dimanche 3 juillet 2016

Rocard : plus grand mort que vivant

Depuis qu'il est mort, Michel Rocard fait l'unanimité. C'est peut-être pour cela qu'il n'a pas eu la carrière qu'il méritait : sa compétence était un danger universel. Conséquence paradoxale de l'ultra sélection : ce n'est pas le meilleur qui gagne, mais quelqu'un que l'on a cru inoffensif. (Hitler, par exemple.) 

Le plus curieux est que je n'ai jamais compris qui était Michel Rocard. Ce n'est que récemment que j'ai commencé à soupçonner qu'il était un des derniers héritiers du radicalisme, le mouvement de pensée qui est issu de la Révolution. 

(Au moins sera-t-il parti sur un succès :  il voulait le Brexit, et il l'a eu.)