mercredi 7 septembre 2016

Les recettes de François-Olivier

Quel est le « secret de fabrication » de François-Olivier Dommergues ? Voici quelques mots-clés, qui revenaient dans les propos d’un homme qui se dit « entrepreneur et financier ».
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  • Multiculturel. Il a constaté que la diversité était créatrice, et, au contraire, la pensée unique monoculturelle (une des ses premières expériences), stérile. Partout où il passe, il cherche à favoriser le mélange. C’est aussi un spécialiste de la « transformation culturelle ».
  • Finance. Son arme, pour faire passer le changement, c’est la finance. La « logique de création de valeur ». Il évalue minutieusement bénéfices et coûts, il crée des indicateurs clés. Argument imparable par les temps qui courent. Surtout, finance et savoir-faire en « transformation culturelle », c’est la combinaison gagnante pour réussir une fusion. Une de ses spécialités.
  • Talent. François-Olivier fait émerger les talents. Peut-être est-ce une résultante des points précédents ? Le talent rapporte beaucoup, pour pas cher, et il empêche une culture d’entreprise de se figer dans une pensée unique. (Peut-être aussi, mal employé, le talent peut-il se retourner contre l’entreprise ?)
  • Réaliser le potentiel. Le « fil rouge » de sa carrière a été de faire surgir l’organisation du néant. « Il n’y avait pas de prééxistantil fallait tout mettre en œuvre, tout imaginer, justifier ce à quoi je servais. L’entreprise n’était pas préparée, habituée ni à ma fonction, ni à moi. » Par exemple, dans une grande association, « j’ai professionnalisé et structuré tout l’ensemble, équipe, process, compliance, déménagement… des choses dont personne ne s’était soucié. »
  • « Prendre les problèmes à l’envers. » « On me disait « le groupe nous embête, nous fixe des contraintes (…) Parce qu’on ne pouvait rien y faire, je me suis demandé comment en tirer parti. » Partout où il passe, il fait des obstacles un propulseur du changement.
  • Numéro 2. S’il est innovateur, il n’est à son meilleur qu’en équipe. François-Olivier n’est jamais leader solitaire. « He leads from behind » comme disait B.Obama à un moment ? Ce qui est sûr est qu’il « met de l’huile dans les rouages ». Et ce, en partie parce que c’est un homme de « réseau » de « relationnel ». Il en fait profiter les causes qu’il sert. Elles sont : « l’intérêt financier du groupe » (qui exige, par exemple, des synergies) et « l’intérêt pour les gens » (les aider à s’épanouir dans le groupe en y trouvant des opportunités de développement).