lundi 16 mai 2016

Ivanhoë


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Ivanhoé tel qu'il a été écrit par Walter Scott (nouvelle traduction). Il est bien loin des versions abrégées pour adolescent, ou des films d'Hollywood. 

Curieusement, Sir Willfred d'Ivanhoé y est peu présent, il passe le roman au lit, blessé. Et que dire de sa belle ? Elle est blonde, on n'en saura pas plus. Les véritables héros sont Richard Cœur de Lion, force de la nature follement brave, qui vendrait son royaume pour un tournoi et, surtout, Rebecca, superbe Juive dotée d'une intelligence et de talents exceptionnels. C'est une femme moderne au milieu de primitifs attardés. On y rencontre aussi les clichés qui sont désormais usuels en Angleterre : l'Anglais, digne, honnête mais fruste, et le Franco-Normand, raffiné, séduisant mais perfide et inconséquent. Ainsi que le terrifiant catholicisme, représenté ici par le Templier.

Cela a des aspects de bande dessinée et de farce : les héros sont des surhommes. Mais cela a aussi du Quasimodo de Victor Hugo : le Moyen-âge y apparaît à la lumière de ce que l'on savait de lui à cette époque. Ce qui vaut de très longues scènes. Elles paraissent un peu ennuyeuses aujourd'hui, mais peut-être étaient-elles criantes de vérité et du meilleur effet alors. 

à redécouvrir. 

(Walter Scott, Ivanhoé, Folio, 2016.)