesses ? De chercher à nous épargner des épreuves, des changements, qui constituent le parcours même de réalisation de l'être humain ? Et, en conséquence, s'il nous infantilisait ?

Plus curieux. Ce qui nous permet de passer les épreuves formatrices de la vie me semble essentiellement être l'aide de la société. La société semble donc à la fois l'exécuteur des basses œuvres du "capitalisme" et le remède à son action. Et si tout l'art du "capitalisme" était de manipuler la société pour qu'elle nous impose des normes que nous ne savons pas respecter sans ce que produisent nos entreprises ? (N'est-ce pas la fonction de la publicité de réaliser cette manipulation ?) Et s'il était temps de se demander quels intérêts la société doit servir ? Et de lui donner des principes "humanistes" ? Ce qui est le rôle de la politique.