mardi 23 février 2016

Clients, méfiez-vous des vendeurs

J'en suis arrivé à la conclusion que je ne pouvais pas me vendre. Je devais être acheté. Je crois que cela explique le succès de mes missions. Pourquoi ? 

Mon métier est de travailler avec un patron à la conception d’une stratégie et de sa mise en œuvre. J’interviens lorsqu’il y a (gros) risque. Mes missions sont, paradoxalement, courtes, et, évidemment, délicates. 

Me « vendre »  instaure une relation, avec mon client, qui est antinomique avec le concept même de changement. En effet, il croit que, parce que je lui demande de l’argent, je lui suis redevable, et que j'ai une obligation de résultat. Or, c'est son entreprise, et souvent sa carrière, qui sont en jeu. S'il n'a aucune anxiété de survie, s'il est passif, la mission est vouée à l'échec. 

 Pour ces raisons, je ne prospecte pas, et je ne travaille qu’avec des gens qui viennent me chercher.