jeudi 22 octobre 2015

Changement : une question de définition ?

Augmenter les impôts en France, faire payer des impôts aux Grecs, parle-t-on du même type de changement ? Non. Paul Watzlawick dit que le premier est "d'ordre 1", et le second "d'ordre 2". 

Cela a une importance. Car nous ne voyons pas cette distinction. Quand nous pensons changement, nous pensons changement d'ordre 1. C'est travailler plus pour gagner plus. C'est appuyer sur le champignon pour aller de plus en plus vite. Donc, quand ça coince, on pense être en échec. Il faut nous changer. D'où peur. Or, pas du tout. Quand ça coince, c'est qu'il faut changer de vitesse. Il faut procéder différemment de ce que l'on faisait jusque-là. Pour le reste, on a ce qu'il faut pour réussir. 

Exemple type : l'embouteillage. Le problème ne vient pas des conducteurs, mais de la signalisation.