lundi 10 août 2015

Le taxi est-il un entrepreneur ?

Reflux de la "révolution numérique" ? Ce qui fait la force d'Uber n'est pas tant une innovation technologique qu'une interprétation de la loi. En effet, il considère ses taxis comme des entrepreneurs. Ce qui lui évite de payer des charges sociales, mais aussi les frais de déplacement, et les pour-boire (?). Cela serait contesté. Uber ferait l'objet d'une "class action" par ses taxis.

L'action juridique en cours pose d'intéressantes questions. La première est : y a-t-il une "classe" : les conducteurs d'Uber ont-ils quelque-chose en commun ? Il me semble aussi qu'il faut se demander ce qu'est un entrepreneur. Ou, peut-être, pourquoi a-t-on voulu protéger certaines catégories d'humains ? Parce qu'elles avaient besoin de protection ?! L'entreprise que crée l'entrepreneur est une assurance sur la vie, et notamment sur la vieillesse, il n'en est pas de même d'un emploi ? D'ailleurs, aux USA, l'entreprise a promis des retraites à ses salariés pour attirer et conserver des personnels qualifiés... Uber prospérerait-il sur la précarité et le court terme ?

(On apprend qu'il y a 53 millions de travailleurs indépendants aux USA, un tiers de l'ensemble, et qu'Uber vaut 51md$.)