dimanche 10 janvier 2016

Apprenons à aimer nos hommes politiques

J'utilise les réformes gouvernementales de ces trois dernières décennies comme exemples de changement. (Un aperçu.) Qu'ai-je appris dans ce travail ?
  • Que la façon dont est mise en oeuvre une réforme est ridicule. On échoue pour cause de stupidité ! Quel contraste avec le complexe de supériorité de gouvernants qui se disent notre "élite" !
  • Mais que les intentions gouvernementales correspondent aux valeurs majoritairement partagées par le pays. C'est le plus surprenant. 
D'où un enseignement fondamental. Nous confondons comportement et intentions. Nous croyons qu'un comportement maladroit, ou ridicule, est révélateur du mal, et que le mal doit être détruit par le mal. Pour changer d'optique, il faut apprendre à trouver à l'autre des qualités. Exercice. 

La France a besoin de Process consultation 
Voudriez-vous être un homme politique ? Moi, pas. Etre un politique c'est ne pas avoir de vie privée, sinon coupable. C'est ne pas pouvoir penser. C'est être en permanence en état de survie. C'est une existence de bête traquée. Déjà, rien que pour cela, il mérite mon estime. Mais ses qualités ne s'arrêtent pas là. Sa force est d'être une girouette. Ce qui compte pour lui est d'être un homme que l'on voit. Pour cela il est prêt à tout. Il est hyper sensible aux humeurs de la nation et il ne tient à rien. Qu'une doctrine qui permet de faire notre bonheur émerge, il l'adoptera. Vous préférez un Hitler, droit dans ses bottes, vous ? 

De quoi notre homme politique a-t-il besoin ? De Process consultation. Ce qui le fait échouer c'est le "comment". Il ne sait pas comment mettre en oeuvre ses réformes. Ce ne sont pas les réformes elles-mêmes qui sont en cause. Ce dont il a besoin, c'est d'un coup de main. Mais attention à ne pas lui faire perdre la face, sans quoi il se crispera.