samedi 12 mars 2016

Le repos du guerrier

L'idée (moderne) de progrès, de course en avant, de croissance... nous vient des trente glorieuses. Or les circonstances d'après guerre furent exceptionnelles. Il fallait reconstruire le monde, et tirer parti d'une foule d'innovations issues de la guerre. Aujourd'hui, il n'y a ni l'un ni l'autre. Désespoir ?

Notre époque a une richesse dont elle n'a pas conscience. Elle n'a pas innové technologiquement, mais socialement. Nous avons fait beaucoup de choses bien. Et quelques ratés. (68 a probablement indiqué les failles du système.) Or ce que nous voulons, ce n'est pas de la croissance, c'est être heureux.

Comment l'exploiter ? Évitons les erreurs de nos politiques : nous ne retrouverons pas les conditions d'après guerre ; nous ne devons pas chercher de solutions à l'extérieur de la France. Elles ne sont pas adaptées à notre culture. Or, il y a dans notre histoire culturelle de quoi faire bien. Que signifie faire bien ? Justice à l'intérieur, et efficacité à l'extérieur.
  • Justice : traiter tous les individus comme des êtres humains, et n'en exclure aucun.
  • Efficacité : une société juste ne peut exister si elle est écrasée par les forces externes. Nous devons chercher dans notre culture ce qui permet de résoudre les problèmes mondiaux. En particulier : ceux du marché et des crises qu'il ne cesse de provoquer ; la globalisation ; les guerres et conflits qui font de l'humanité une poudrière.