mercredi 11 mai 2016

Doit on donner ce que l'on a de mieux ?

Jadis, une bonne éducation voulait que l'enfant donne ce qu'il avait de plus beau. Ayn Rand, le pape de l’égoïsme, a gardé un souvenir effroyable d'une telle expérience. J'ai rencontré quelqu'un qui en avait tiré un curieux enseignement : il donnait "avec des élastiques". Il offrait ce qu'il aimait, mais continuait à en profiter. Par exemple, il partageait avec vous son gâteau favori. 

Il se trouve que j'ai pas mal donné ces derniers temps. J'ai donné ce que les gens voulaient prendre. J'ai constaté que nous avions rarement les mêmes goûts. Mais même quand c'était le cas, l'idée m'est venue que j'aurais plus de plaisir à voir l'objet en question chez eux que chez moi. En s'éloignant, en devenant rare, il avait pris du prix.