samedi 10 décembre 2016

Les microparticules de Mme Merkel

Depuis quelques temps, et depuis quelques années à cette période, je suis pris de quintes de toux, qui ne sont pas liées à un rhume. Et si c'était un coup des microparticules qui nous polluent depuis une semaine ? Et si ces microparticules venaient des centrales à charbon de Mme Merkel ? comme on l'entend depuis deux ans. 

La guerre des lobbys
Prev'air donne la carte ci-dessus. On voit, pour le 10, que la pollution est centrée sur l'Allemagne, mais aussi sur la Hongrie. Une enquête rapide sur Internet ne donne rien de concluant. Ou plutôt, une information très intéressante : on ne peut pas croire ce que l'on lit. Nous sommes soumis à de la désinformation. Il semblerait que deux lobbys s'affrontent. D'un côté, il y a ceux qui affirment que les particules viennent des voitures, de l'autre que la voiture n'est pas en cause, que c'est une question de centrales. 

Les arguments des uns et des autres ne sont pas très convaincants. Pour exonérer les centrales, on affirme que la pollution est essentiellement locale, et que les vents dominants ne viennent pas d'Allemagne. Certes, mais les pics de pollutions ne sont pas des questions de moyenne, mais d'exception. Et, oui, il semble bien que les centrales produisent beaucoup de microparticules. La carte ci-dessus est l'argument majeur des anti Allemands. Mais elle ne prouve rien non plus. Elle peut résulter de la situation climatique et des émissions locales. 

Et si tous ces gens comprenaient qu'il y a quelque chose de plus important que leur idéologie : la santé publique ? Et si l'on faisait, à nouveau, appel à une science désintéressée et non manipulée pour étudier la question ?  

(C'est ce type de comportement honteux qui fait dire à M.Trump que les travaux sur le réchauffement climatique ne prouvent rien. A force de vouloir défendre ce qu'il croit "bien", le scientifique a perdu toute légitimité, et a nui à sa cause.)

(Compléments.)