lundi 11 janvier 2016

Les grands changements : la massification de l'enseignement

L'euro, folie bureaucratique, disent les économistes anglo-saxons. Un autre fait du prince n'a pas suscité le même intérêt chez le scientifique. Peut-être parce que son origine est américaine ? Or, il a eu aussi des conséquences gigantesques. C'est la massification de l'enseignement supérieur. Les fameux 80% de bacheliers de M. Chevènement. 

L'idée vient probablement des Lumières. La raison pour tous, c'est la liberté ultime : celle de penser. Mais, outre que l'on ne sait pas trop bien manœuvrer la raison et qu'elle a produit des drames effroyables, cette décision, pas préparée, a bouleversé notre société. 

Bienvenus dans les nuages
Le chômage, pour commencer. L'éducation était associée à une certaine forme d'emploi. Or, désormais, il y a beaucoup plus d'appelés que d'élus. Pas assez de travail pour une offre surabondante d'intellectuels. Mais, la société a besoin de gens qui réalisent. D'où, faute de mieux, l'immigration. Idem, on ne s'était pas demandé comment on allait fournir la masse de formateurs nécessaires. On a bricolé, et la qualité de l'enseignement s'est effondrée. Un comble. Finalement, le monde a été affecté par les pathologies de l'intellectuel : on s'est mis à croire que la nature obéit aux sophismes. 

Mais ce qui ne tue pas renforce. Aucun changement n'est définitivement raté. Revenons à l'esprit de la réforme et éliminons ses conséquences imprévues, et tout ira mieux. Cultivons notre jardin.

(Prolongement d'un billet précédent : et si la massification de l'enseignement avait été une tentative de libération de l'homme, venue des Lumières ?)