mercredi 7 décembre 2016

Connaissance en conserve

Dans ma jeunesse, on disait que le service allait se substituer à l'industrie. Mais on n'en donnait aucune justification claire. Je me demande maintenant, si la raison n'en était pas "les limites à la croissance". Si l'on transforme le matériel en immatériel, alors, il n'y a plus de limite ! Aujourd'hui, on a beaucoup de service, mais plus de croissance. Pourtant, on dit que la connaissance croit en s'échangeant. A moins que, pour que l'immatériel se transmette à un volume compatible avec l'économie de marché, il faut qu'il soit inclus dans du matériel ? 

Le produit industriel contient déjà de la connaissance. Mais, peu. L'avenir serait-il à une enveloppe matérielle de plus en plus fine qui contiendrait de plus en plus de connaissance ? On pourrait mettre aussi la nature à contribution : la biomimétique dit qu'il y a une énorme quantité de connaissance dans le moindre être vivant. Et on pourrait inventer des objets qui créent de la connaissance par échange. C'est le principe de la société, certes. Mais on sait mal l'exploiter. 

Morale. Et si notre croissance s'était faite par destruction ? Et s'il nous restait à apprendre à utiliser le potentiel créateur de la nature ?