jeudi 31 mars 2016

Le livre résiste au numérique

Le livre résisterait au numérique. Les liseuses seraient en recul. Et la librairie en expansion inattendue, au moins aux USA. Plus généralement, le disque vinyle connaîtrait un nouveau printemps, ainsi que le polaroid (grâce à lui plus de risque de trouver ses photos compromettantes sur Internet). J'entendais dire cela chez France Culture, mardi matin. 

J'ai observé ce phénomène, par exemple, pour les montres. Le quartz a semblé chasser la montre mécanique. Mais celle-ci n'a pas disparu. Elle est devenue un article de luxe. Il semblerait que le marketing de l'innovation fonctionne toujours de la même façon. Un lavage de cerveau publicitaire crée une prédiction autoréalisatrice d'inéluctabilité du changement. Finalement, une fois que la poussière est retombée, on constate qu'il n'y a que le pauvre qui ait changé. Le riche est maintenant seul propriétaire des vieilleries qu'il disait bonnes pour la casse. 

(Il en est d'ailleurs de même dans le monde des idées. Les révolutionnaires de 68 sont maintenant à l'Académie française.)